Suplamar Organisme humanitaire qui vise à promouvoir les droits des couches les plus vulnérables de la société

Les droits des femmes se construisent, se défendent et se protègent chaque jour.
13/07/2026

Les droits des femmes se construisent, se défendent et se protègent chaque jour.

Un moyen de protéger les êtres humains. Tous les êtres humains, sans distinction de sexe, de couleur de peau, d’origine ou de condition. C’est ainsi que j’ai toujours perçu le droit. C’est aussi pour cela que je l’ai choisi.

Dans cette quête de protection, le 11 juillet 2003, l’Union africaine adoptait le Protocole de Maputo, un texte qui consacrait une idée fondamentale : les femmes et les filles sont des sujets de droits, de choix, de voix et de dignité. Derrière les articles d’un instrument juridique, il y a des vies. Il y a des filles qui ont pu nourrir l’espoir de poursuivre leur scolarité, des femmes qui ont pu revendiquer une existence plus libre, affranchie des violences et des discriminations. Il y a des voix qui se sont élevées pour rappeler une évidence trop souvent oubliée : une femme est un être humain à part entière. Elle ne se possède pas, elle ne se négocie pas.

23 ans après, nous célébrons l’adoption de cet instrument qui a contribué à renforcer la protection des droits et de la dignité de millions de femmes et de filles. Mais l’histoire nous enseigne une chose : les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis. Ils peuvent être fragilisés, contestés, voire remis en cause lorsque la vigilance collective s’affaiblit, lorsque les contextes changent ou lorsque les sociétés traversent des périodes de profondes transformations. À travers le monde, des femmes ont vu leurs libertés les plus fondamentales reculer. Certaines ont même perdu le droit de chanter.

Les droits des femmes et des filles sont une conquête permanente, un héritage que chaque génération a la responsabilité de protéger afin que les libertés arrachées par les unes ne soient jamais perdues par les autres.

💡Les résultats se voient dans une élève qui ne manque plus l’école à cause de ses règles. Dans une adolescente qui gagne...
28/05/2026

💡Les résultats se voient dans une élève qui ne manque plus l’école à cause de ses règles. Dans une adolescente qui gagne en confiance. Dans une parole qui, peu à peu, n’a plus besoin d’être cachée.

✅C’est aussi pour cela que la Journée internationale de l’hygiène menstruelle existe : rappeler que l’hygiène menstruelle n’est pas un sujet secondaire, mais une condition de dignité, d’éducation et de vie quotidienne.

🗓️Depuis 2018, SUPLAMAR travaille au Burkina Faso pour que les règles ne soient plus une raison d’absence, de honte ou de silence. Pour que les filles puissent vivre leur scolarité sans interruption ni gêne.

🏫👩‍🏫Dans les écoles, dans les communautés, dans les formations, quelque chose a bougé.

✅Rien n’est terminé. Mais rien n’est plus tout à fait comme avant.

La Charte Féministe Africaine, 20 ans après : entre mémoire et avenir.À Accra, la présidente de SUPLAMAR a pris part au ...
20/05/2026

La Charte Féministe Africaine, 20 ans après : entre mémoire et avenir.

À Accra, la présidente de SUPLAMAR a pris part au Forum Féministe Africain organisé par l’African Women’s Development Fund (AWDF), dans le cadre des réflexions consacrées à l’avenir de la Charte Féministe Africaine, vingt ans après son adoption.

Cette rencontre a réuni des féministes africaines de différentes générations et trajectoires : pionnières, organisatrices communautaires, militantes engagées et voix émergentes, autour d’une réflexion commune sur les réalités actuelles du mouvement féministe africain.

Au-delà des échanges, ce forum a été un espace de transmission, de mémoire, de remise en question, mais aussi de projection vers l’avenir. Les discussions ont notamment porté sur les usages de la Charte, ses limites, ses héritages, ainsi que les défis contemporains des luttes féministes sur le continent.

À travers cette participation, SUPLAMAR a également mis en lumière certaines réalités propres au contexte sahélien, ainsi que les défis rencontrés par les femmes et les organisations engagées pour les droits des femmes dans cette région.

Les luttes féministes africaines continuent de se construire dans la transmission, la réflexion collective et les solidarités entre femmes du continent.

SUPLAMAR poursuit son engagement pour une santé menstruelle digne, accessible et surtout sans tabou 🩸
16/05/2026

SUPLAMAR poursuit son engagement pour une santé menstruelle digne, accessible et surtout sans tabou 🩸


Interview t**dive, mais sujet qui ne peut attendre : la santé menstruelle, on en parle simplement et sans tabou.

Le viol est une infraction grave, clairement définie par la loi burkinabè. Suplamar s’inscrit dans une démarche de sensi...
07/05/2026

Le viol est une infraction grave, clairement définie par la loi burkinabè. Suplamar s’inscrit dans une démarche de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles.

🔴 Que dit la loi burkinabè sur le viol ? À quel moment le viol devient-il aggravé ?

Ces derniers jours, j’ai suivi avec grand intérêt les comptes rendus de procès pour viol au Burkina Faso. Il en ressort une chose claire : la justice burkinabè est ferme face au viol. En tant que juriste burkinabè, c’est un mélange de fierté et de satisfaction.

J’ai aussi lu beaucoup de réactions de surprise. Certains découvrent que les peines sont lourdes. Pourquoi est-ce si surprenant ? Violer, c’est un type de meurtre où on laisse la victime agoniser le reste de sa vie. Sur ce point, je ne débat pas.

Bref, revenons au sujet. Que dit concrètement la loi ?

Au Burkina Faso, le viol est défini par le Code pénal (loi n°025-2018/AN). C’est tout acte de pénétration sexuelle imposé à une personne, par violence, contrainte, menace ou surprise.

Concrètement, il ne s’agit pas uniquement d’une pénétration dite “classique”. Toute forme de pénétration est concernée. L’élément central reste que l’acte doit avoir été imposé par violence, contrainte, menace ou surprise.

La peur, la pression, la contrainte morale ou certaines situations de vulnérabilité peuvent, selon les circonstances, permettre de caractériser ces éléments, notamment lorsque la personne est en état d’inconscience, d’ivresse ou sous l’emprise de substances altérant son discernement.

Il est également important de préciser qu’en droit burkinabè, la question du mineur obéit à une logique particulière. Le fait qu’un mineur ait “consenti” n’exclut pas l’existence d’une infraction. D’autres incriminations spécifiques peuvent alors entrer en jeu.

Quand parle-t-on de viol aggravé ?

Le viol est dit aggravé lorsqu’il est commis dans certaines circonstances :

* lorsque la victime est mineure ou particulièrement vulnérable
* lorsque l’auteur a autorité sur elle (parent, enseignant, supérieur…)
* lorsque l’infraction est commise par plusieurs personnes (viol collectif)
* lorsqu’une arme est utilisée ou brandie
* lorsqu’il y a des violences graves, une séquestration ou des actes de barbarie
* ou lorsque les conséquences sont particulièrement graves

La loi prévoit des peines de réclusion criminelle pour le viol. Lorsqu’il est aggravé, ces peines sont alourdies et peuvent aller jusqu’à 20 ans, 30 ans, voire la réclusion à perpétuité selon les circonstances prévues par la loi.

Ce qu’il faut retenir, c’est simple : le viol est clairement défini par la loi. Le viol aggravé, c’est ce même crime, commis dans des circonstances encore plus graves.

J’espère que ces explications permettront à plus d’un de mieux comprendre.

Yenoudié Rébéka Roxane Soukaïna LANKOANDÉ
Juriste, écrivaine

👮‍♀️👷🏾👮‍♂️👨‍🏫👩🏾‍🚀💼👨‍🏭👮👩🏾‍🏭👩🏾‍🔧👨🏾‍✈️👨‍⚖️👩🏽‍🔬👩🏾‍⚕️Bonne fête du travail à toutes et à tous !
01/05/2026

👮‍♀️👷🏾👮‍♂️👨‍🏫👩🏾‍🚀💼👨‍🏭👮👩🏾‍🏭👩🏾‍🔧👨🏾‍✈️👨‍⚖️👩🏽‍🔬👩🏾‍⚕️

Bonne fête du travail à toutes et à tous !

À SUPLAMAR, nous pensons un monde équitable et mettons tout en œuvre pour l’atteinte de cette équité.
14/04/2026

À SUPLAMAR, nous pensons un monde équitable et mettons tout en œuvre pour l’atteinte de cette équité.

11/04/2026

Ce qui me marque le plus dans ma dernière publication, dans laquelle je partage mon propre vécu, ce ne sont pas les commentaires d’hommes qui, même là, essaient encore de justifier.
Venant d’eux, ce n’est plus une surprise.

J’en profite tout de même pour adresser une chaleureuse pensée à ceux qui ont compris d’où vient réellement le problème, et qui n’hésitent pas à prendre position contre leurs pairs.

Passer son temps à dire « not all men » n’améliorera pas l’image du masculin.
En revanche, des actes concrets pour dénoncer et recadrer… oui, cela peut faire une réelle différence.

Bref.

Revenons à ce qui m’a marquée : LA SOLIDARITÉ ET LA DÉTERMINATION DES FEMMES.

Chacune a pris la parole.
Elles racontent, confirment, témoignent… se battent les unes aux côtés des autres.

Des femmes différentes, des âges différents, des contextes différents, des vies différentes… des continents différents, mais une même réalité.

Et au milieu de tout cela, une solidarité qui va à contre-courant du fameux : « les femmes ne sont pas solidaires entre elles ».

Retournez lire les commentaires.
Vous y trouverez des femmes qui font bloc, des femmes qui se serrent les coudes, des femmes qui se tiennent.

En les lisant, j’ai eu envie d’embrasser chacune d’elles… Quelle fierté !
Je suis profondément fière de faire partie des femmes d’aujourd’hui.

Et pourtant… malgré tout cela, quelqu’un a encore trouvé le moyen d’écrire :
« l’ennemi de la femme, c’est la femme ».

J’ai ri.

Parce que pendant que certains répètent cette phrase, la réalité, elle, est là.

Lorsque j’ai vécu ce moment effrayant dans la rue, ce ne sont pas des femmes qui étaient en face de moi.
La petite Divine n’a pas été violée et tuée par une femme.
Aux cascades, ce ne sont pas des femmes qui se ruaient sur cette dame.

Et dans les témoignages que vous lisez ici, et ailleurs…
il est question d’hommes qui agressent, qui violent, qui traquent, qui observent, qui filment.

Et pourtant, même là, certains trouvent encore le moyen de justifier.

Voilà le vrai contraste.

Pendant longtemps, on a voulu opposer les femmes entre elles. Leur faire croire qu’elles devaient se battre, se comparer, se mettre en compétition pour exister.

Mais aujourd’hui, quelque chose a changé.

Les femmes voient.
Les femmes comprennent.
Et surtout… elles se parlent.

La digue a cédé.

Non, les femmes ne se haïssent pas.

Et d’ailleurs, au pire, entre une potentielle rivale… et un homme qui viole ou qui tue, la réalité des faits montre où se situe le véritable danger.

Excellent week-end.

Yenoudié Rébéka Roxane Soukaïna LANKOANDÉ

07/04/2026

La semaine dernière, je suis tombée sur une vidéo montrant l’agre.ssion se.xuelle d’une femme aux cascades de Banfora. On la voit se débattre, au milieu d’une foule d’hommes qui se ruent sur elle comme des enfants se jetant sur un gâteau. J’ai été profondément dégoûtée, et un certain nombre de commentaires sous la vidéo étaient tout aussi révoltants. J’ai lu entre autres :
« N’est-ce pas un choix ? »
« Que faisait-elle là ? »
« Elle ne se respecte pas… Sinon, voit-elle une autre femme dans l’eau ? Pourquoi est-elle la seule à être là ? »
(Je précise que je détiens les captures de tous ces commentaires.)

Cette vidéo m’a rappelé le v.iol suivi du meur.tre de la petite Divine, où les mêmes questions absurdes ont été posées : « Que faisait-elle dans cet immeuble ? » « Comment était-elle habillée ? Peut-être a-t-elle provoqué cet homme… » Oui, nous parlons ici d’une fillette de 11 ans.

Et puis, ça m’a rappelé un souvenir effrayant qui m’a enlevée l’envie de courir seule en plein air. Il y a de longues années, vêtue d’un survêtement gris, j’étais sortie au crépuscule pour un simple jogging, juste pour prendre l’air. Quelques mètres plus loin, au détour d’un couloir, je me suis retrouvée face à une bande d’adolescents (il devait y en avoir au moins dix et j’étais de loin plus vieille qu’eux).

Il se dégageait d’eux une malveillance que je ne saurais expliquer, mais je compris immédiatement que j’étais en danger. Je n’avais rien sur moi, pas même un téléphone. Juste mes baskets et mon survêtement. Instinctivement, je balayai l’environnement, mais il n’y avait qu’eux et moi. Je fis un pas en arrière, espérant les contourner mais ils foncèrent vers moi, murmurant entre eux, comme si quelque chose se décidait sans moi… je me demandais ce qu’ils me voulaient.

Soudain, j’entendis un vrombissement de moto, puis je vis une lumière… la lumière vive du phare d’une moto qui se posa sur moi. J’eus l’impression de voir un ange… « Que faites-vous ?! Dégagez !!! » La moto n’avait pas encore ralenti que le groupe s’éparpilla. Mes mains étaient moites et mes jambes faibles. « Grande sœur, vous allez bien ? » C’était Isma, un ami de mon petit frère. Il me raccompagna à la maison. Mon frère, rouge de colère, sortit avec ses amis. Les choses ne pouvaient pas en rester là… ils voulaient en découdre.

Depuis ce jour, peu importe où je me trouve, je ne m’aventure plus seule dans une rue.

Des années plus t**d, je suis ressortie. Une seule fois. Cette fois, accompagnée de mon boerboel aux crocs acérés.
Oui, les gens restaient à bonne distance de moi. Ce soir-là, j’ai pu sentir la peur dans les rues, mais celle-ci ne venait pas de moi. J’étais en sécurité, mais seulement parce que je tenais une laisse dans mes mains.

J’ai réalisé amèrement une chose : je n’étais plus dans la rue pour courir… J’étais là pour me défendre.
Et ça, ce n’est pas une vie.

Je n’irais même pas marcher seule au parc, car je me souviens de ces deux demoiselles qui y ont été abusées. Et avec le temps, j’ai compris que si le pire m’était arrivé ce fameux soir, j’aurais eu droit aux mêmes questions que toutes les autres : que faisait-elle là ? Pourquoi fait-elle du sport ? Pourquoi veut-elle prendre l’air ? Comment était son survêtement ?

Parce que oui, on trouve toujours un moyen de justifier les atrocités subies par les filles et les femmes. Mais la place publique appartient à tout le monde. Les cascades appartiennent à tous et sont ouvertes à tous. Les parcs, les rues, l’air lui-même… tout cela est aussi fait pour nous, femmes. Cette femme qui se fait agre.sser sur un site touristique a sa place dans l’eau. Elle a le droit de se baigner, car elle est citoyenne, humaine, au même titre que les hommes présents.

Si un homme peut entrer dans une eau pleine de femmes sans crainte et qu’une femme ne le peut pas, le problème n’est pas elle. Le problème est dans le rang des hommes. Nous le répéterons aussi fort et aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’au jour où nous pourrons nous mouvoir en toute liberté sans l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes. Le monde est aussi fait pour les femmes. Elles ont le droit d’en j***r pleinement, librement et sans peur.

Yenoudié Rébéka Roxane Soukaïna LANKOANDÉ


Joyeuses Pâques 🐣 🥳
05/04/2026

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