25/04/2025
🇹🇩 : Lisons ensemble l'analyse de notre compatriote Acyl Adoum Manany 👇
Je n’ai jamais cru un seul instant que le Tchad de Kaka ait réellement expulsé les forces françaises. C’était une mise en scène orchestrée par la France elle-même dans le but de contrôler le narratif. Ceux qui ne savent pas lire entre les lignes sont tombés dans le piège. En réalité, Paris a permis à sa marionnette tchadienne de se redorer en faux panafricaniste, pendant que l’argent issu des ressources du pays servait à acheter les consciences de pseudo intellectuels et de prétendus panafricanistes. La France a fait semblant de partir en plein jour, mais elle est revenue discrètement la nuit. Elle reste la puissance qui tire les ficelles au Tchad, avec pour symbole un “colonel” déguisé en ambassadeur. Aujourd’hui, c’est au tour des États-Unis de jouer leur propre partition impérialiste. Le général Michael Langley, commandant d’AFRICOM, en est la figure de proue. Il s’est rendu au Tchad les 9 et 10 janvier 2024, prétendument pour discuter de “coopération sécuritaire” avec les chefs militaires tchadiens. En réalité, il a rencontré les hautes autorités militaires tchadiennes pour discuter des intérêts stratégiques de l’impérialisme occidental, et plus précisément, des intérêts américains dans la sous-région. Quelques mois après cette rencontre, Langley s’est rendu en Côte d’Ivoire les 28 et 29 avril 2024, où il a coordonné la même stratégie avec les autorités ivoiriennes. L’objectif est clair : organiser une riposte contre les pays africains qui cherchent à s’émanciper du joug du néocolonialisme, en particulier les États membres de l’AES. Ces déplacements ne sont pas de simples visites diplomatiques, mais des actions concertées pour maintenir une influence étrangère sur le continent. Pendant ce temps, des troupes tchadiennes, ivoiriennes et hongroises participaient à l’exercice Flintlock 2025 un partenariat militaire douteux avec la Hongrie, un des pays les plus racistes d’Europe. Et on veut nous faire croire qu’il s’agit de renforcer la sécurité des Africains ? C’est le Tchad de Kaka et la Côte d’Ivoire de Ouattara qui sont aujourd’hui les véritables menaces pour l’Afrique libre. Ces régimes jouent le rôle de pivots dans une stratégie de recolonisation par procuration, où les soldats africains deviennent les gardes du corps des intérêts occidentaux. Le Burkina Faso et les pays de l’AES doivent rester vigilants. La déstabilisation peut être directe, mais elle est souvent plus perverse, dissimulée sous des mots comme “sécurité”, “coopération”, ou “partenariat stratégique”. Le Tchad et la Côte d’Ivoire ne sont pas des alliés : ils sont les avant-postes d’un système impérialiste déterminé à briser toute tentative de souveraineté réelle en Afrique.