02/03/2026
𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐘𝐚𝐨 : 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞
Pierre Yao est un fidèle auditeur des émissions radiophoniques diffusées par la radio Voix des Balé de Boromo en collaboration avec Radios Rurales Internationales. Il est aussi un producteur dans le village de Oroubonon situé à une quinzaine de kilomètres de Boromo. En plus des émissions, il a bénéficié d' une visite à Dédougou, chez Olivier Paré, un autre producteur expérimenté dans l’agroforesterie. De retour à Oroubonon, Pierre Yao est conforté dans son engagement à promouvoir l’agroforesterie que l’écoute des émissions lui avait déjà inculqué : “on m’a envoyé à Dédougou pour visiter le périmètre d’’un grand producteur, Monsieur Paré. De retour au village, j’ai commencé à planter quelques arbres comme les manguiers, les baobabs, le néré, l'acajou, etc. Cela ne m’empêche pas d’avoir de bonnes récoltes. Au contraire, RRI nous a appris que détruire les arbres, c’est détruire notre terre.” Raconte Monsieur Yao. Pour ses nouveaux champs, Pierre Yao a cessé d’abattre les grands arbres comme il le faisait auparavant. En plus, ce sont de nouveaux plants qu’il entretient aux côtés de ses cultures.
L’amour de Pierre Yao pour les arbres l’amène à détecter et protéger certaines espèces d’arbres qu’il estime être en voie de disparition dans sa localité. “Cet arbre que vous voyez a commencé à disparaître chez nous. C’est pour cela que je l’entretiens afin que nos enfants le découvrent également. C’est un arbre vertueux; nourrissant pour ses fruits mais aussi médicinal grâce à ses feuilles”. Confit Pierre Yao, la main sur les feuilles d’un arbre dont il ne finit pas d'égrener les bienfaits pour l’homme, la nature et les animaux.
Pour la saison hivernale 2025, Pierre Yao compte 20 pieds de baobabs et 30 pieds de néré planté. Des chiffres qui lui sont importants malgré le faible nombre apparent car, explique-t-il, ce sont des arbres que les gens ne plantent pas dans la localité à cause de pesanteurs culturelles réfractaires: “si ce n’est pas cette année, on ne plante pas des baobabs. Mais cette année, chaque membre de la famille en a planté et c’est un grand souvenir.” Entre présentation des centaines d’arbres qu’il a entretenus ou plantés, Pierre Yao est fier de montrer aussi les bonnes récoltes qu’il a produites de diverses spéculations sans nuire à l’environnement : mil, soja, arachide, coton…
𝘗𝑎𝘳 𝘈𝑚𝘪𝑑𝘰𝑢 𝐾𝘢𝑏𝘳𝑒́, 𝘊ℎ𝘢𝑟𝘨𝑒́ 𝑑𝘦𝑠 𝑚𝘦́𝑡𝘪𝑒𝘳𝑠 𝑟𝘢𝑑𝘪𝑜𝘱ℎ𝘰𝑛𝘪𝑞𝘶𝑒𝘴 𝘦𝑡 𝐼𝘥𝑟𝘪𝑠𝘴𝑎 𝐺𝘢𝑟𝘣𝑎, 𝘊𝑜𝘰𝑟𝘥𝑜𝘯𝑛𝘢𝑡𝘦𝑢𝘳 𝘥𝑢 𝑆𝘶𝑖𝘷𝑖 𝑒́𝘷𝑎𝘭𝑢𝘢𝑡𝘪𝑜𝘯, 𝑟𝘦𝑐𝘩𝑒𝘳𝑐𝘩𝑒 𝑒𝘵 𝘢𝑝𝘱𝑟𝘦𝑛𝘵𝑖𝘴𝑠𝘢𝑔𝘦 (𝑅𝘢𝑑𝘪𝑜𝘴 𝘙𝑢𝘳𝑎𝘭𝑒𝘴 𝘐𝑛𝘵𝑒𝘳𝑛𝘢𝑡𝘪𝑜𝘯𝑎𝘭𝑒𝘴)