10/04/2026
Message du dimanche 05 avril 2026
Orateur : Dr Joseph OUÉDRAOGO
Interprète : KOUANDA Ezékiel
Références : 1 Jean 3:14 ; Actes 26:17-18 ; Genèse 3:15 ; Hébreux 10:5 ; Galates 4:4 ; Proverbes 3:6 ; Apocalypse 12:10-11 ; Romains 8:1
La Pâque, en hébreu Pessah, signifie enjamber, surpasser, passer outre. En Égypte, Dieu a enjambé les enfants d’Israël pour ne pas les frapper de mort.
« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie… » (1 Jean 3:14).
Nous sommes passés de la mort à la vie, comme les enfants d’Israël. Nous qui sommes descendants d’Adam, nous n’avions pas un cœur restauré : nous étions morts, mais en Christ, nous sommes passés de la mort à la vie. En Christ, nous sommes dans la vie de Dieu, nous sommes vivants.
Nous sommes passés des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu, selon Actes 26:18. Par la foi en Jésus-Christ, nous recevons le pardon de nos péchés, mais aussi l’héritage des sanctifiés. Si nous sommes lavés par le sang du Christ, nous sommes justifiés et nous recevrons ensuite l’héritage que Dieu a réservé à ses fils au retour du Seigneur Jésus.
L’héritage des saints sera donné dans le royaume au retour du Seigneur ; nous devons donc œuvrer pour le recevoir. Il ne suffit pas seulement d’avoir le pardon de nos péchés, mais nous devons aussi recevoir notre part de l’héritage que Dieu donnera à ses élus. Tout commence par le voyage spirituel : la sortie de l’esclavage du péché vers le salut, des ténèbres vers la lumière, ce qui correspond à la Pâque.
Tout cela se fait par le sang du Christ. Une fois lavés, Dieu nous communique chaque jour la vie de son Esprit afin que nous demeurions en Lui. Le serpent, par son venin, a communiqué la mort, la décomposition, la maladie, la souffrance et la douleur, afin que l’homme retourne à la poussière. Il a introduit la peur, la fragilité et le doute dans l’homme. Mais Dieu a trouvé la solution : le sang de l’Agneau pour annuler le venin. Le sang de Christ agit en nous chaque jour pour laver et purifier notre conscience, nos pensées et nos paroles, et pour nous communiquer la vie afin que nous demeurions dans la vie du Royaume.
Sans la vie de l’Esprit, nous pouvons reculer face aux difficultés de la vie. Dieu a continué à accompagner les enfants d’Israël après leur sortie d’Égypte par sa présence : une nuée le jour et une colonne de feu la nuit. Cette présence permanente nourrissait leur cœur et renouvelait leurs pensées afin qu’ils demeurent vivants dans le Seigneur. Cette nuée représente aujourd’hui le Saint-Esprit qui nous accompagne chaque jour, nous empêchant de retourner en arrière et nous aidant à avancer dans la foi.
Notre Pâque est donc quotidienne et permanente : nous passons à chaque instant de la mort (le mal) à la vie (le bien). La Pâque représente donc la fin du venin du serpent (la Zuhama).
Tout ce que nous avons comme faiblesse dans nos vies, il nous suffit de le confesser, de déclarer notre foi en Christ et de croire dans notre cœur que Dieu a mis fin au venin du serpent dans notre vie. Rien ne peut amener la mort dans notre vie : nous sommes vivants pour toujours. Nous devons proclamer les vérités de la Parole de Dieu, car si ces vérités restent seulement dans nos pensées sans être proclamées, elles ne produisent pas d’effet. Notre langue a un pouvoir.
Par rapport à Genèse 3:15, nous définissons la Pâque comme l’écrasement de la tête du serpent, la neutralisation du venin par la résurrection du Seigneur, et la morsure du talon (sa crucifixion et sa mort). Il est mort sur la croix afin d’écraser la tête du serpent, et la résurrection est la preuve que la tête du serpent a été écrasée. Si le Seigneur n’était pas ressuscité, le venin serait resté actif dans son corps, et il serait demeuré dans le tombeau comme tous les hommes.
C’est à partir du troisième jour que le corps commence à se décomposer ; c’est pourquoi le Seigneur est ressuscité le troisième jour. Le venin n’a donc pas été efficace dans son corps, car le jour où l’on s’attendait à la décomposition, c’est ce même jour qu’il est sorti du tombeau. Il a neutralisé le venin et vaincu la mort, remportant ainsi la victoire sur le diable.
La mort du Seigneur est la stratégie de Dieu : utiliser la blessure du talon du Messie pour écraser la tête du serpent. Le venin n’a pas eu de pouvoir sur Lui, car il n’est pas resté dans la poussière.
« Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi » (Galates 4:4).
Le Seigneur avait une double nature : divine et humaine. Plusieurs se demandent si Jésus-Christ pouvait pécher. Oui, puisqu’il a été tenté, il pouvait tomber ; sinon, la tentation n’aurait aucun sens. Mais il n’est pas tombé à cause de sa nature pure : il a reçu un corps donné par Dieu, différent du nôtre dans sa formation, et il est venu pour faire la volonté du Père (Hébreux 10:5). Il a soumis sa volonté au Père.
La victoire de l’homme se trouve dans sa volonté. Le Saint-Esprit agit avec notre volonté pour accomplir ce qui plaît au Père. C’est pourquoi le roi David demandait à Dieu un esprit bien disposé. Le venin a pris fin, mais nous devons activer notre volonté pour ne plus tomber dans le mal. Nourrissons notre volonté et notre pensée par la Parole de Dieu, la prière et les choses saintes. Demandons à Dieu de faire sa volonté en nous et de nous relever lorsque nous tombons, afin de continuer à marcher avec Lui.
Dieu ne nous condamne plus. Si nous nous décourageons ou reculons face aux situations, nous renforçons le venin du serpent. Lorsque nous tombons, ne désespérons pas : demandons simplement au Seigneur la foi et la force intérieure pour continuer à marcher avec Lui. Montrons-lui notre volonté, et il nous donnera les moyens nécessaires.
Dans nos faiblesses, pensons à l’apôtre Paul, à qui Dieu a dit que sa puissance s’accomplit dans la faiblesse. Christ a vaincu le venin du serpent, et Dieu ne revient pas sur cette victoire. Même si nous nous sentons faibles, avançons avec la force que nous avons, car Dieu est avec nous. Prions, même dans la faiblesse, sans chercher à nous sentir justes, mais en présentant la justice de Christ. Venons au Seigneur tels que nous sommes, avec foi et vérité.
Dieu nous connaît déjà. Son amour est éternel et inconditionnel ; nos actes ne changent pas son amour pour nous. Laissons nos raisonnements, purifions-nous de nos péchés et avançons avec le Seigneur sans nous appuyer sur la logique humaine.
Ne laissons pas le venin du serpent, c’est-à-dire les accusations du diable, dominer sur nous. Le Seigneur a déclaré que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre nous. Les portes représentent des lieux de jugement et de décision. Dans Apocalypse, les puissances des ténèbres accusent les enfants de Dieu, mais elles sont vaincues par le sang de l’Agneau.
Le sang de Christ nous protège lorsque nous confessons nos péchés. Par ce sang, Dieu passe au-dessus (Pâque) de nos fautes sans nous condamner.
Le venin est vaincu. Ne vivons plus dans la peur, ni des choses présentes ni des choses à venir. Aucun pouvoir ne peut nous atteindre, car nous sommes marqués par le sang de l’Agneau. C’est la Pâque : Christ a vaincu le serpent et anéanti le venin dans son corps sans péché.
Ne laissons plus les effets du venin agir en nous par la peur, les critiques, le mensonge, la tromperie et les mauvais caractères. Cultivons des valeurs et vivons la réalité de Dieu par l’amour, la douceur et l’obéissance.
Que Dieu nous aide. Amen.