06/04/2024
Les aparides(FDR) nous ont déclaré la guerre et nous leurs ferons la guerre✊🏻
Ici,la réponse chirurgicale de notre héro Adama Siguiré au porte parole des Apatrides Inoussa Ouedraogo de la FDR,un groupe syndical créé en Côte d'Ivoire cont.re le brave peuple du Burkina, contre la révolution de notre chouchou Capitaine Ibrahim Traoré.
NB: le message a été supprimé par Face.book. mais nous jeunesse décidée et consciente avons décidé de partager le message au maximum possible. Copier et coller partout. 👇🏼👇🏼
MESSAGE SUPPRIMÉ DE ADAMA SIGUIRÉ
Cher ami et jeune frère Inoussa OUEDRAOGO: que voulez-vous au juste avec le FDR ?
Cher ami, cher jeune frère Inoussa OUEDRAOGO, j'ai attentivement écouté ton message ce soir. Hier soir, on m'en avait parlé. On me disait qu'un Front était né et tu en étais le porte parole. Ce soir, effectivement, je t'ai écouté avec beaucoup d'attention et je me donne le droit de te répondre. Tu es un frère à moi, un ami de longue date. Nous sommes liés par le sang et par les circonstances.Dire que je te connais, dire que je sais qui est le journaliste Inoussa OUEDRAOGO, ce n'est pas mentir. De même, tu pourrais dire la même chose sur moi à toute personne qui voudrait t'écouter. Tu connais Adama SIGUIRE. Tu te rappelles bien: tu étais étudiant en journalisme et communication et j'étais fonctionnaire et étudiants en lettres modernes. Nous avons habité dans la même maison dans le quartier zone une. Quand j'ai commencé ma carrière d'écrivain professionnel, tu fais partie des premiers journalistes qui m'a accompagné dans cette carrière. Et je te dois une grande reconnaissance.
Et Roch KABORE est arrivé au pouvoir en novembre 2015 après l'insurrection populaire. Ta proximité avec Shérif SY qui fut haut représentant de Roch KABORE et ministre de la défense ne souffre d'aucun doute. Tu étais un soutien du pouvoir MPP et tu communiquais, tout naturellement, pour ce pouvoir. Le pouvoir KABORE n'a pas eu mon admiration parce qu'il n'a jamais pu me convaincre de sa démarche politique et de sa stratégie de guerre contre le terro"risme. En dépit de nos divergences, tu étais un ami et un frère, et nous nous retrouvions souvent dans le quartier 1200 logements pour boire un verre et échanger sur la situation de la Nation. Quand j'ai transmis ma proposition de recrutement des VDP au ministre Shérif SY, je t'en ai parlé et tu as soutenu ma démarche. C'est toi même qui m'as montré où se trouvait le ministère de la défense. Je ne vais pas revenir sur tout cela.
Tu as pris tes distances avec moi quand j'ai affiché sans gêne mon soutien au pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORE. Et tu n'es pas le seul ami qui a choisi pour la rupture parce que j'ai osé soutenir un pouvoir militaire. Quelque temps après, je te trouvais assez amer sur les plateaux de télévision. J'avais du mal à te reconnaître. En toute honnêteté, je pensais que tu allais soutenir ce pouvoir car pour moi, c'est une occasion pour notre génération de marquer l'histoire aux côtés d'un président qui est de la même génération que nous. Je ne te savais pas fondamentalement attaché à la démoc"ratie et je ne savais pas que pour toi, la dém"ocratie est imprescriptible, linéaire, inaltérable. Elle est la condition ultime de la bonne gouver"nance. Je ne te savais pas si inflexible, si incapable de mesurer l'étendue de la réalité et du temps. Je pensais que tu étais un jeune homme de ton époque. Je pensais que tu avais de la hau"teur pour prendre la mesure de la marche de l'histoire avec sérénité et rationalité. Je t'ai vu briller au département de communication pendant que moi j'attendais des sessions de rattrapage pour valider mes années. Je pensais alors que tu étais maître d'une intelligence sociale, situationnelle et historique.
Cher ami et jeune frère Inoussa OUEDRAOGO, ce soir , j'ai attentivement écouté ta sortie, si sulfureuse, mais moins engagée, moins réaliste, moins intrinsèque. On t'a poussé de tous les côtés à lire une déclaration alors que tu n'es vraiment pas le soldat armé psychologiquement et prêt à supporter les trauma"tismes irréversibles de la gu"erre. Je te connais cher ami. Ce message est lu au forceps . Tu as décidé d'assumer une mission historique pour laquelle tu ne t'es pas formé.Pourras-tu supporter les conséquences de tout cela? Le monde est une jun"gle et le vouloir et le pouvoir n'ont jamais été des synonymes. Tu veux, cher ami, mais est-ce que tu pourras? Te connaissant, je n'ai jamais vu en toi une personnalité extrao"rdinaire. Je n'ai jamais vu en toi un courage inflexible à toute épreuve. Tu es un homme bon, mais tu n'es pas un homme courageux. Dans la colère, dans la volonté de ven"geance, tu as été inca"pable de mesurer froidement dans quelle vallée de l'histoire tu t'engages et on te pousse à t'engager. Et tu ne connais vraiment pas les hommes qui ont mis le bateau de ton aventure dans l'eau. S'ils t'ont assisté alors que tu navigues aux abords, tu pourrais les méconnaître quand tu crierais secours dans les profondeurs des eaux. Ceux qui nous créent les problèmes sont rarement là pour nous aider à les résoudre.C'est une loi de la nature. Je me permets de croire tu as posé un acte hautement historique sans avoir mesuré la portée historique de ton acte..
Cher ami OUEDRAOGO, je puis me permettre de te dire qu'on t'a poussé à porter une charge qui dépasse la largeur de tes épaules. Tu déclares ouvertement la gu"erre à tout un peuple, à toute une génération. Tu ne t'adresses pas au Capitaine Ibrahim TRAORE. Tu t'adresses à une génération qui a décidé de s'assumer et d'assumer son destin en cette période cruciale..Tu t'adresses à l'histoire qui s'écrit sous l'effet des passions et des exigences d'une génération et ton acte rentre dans l'histoire. Dans vingt années, on dira que c'est Inoussa OUEDRAOGO qui a été poussé par l'imp"érialisme et ses va"lets locaux à déclarer la gu"erre à la Nation qui était déjà en gu"erre. Et l'on se demandera combien tu as reçu pour le faire.Je ne t'ai pourtant jamais vu comme un homme cupide..
Je suis au regret de te le dire: ton âme a été faib"le et fra"gile en cette période douloureuse de notre Nation et des hommes et des femmes t'ont poussé à assumer la paternité d'une révolte ab"surde et contre-historique qui enta"chera toute ta vie. Vas-tu réussir cet assaut que tu as lancé contre la Nation? Je doute fort. Tu as mal calculé le moment et la période tout en ayant une lecture bornée de l'histoire..Et tout cela finit par me convaincre qu'être brillant à l'université et être inte"lligent dans la vie semblent relever de deux domaines fondamentalement différents. L'intelligence de la vie est plus éprou"vante et exigente. Je suis peiné de te voir emprunter le train de la déchéa"nce et de la contre-histoire qui te conduira sans doute dans le royaume de si je savais.
Tu ne vas pas me croire, mais je te rassure de toute ma fraternité et de toute ma sincérité. L'histoire s'écrit et tu as décidé de te placer au mauvais endroit, cher frère et ami Inoussa OUEDRAOGO. Que c'est triste et regrettable.
Bien à toi.
Fraternellement.
Ton frère et ami Adama SIGUIRE.