03/05/2026
RE**RD DU LANCEMENT DE LA SESSION SPÉCIALE DU FOSER
La Fédération Estudiantine et Scolaire pour l’Intégrité au Burkina Faso (FESCIBF) souhaite, par la présente, situer l’opinion universitaire sur le lancement de la session spéciale du Fonds de Soutien aux Élèves et Étudiants (FOSER), attendue par de nombreuses promotions des universités.
Cette situation procède d’une succession de faits, de démarches et d’échanges institutionnels engagés depuis plusieurs semaines pour corriger une difficulté bien réelle vécue par des étudiants dont les parcours académiques ont été affectés par des contraintes indépendantes de leur volonté.
Le 13 février 2026, au cours d’échanges avec l’autorité ministérielle en charge de l’Enseignement supérieur, la question des promotions n’ayant pu postuler aux sessions du FOSER pour des raisons académiques et administratives a été soulevée. Il s’agissait notamment d’étudiants encore en période de composition pendant les vacances, d’autres dont les résultats n’étaient pas disponibles avant l’expiration des délais de dépôt, et de plusieurs cas de dossiers incomplets dus à l’indisponibilité de bulletins ou d’attestations. La nécessité d’une session spéciale avait alors été évoquée comme voie de régularisation équitable.
Le 26 février 2026, une correspondance formelle a été transmise au ministère en charge de l’Enseignement supérieur, à la Direction générale du FOSER ainsi qu’aux présidences de l’Université Joseph Ki-Zerbo et de l’Université Norbert Zongo. Elle faisait le point détaillé des promotions concernées, avec des éléments précis par université et par filière, et sollicitait officiellement l’ouverture d’une telle session.
Le 04 mars 2026, la Direction générale du FOSER répond en demandant à la FESCIBF de lui faire parvenir une liste exhaustive, vérifiée et détaillée des filières, des niveaux d’études, des promotions et des années académiques concernées, en tenant compte de toutes les universités. Cette requête a conduit à un travail de terrain rigoureux auprès des universités sur l’ensemble du territoire afin de disposer d’informations exactes et vérifiables.
À l’issue de ce travail, une nouvelle correspondance, en date du 09 avril, a été acheminée à la Direction du FOSER, dressant un état des lieux précis des promotions en situation de re**rd dans les universités publiques. Le constat faisait apparaître que les étudiants de Ouagadougou et de Koudougou étaient les principaux concernés par cette session et ceux qui l’attendaient avec le plus d’impatience.
Le 24 avril 2026, une autre note a été soumise à la Direction du FOSER, faisant ressortir que plusieurs promotions initialement en difficulté ont désormais régularisé les pièces académiques qui empêchaient leurs candidatures. Il s’agit notamment des étudiants des promotions Allemand 2021, Philosophie 2021, MPCI P22 et SEA 2022 dont les pièces académiques sont désormais disponibles, ainsi que des promotions de l’Université Norbert Zongo, notamment Lettres modernes P22 et P23, et Géographie P24. À cela s’ajoutent les nombreux étudiants dont les dossiers avaient été rejetés et qui attendent légitimement la session spéciale pour soumettre à nouveau leur candidature.
Ces éléments montrent clairement que les obstacles académiques qui justifiaient le re**rd ne sont plus d’actualité pour une grande partie des étudiants concernés. Pourtant, malgré les échanges, les correspondances officielles et la transmission des informations demandées, le lancement de la session spéciale se fait toujours attendre.
Chaque jour supplémentaire de re**rd prolonge une situation déjà éprouvante faite de précarité sociale, de blocages académiques, de pression familiale et d’incertitude quant à la poursuite normale des études. Ce qui relevait hier d’un besoin de régularisation devient aujourd’hui une urgence administrative et sociale.
La FESCIBF interpelle les structures en charge sur la nécessité de l’ouverture diligente de cette session devenue indispensable pour rétablir l’équité entre les promotions, tout en appelant les camarades étudiants au calme, à la retenue et à la vigilance, et en réaffirmant son engagement constant pour la défense des intérêts des étudiants du Burkina Faso.
Vive la lutte !
Vive la FESCIBF !
Pour le Secrétariat national à l’Organisation