12/11/2024
Emission spéciale sur la vente de l’oignon au kilogramme sur les ondes de la RTB Radio.
Dans le cadre de la campagne digitale menée par l’UNAPOB avec l’appui de AGRITERRA pour la vente de l’oignon au Kilogramme au Burkina FASO. Une émission interactive a eu lieu ce samedi 09 Novembre 2024 sur la chaine mère RTB Radio de 10 h à 12h.Cette émission a été réalisée dans un contexte où le marché de l’oignon est vendu de façon anarchique sans harmonisation d’unité de mesures. Durant ces deux heures, les participants ont déballé sur cette épineuse question qui mine le revenu des producteurs.
Monsieur René SOALLA, président de l’Union Nationale des Producteurs d’Oignon du Burkina(UNAPOB). Ce dernier a dépeint la triste réalité du marché de l’oignon avec tout son lot de corolaire et les pertes énormes engendrées par le non-respect d’unités de mesure certifiée dédiée à la vente de l’oignon qui est le kilogramme. En effet, Monsieur SOALLA affirme que la vente de l’oignon se fait à bord champs, dans des sacs à chapeau non homologués qui fait perdre aux producteurs entre 5000 à 16500f par sac, en plus le prix est fixé par l’acheteur. Les producteurs rencontrent beaucoup de difficultés pour la conservation de leur produit. Ces derniers ne disposent pas de centre de conservation, et sont obligés de vendre à la hâte 60% de leurs produits après la récolte assortie évidemment des pertes énormes. Pour cela, Monsieur SOALLA, exhorte que les producteurs soient organisés en union, en coopérative. Et que la vente soit faite au kilogramme avec des emballages, et également la mise en place des comptoirs pour mieux conserver les récoltes.
Monsieur Marie Moctar, président de l’APCOB, a participé à l’émission. Il a indiqué qu'il n'existe pas de prix fixe national pour l'oignon, car le marché est organisé par communes et familles. L'utilisation de sacs non homologués crée un manque de confiance entre acheteurs et producteurs. Il encourage les producteurs à présenter des oignons de qualité.
Gaston NANA, assistant aux affaires économiques à la DGFOMR, a présenté cette structure, qui soutient les producteurs dans l’accès au financement et à la formation. La DGFOMR promeut également la transformation des produits en fonction des besoins du marché et défend l'utilisation d'unités de mesure certifiées pour la vente au kilogramme, afin d'établir un climat de confiance.
Monsieur Issa SAWADOGO, agent à l'ABNORM, a souligné que l'utilisation d'unités non certifiées est illégale et sanctionnée par des amendes. L'ABNORM surveille le marché pour s'assurer que les unités de mesure sont conformes. Monsieur SAWADOGO a conclu en affirmant la nécessité de passer au kilogramme pour la commercialisation.