15/02/2026
🧠📈 « Si l’on n’investit pas sur le long terme, il n’y a pas de court terme. » — Georges Davis
🔎 Cette phrase résume une vérité souvent oubliée dans le débat économique : le court terme n’est jamais autonome. Les emplois créés aujourd’hui, la croissance observée cette année, les profits affichés ce trimestre sont presque toujours le résultat de décisions prises plusieurs années auparavant. Routes, écoles, hôpitaux, usines, technologies, compétences… rien de tout cela n’apparaît instantanément.
🏗️ Investir sur le long terme, ce n’est pas seulement construire des infrastructures visibles. C’est aussi former les travailleurs, financer la recherche, soutenir l’innovation, renforcer les institutions. Ces investissements augmentent la productivité globale de l’économie, réduisent les coûts futurs et créent un environnement favorable à l’activité privée. À l’inverse, une économie qui sacrifie ces piliers pour des gains immédiats épuise progressivement ses propres moteurs de croissance.
📊 Les preuves empiriques sont solides.
– Robert Barro (1991) montre que l’investissement en capital humain (éducation, santé) est un facteur clé de la croissance économique soutenable.
– Aghion et Howitt (2009) soulignent que l’innovation, soutenue par des politiques de long terme, explique la croissance durable bien plus que la simple accumulation de capital.
– Les rapports de la Banque mondiale et de l’OCDE indiquent que les pays qui investissent régulièrement dans l’éducation, les infrastructures et la R&D résistent mieux aux chocs économiques et retrouvent plus vite la croissance après les crises.
⚠️ À l’inverse, le court-termisme, baisse brutale des investissements publics, compression des dépenses éducatives, abandon de la recherche, produit souvent une croissance artificielle, suivie de stagnation, de chômage et de vulnérabilité face aux crises.
💡 Autrement dit : le long terme n’est pas l’ennemi du court terme, il en est la condition. Sans vision, le présent s’effondre.
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