23/02/2026
GESTION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES.
Le Burkina Faso amorce un nouveau tournant.
En sa séance du jeudi 19 février 2026, le Conseil des Ministres et au titre du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant composition et modalités d’installation des délégations spéciales. Ce décret vise l’application des dispositions de la loi n°024-2025/ALT du 30 décembre 2025 portant Code général des collectivités territoriales. Les délégations spéciales actuelles sont régies par le décret n°2022-0118/PRES-TRANS/PM/MATDS/MEFP du 03 mai 2022 portant conditions d’installation, de composition, d’organisation, d’attributions et de fonctionnement de délégation spéciale dans une collectivité territoriale. Par ailleurs, le fonctionnement de ces entités n’est plus en phase avec les dispositions du nouveau Code.
Ainsi, exit les Délégations Spéciales, toutes les Délégations Spéciales . Que retenir des entités sortantes ? Beaucoup de choses pour certaines, peu de choses, très peu de choses pour d’autres. D’abord précisons qu’il y’a les Délégations Spéciales Régionales, les moins visibles et les Délégations Spéciales Communales. À ce niveau également, il y’a les unes, très studieuses, et les autres, à la recherche d’une once de visibilité. Pendant que certaines entités délégataires suaient eaux et idées pour apporter le bien-être et des possibilités de projection à leurs populations, ailleurs, c’est le statut quo. Pendant que certaines délégations spéciales volaient d’inauguration aux poses des pierres en passant par des concertations prospectives, ailleurs ce sont l’expression de la volonté de puissance et la volonté affichée par moment et par endroit, de broyer du faible. Là où certaines Délégations Spéciales présentaient des bilans à couper le souffle, certaines accouraient avec un nombre record de vaines sessions. Bref.
C’est certainement au vu de plusieurs raisons irréfutables que les plus hautes autorités du Burkina Faso ont trouvé nécessaire de souffler le holà.
Désormais et comme je le disais, les collectivités territoriales entament un nouveau tournant au Burkina Faso . Et suivant les termes du compte rendu du Conseil des Ministres sus-cité, je retiens la nomination des présidents de délégations spéciales par arrêté du Ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité ; la prise en compte de nouveaux acteurs communautaires dans la composition des délégations spéciales tels les personnes handicapées, les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants, les acteurs de la transformation agro-sylvo-pastorale, les artisans, les conseils d’écoles, les usagers de l’eau, les comités de gestion des structures sanitaires, les comités de veille et de développement (COVED).
A ce niveau, je vois une leçon à tirer. En 2026 et malgré les exemples de tout genre que la vie et la nature nous offrent, il y’a toujours des au sein de la société burkinabè. Les autocrées, ce sont ces personnes qui ont une très mauvaise idée, une image exécrable et des propos très suffisants à l’endroit des personnes handicapées. Et là, les plus hautes autorités du Burkina Faso ont décidé de citer les personnes handicapées au premier rang des acteurs qui vont désormais gérer les collectivités territoriales. Après les leçons de la vie et de la nature, voilà une leçon administrative. Bref.
Maintenant que le pays des hommes intègres a amorcé ce nouveau virage dans la gestion de proximité, il nous reste à espérer que les personnes qu’il faut seront piochées et placées à la place qu’il faut. Espérons également que chaque actrice et chaque acteur va comprendre que c’est une nécessité absolue de s’inscrire dans un registre nouveau où il n’y’a que l’humilité, la réciproque considération, le mutuel respect, la compassion ambiante et la sympathie répandue. Et c’est ainsi que ce nouveau virage pourra mieux impacter et positivement.
Vivement donc le retour de la paix, de la sécurité et de la sérénité. En attendant, nous sommes aujourd’hui , lundi, le, 23 février 2026. Que Dieu veuille et veille. Que Allah nous garde et nous guide.
Texte : Hama Hamidou Dicko, Sociologue.
Crédit photo : Image d'illustration tirée du Net.