Ptah-Hotep Asbl

Ptah-Hotep Asbl Passionnés de civilisations anciennes ? Découvrez nos cours à Waterloo et à Nivelles mais également nos conférences et excursions ! www.ptah-hotep.be

« Je suis un Homme ; et rien de ce qui est Humain ne m’ est étranger1 » car étudier
l’Histoire c’ est avant tout comprendre l’autre, ses origines, ses croyances, ses
légendes…
De Terence à Plaute ; de Freud à Levinas ; du Christianisme au Judaïsme en passant
par le Babisme, le Chiisme, le Sunnisme… c’ est cette indispensable compréhension
du passé qui se doit d’ éclairer le monde dans lequel nous

vivons. Et voilà près d’une décennie que guidée par cette conviction profonde, l’Asbl
Ptah-hotep multiplie les cours, les conférences, les excursions et les voyages à la
découverte de l’histoire…
Un projet né d’une idée un peu folle partagée par trois étudiants persuadés
qu’une passion n’est rien si elle ne peut se partager… même si la passion en question
est l’apprentissage des Hiéroglyphes…
De fils en aiguilles ou devrais-je dire de roseaux en papyrus, l’idée folle rassemble
d’autres étudiants puis d’autres enseignants tous plus passionnés les uns que les
autres et d’un cours de Hiéroglyphes nous passons à deux, puis trois, avant de
nous ouvrir à l’art Ottoman, au Moyen-Age, à la Préhistoire, aux origines du
Monde…
Aujourd’hui, si nous avons régulièrement la chance d’accueillir quelques Historiens
de renom lors de nos nombreuses conférences, c’ est à notre jeune équipe
d’ enseignants que je souhaite rendre hommage. Ces « Passeurs d’Histoires » que
vous aurez l’occasion de découvrir ou redécouvrir au fil de ses pages, n’ ont d’ égal
à l’immensité de leur passion que celle de leur talent. Enfin, je tiens ici à remercier chacune et chacun d’entre vous qui nous suivez
depuis 10 ans ou qui nous avez rejoint au fil du temps, car si nous vivons notre
rêve depuis une décennie maintenant c’ est avant tout à votre fidélité que nous
le devons…
Merci ! Raphaël SZUMA
Président
1 « Homo sum, et nihil humani a me alienum puto »
(Heautontimoroumenos, v. 77) de Terence.

19/05/2026

Tetisheri by Winifred Brunton, 1926

▫ Tetisheri, daughter of Tjenna and Neferu (known from mummy bandages in TT320), rose from non-royal birth to become Great Royal Wife of Senakhtenre. She was the mother of Seqenenre Tao, Queen Ahhotep I, and possibly Kamose.

Winifred Brunton (1880–1959), a South African artist and Egyptologist, trained at University College London under Margaret Murray. She worked in Egypt alongside her husband, Guy Brunton, joining excavations led by Flinders Petrie at Lahun (1912–14) and later through the 1920s.

Drawing upon archaeological evidence (reliefs, sculpture, and mummies) she produced vivid historical reconstructions, published in Kings and Queens of Ancient Egypt (1926) and Great Ones of Ancient Egypt (1929).

19/04/2026

Une mission archéologique égypto-espagnole a mis au jour, sur le site d’Al-Bahnasa, dans le gouvernorat de Minya, une tombe remontant à l’époque romaine contenant plusieurs objets rares. Les découvertes, qui vont de momies ornées à un papyrus exceptionnel, éclairent les rites funéraires...

10/04/2026
18/01/2026

Coffin of Sennedjem at the National Museum of Egyptian Civilization

▫ Sennedjem (“The one who pleases”) lived during the late 18th Dynasty through the 19th Dynasty, working under Seti I and Ramesses II (c. 1290–1250 B.C.). He held the title “Servant in the Place of Truth” (sḏm-ʿš m st-mꜣꜥt), which means he was a craftsman of the royal necropolis, living at Deir el-Medina. His work involved cutting, plastering, and decorating the tombs of pharaohs and their queens in the Valley of the Kings and Valley of the Queens. Workers like Sennedjem were highly skilled artisans, not mere labourers; they were essentially the master builders and artists of the New Kingdom’s royal afterlife palaces.

Sennedjem’s family is unusually well documented because of the intact discovery of his tomb (TT 1) in 1886, which contained the burials and funerary equipment of multiple generations. While not every relationship is perfectly clear, scholars have reconstructed much of his household.

Read more: https://egypt-museum.com/sennedjem/

17/01/2026

En recherche d’une activité ce week-end ? 🤩

🔎 Venez découvrir l’exposition temporaire du moment de façon exclusive ! En effet, vous serez guidés par Pierre Cattelain, co-fondateur du musée et commissaire de l’exposition avec Pauline Mauriello. 🦣

Vous serez donc entre de bonnes mains, ou plutôt de bonnes défenses 😉, pour parcourir plus de 60 millions d’années qui entourent ces animaux que vous pensez bien connaître… 😛

Aucun frais supplémentaire en plus de l’entrée du musée n’est demandé, de quoi rendre ces activités accessibles à toutes et tous ! ⭐️

Sans oublier le reste du musée avec son exposition permanente sur l’archéologie régionale, ses carnets de jeux pour enfants, sa galerie de l’évolution et son parc de la Préhistoire 🌳

15/01/2026

Masque funéraire de Mérit, épouse bien-aimée de Kha, architecte de la Place de Vérité
L'émotion esthétique que ce masque funéraire suscite n'a d'égale que le questionnement profond qui nous submerge face à ce visage serein qui semble avoir atteint sa quête d'éternité…
Il était posé sur la partie supérieure de la momie de Mérit, épouse bien aimée de Kha, un architecte qui oeuvra dans les tombes royales de Thèbes au Nouvel Empire, au sein de "Set Maât her imenty Ouaset" ("La place de Vérité, à l'occident de Thèbes" l'actuel village de Deir el-Medineh).
Haut de 52 cm, ce masque n'est pas en or massif ou en bois doré comme on pourrait le penser, mais en "cartonnage", un "papier mâché" composé de couches de lin imprégnées de plâtre ou de stuc et recouvert de feuille d'or.
D'après le chapitre 151 du Livre des Morts, le masque funéraire avait pour fonction de rendre la vie au défunt. Il devait également : "protéger la partie supérieure du corps et redonner au défunt une physionomie éternellement jeune et affable". Cette précision qui est donnée dans le "Guide Museo Egizio" - où il est exposé sous le n° d'inventaire Suppl. 8473 -, est également d'un grand intérêt : "L'aspect juvénile, la couleur dorée de la peau et l'usage de pâte de verre et de pierres dures colorées font allusion à la conviction que les dieux étaient faits d'or et de lapis-lazuli et décrivent ainsi le statut divin de Mérit, devenue un esprit incorruptible".
Le visage est empreint d'une douce beauté que sublime sa totale sérénité. Le regard, attentif et profond, semble venir d'un lointain au-delà … Les yeux en amande sont joliment dessinés, l'iris d'obsidienne est large et noir, créant ainsi un fort contraste avec le blanc de l'œil. Les yeux sont entourés, cernés, d'une application de pâte de verre bleue. La ligne du fard se prolonge assez loin : elle est, de même que les sourcils, traitée en cette même matière.
Le nez est fin. La bouche aux lèvres ourlées est fermée, comme murée dans un silence imposé par les profondeurs. Elle confère d'ailleurs au visage son expression particulièrement énigmatique.
La perruque, opulente sans être imposante, retient toute l'attention. Dorée, comme "méchée" de pâte de verre bleue, elle encadre précieusement le visage, puis descend jusqu'aux épaules, laissant les oreilles apparentes.
Le cou est orné d'un magnifique collier à plusieurs rangs "incrusté de pâte de verre et de cornaline, le tout fut richement doré, un processus dont la réalisation demanda certainement plus longtemps que les soixante-dix jours nécessaires pour la momification de Mérit avant sa sépulture" estime Eleni Vassilika dans "Trésors d'Art du Museo Egizio".
La question se pose souvent de savoir si ce masque était - ou non - initialement destiné à Kha ? Mérit, son épouse bien-aimée, perdit la vie, alors que, semble-t-il, il préparait sa propre tombe … Surpris par ce décès prématuré : "Kha lui attribua son propre sarcophage, qui toutefois se révéla trop grand. Il fallut donc insérer autour de la momie des étoffes de lin qui portaient son monogramme à lui" (Eleni Vassilika). Ce cercueil, anthropomorphe, a ensuite été placé dans un cercueil extérieur rectangulaire noir brillant…
L'hypothèse qu'il lui ait alors également donné "son" masque funéraire n'est donc pas à écarter, d'autant plus que sa propre momie n'en avait pas …
C'est le 15 février 1906, dans le cirque nord de la nécropole de Deir el-Medineh, que la tombe inviolée des époux a été découverte par Ernesto Schiaparelli et Francesco Ballerini de la Mission Archéologique Italienne du Musée de Turin, en présence d'Arthur Edward Pearse Brome Weigall inspecteur chef des antiquités, responsable de la protection et de la gestion des antiquités de Haute-Égypte.
Elle s'avérera receler d'incroyables richesses et constitue, très certainement, l'une des plus belles découvertes égyptologiques de ce tout début du XXe siècle !
Nombreuses pièces de mobilier, statues, aliments, vaisselles, linges de maison, instruments et outils de travail de Kha, coffrets de toilette et boîte à ouvrage de Mérit, sa perruque, etc … Pas moins de 467 objets en seront extraits ! Ils constituent autant de témoignages hautement instructifs de la vie d'un couple qui avait particulièrement bien réussi dans ce "microcosme" qu'était alors la communauté des artisans, ceci sous les règnes successifs de trois pharaons : Amenhotep II, Thoutmosis IV et Amenhotep III (1428-1351 av. J.-C.) période durant laquelle Kha exerça ses fonctions.
Il avait très certainement souhaité le meilleur pour l'au-delà de celle avec laquelle il avait eu trois enfants : "deux garçons (Amenemipet et Nakhteftaneb) et une fille (Mérit) dont les noms et les effigies sont reportés sur la chapelle érigée en l'honneur de Kha et sur certains objets du mobilier funéraire" (Enrico Ferraris, "Museo Egizio"). C'est donc regrettée, pleurée et entourée de l'amour des siens que Mérit a rejoint le royaume d'Osiris…
L'examen de sa momie a révélé qu'elle était partie pour l'au-delà, parée d'un : "large et magnifique collier, composé de sept fils alignant plus de 400 éléments de formes variées ; elle porte également deux grosses boucles d'oreilles, semblables à celles de son mari, deux anneaux entre les cheveux - derrière la nuque - et quatre anneaux aux doigts, ainsi que deux fines ceintures de perles et un bracelet composé de plusieurs rangs de perles".
Autant de preuves d'attachement et d'affection qui demeurent, aujourd'hui, plus de 3.400 après qu'elle ait rendu son dernier souffle …
marie grillot

Illustration : Masque funéraire de Mérit, épouse de Kha - cartonnage - Nouvel Empire - XVIIIe dynastie - provenant de leur tombe TT 8 - Deir el-Medineh - découverte le 15 février 1906 par la Mission Archéologique Italienne du Musée de Turin dirigée par Ernesto Schiaparelli et Francesco Ballerini - Museo Egizio Turin - Suppl. 8473

sources de l'article et illustrations complémentaires sur égyptophile :
https://egyptophile.blogspot.com/2017/09/masque-funeraire-de-merit-epouse-bien.html

11/01/2026
27/12/2025

Et si la Préhistoire vous regardait droit dans les yeux ?

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1410

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