17/07/2026
🌿 Le dernier numéro de notre r***e trimestrielle est arrivé ! L'avez vous parcouru ? 🌿
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Éditorial de la dernière r***e
Championnat du monde de foot… nature. On ne parle que de cet événement….
Je ne peux donc y échapper. Comme beaucoup (pour certains matches comme la
Belgique), je suis devant mon petit écran…
Ayant, jadis, pratiqué intensément ce sport, voir évoluer les « artistes » Brésiliens,
Européens, Africains est toujours pour moi une délectation.
Ce sport pourrait être une belle communion mondiale entre les peuples très divers.
Malheureusement, il est devenu un concentré des excès de la haute finance.
Aux USA, il a pris, en plus, un sérieux coup antisocial, antiécologique, voire
raciste.
Je ne parlerai pas ici des effets négatifs contre le réchauffement climatique
(distances énormes entre les villes et pays) mais bien du refus ou re**rd de visas
pour certains journalistes, arbitre (l’arbitre n°1 d’Afrique) et supporters (trices).
Certaines équipes ont été soumises à des contrôles renforcés et tout cela
uniquement dû à leur origine.
Les têtes pensantes des fédérations présentent toujours leur discipline comme une
école de vie pour les jeunes.
Qu’elles sont, en fait, les valeurs dont peuvent s’enrichir les jeunes lorsqu’ils
assistent aux matches dans les stades ou devant leur petit écran ?
On ne peut plus parler d’une vedette sans citer les montants, parfois démesurés, de
son salaire, de son transfert ou de sa valeur marchande. Face aux populations qui
triment pour survivre, ils sont bien souvent indécents
Quand on voit le déchaînement, la frénésie qui secouent les populations durant ce
mondial, on se dit que les gouvernements en difficulté ont une solution facile pour
apaiser les esprits. Il suffit d’organiser de telles compétitions pour étendre un voile
de liesse sur tous les problèmes cruciaux qui empoisonnent leur vie.
Plus sérieusement, si vous analysez le sport professionnel (et plus précisément le
foot) vous pouvez vous poser de sérieuses questions sur le plan moral.
Pour inciter les pouvoirs publics à rendre la vie des professionnels plus attractive,
certains pays ont mis en place des régimes fiscaux attractifs pour attirer ces
vedettes étrangères. On avance toujours les éléments économiques mais aussi,
comme argument, qu’ils sont des exemples et que le sport, le foot dans ce cas,
génère chez les jeunes des valeurs humaines essentielles (vivre en équipe, fair-play,
le respect de l’autre, le surpassement de soi,…)
On ne peut pas le nier, s’il est pratiqué pour le plaisir et sans rémunération, pour se
détendre, pour développer son corps, dans l’esprit du poète Juvénal « Mens sana in
corpore sano » (une âme saine dans un corps sain).
Il est essentiel dès lors que dans un club chacun puisse évoluer à son niveau sans
craindre de ne plus être « assez bon » pour accompagner l’équipe
Or, que nous montre le foot professionnel ?
Nos jeunes voient évoluer (et auront donc tendance à imiter) leurs vedettes qui
peuvent simuler ou provoquer une faute pour obtenir un avantage, un but. Et
souvent, ils sont récompensés parce que les simulations sont parfaites. Après la partie, ils n’ont même pas honte de leur geste.
Que dire des hurlements, des excitations extrêmes, des agressions verbales sur le
terrain comme dans les gradins.
Les commentaires des « spécialistes » réunis dans les studios TV vous laissent tout
aussi pantois.
Tous sont d’accord pour admettre qu’il n’y avait pas faute lors d’un tel mouvement
mais ils déclarent sans état d’âme que le joueur « a bien simulé » et qu’il a été «
très professionnel » (sic).
Il faut donc entendre par là que pour bien pratiquer sa profession, toutes les ficelles
sont bonnes à tirer pour gagner la partie.
Ce sont les « valeurs » que l’on présente très souvent à nos jeunes.
Ces pratiques, cet état d’esprit ne reflètent-ils pas le fonctionnement de notre
société où, bien souvent, tous les moyens sont bons pour atteindre son but, tant sur
le plan professionnel que sur d’autres plans.
Les valeurs que l’on dit promouvoir – loyauté – fair-play – respect de l’autre sont
plutôt rares dans ces compétitions.
Les petits sont souvent défavorisés par rapport aux grandes nations ;
On pourrait retrouver les vraies joies du sport dans les compétitions amatrices mais
malheureusement, là également, le sport est gangrené par les mêmes dérives et
l’argent.
Les jeunes sont poussés à monnayer leur talent et pour « arriver » et « réussir »
comme leurs idoles, certains n’hésitent pas à recourir à des produits illicites et
dangereux pour leur santé. Devenir une vedette, gagner beaucoup, voilà le rêve à
incruster dans leur esprit.
Les expressions utilisées sont aussi évocatrices. Ne parle –t-on pas de « faute
utile » de « tuer le match ».
Ces termes paraissent insignifiants, mais ils révèlent bien l’état d’esprit.
Le sport devenu professionnel n’est malheureusement plus une recherche
personnelle pour se développer physiquement et intérieurement.
Bien souvent, dans les clubs, les plus petits en sont les premières victimes. C’est là
que certains vivent la première exclusion sociale.
Les moins doués restent irrémédiablement cloués sur le banc et ne rentrent que très
rarement dans le jeu car ils ne sont pas censés apporter une aide suffisante à
l’équipe. Quoi de plus terrible pour un jeune de 8/10 ans de devoir arrêter son sport
favori (même s’il se surpasse) parce qu’il n’est pas assez doué. Quelle
répercussion, cette exclusion peut-elle avoir sur son avenir et son comportement
futur ?
Que ces réflexions (un peu dures) ne vous empêchent pas de passer de belles
vacances en pratiquant votre sport favori, à votre rythme et hors de l’écran et des
médias, un sport qui vous libère l’esprit et qui vous débarrasse du stress.
Maurice Gérardy