29/11/2025
Une musique régimentaire au 3e Chasseurs Ardennais
En 1955, Léon Ginsburg, sous-lieutenant candidat officier de réserve au 3ème Chasseurs Ardennais, était responsable du service « Welfare ». Lors des moments libres des miliciens germanophones, Léon, instituteur de formation, donnait des cours d’alphabétisation et d’histoire. Plusieurs ateliers étaient organisés au sein du bataillon.
Parmi les miliciens germanophones, beaucoup étaient musiciens au sein de différentes fanfares de village. En cette époque, les appelés ne rentraient pas régulièrement chez eux. Certains d’entre eux émirent l’envie de faire de la musique. Léon, musicien amateur, et un officier de réserve, musicien professionnel, ont eu l’idée de créer une musique régimentaire.
Pour ce faire, certains soldats possédaient déjà leur propre instrument, les autres empruntaient les instruments auprès de leur fanfare.
Après des tests concluants, il fut décidé d’officialiser la constitution de cette musique.
Le manque d’instruments ne permettait pas toujours d’avoir un effectif complet. Après plusieurs prestations dans la région, le chef de Corps de l’époque sollicita certaines communes voisines (entre autres les communes germanophones) pour doter la musique en instruments. Plusieurs communes ayant répondu favorablement, une remise officielle fut organisée à Saint-Vith avec les autorités communales et régionales.
Les prestations de cette musique régimentaire étaient unanimement appréciées dans le pays tout entier. Cette belle aventure prendra fin quelques années plus t**d par manque d’effectifs.
Eine Regimentskapelle der 3. Ardennenjäger
Im Jahr 1955 wurde Léon Ginsburg, Unterleutnant & Reserveoffizierskandidat beim 3. Ardennenjäger verantwortlich für den Service „Welfare“. In den freien Momenten der deutschsprachigen Milizsoldaten gab Léon, der ein ausgebildeter Lehrer war, Alphabetisierungs- und Geschichtsunterricht. Mehrere Workshops wurden innerhalb des Bataillons organisiert.
Unter den deutschsprachigen Milizionären waren viele Musiker die in den verschiedenen Blaskapellen ihrer Dörfer spielten. Damals kehrten die Soldaten nicht regelmäßig nach Hause zurück. Einige von ihnen hätten gerne Musik gemacht. Léon, Amateurmusiker und ein Reserveoffizier der ein Berufsmusiker war, hatten die Idee einen Regimentsmusikzug zu gründen.
Einige Soldaten verfügten dazu bereits über ein eigenes Instrument, die anderen liehen sie sich bei ihren Heimatfanfaren aus.
Nach abschließenden Tests wurde beschlossen, die Aufstellung dieses Musikzugs zu offizialisieren. Der Mangel an Instrumenten ermöglichte leider nicht immer eine vollständige Besetzung.
Nach mehreren Auftritten in der Region erbat der damalige Korpschef bei bestimmten Nachbargemeinden (unter anderem den Deutschsprachigen) dem Musikzug Instrumenten zu spenden. Die meisten Gemeindeverwaltungen reagierten positiv.