03/01/2026
⚖️ Les administratifs et politiques (tous partis confondus) restent impunis. Telles des mauvaises herbes, ils se multiplient❗️
🌺 Martine au pays de l’Etat de droit ⚖️
💤 Un matin, Martine se réveille dans un pays merveilleux.
Un panneau annonce fièrement : Bienvenue au pays de l'Etat de droit.
Curieuse, Martine fait quelque chose de simple, banal, légal.
Elle pousse la porte d'une autorité publique et demande l'accès à des documents administratifs.
Dans ce pays-là, tout se passe comme prévu. Le fonctionnaire consulte la loi et répond : « Bien sûr Martine. L'article 32 de la Constitution garantit votre droit. Voici les documents. »
Si un document devait rester confidentiel, l'agent expliquerait pourquoi, en citant une exception légitime prévue par la loi. En cas de désaccord, Martine saisirait la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA). La CADA rendrait une décision.
Si l'autorité persistait à violer la Constitution, les faits seraient signalés sur le champ au procureur du Roi par les fonctionnaires qui respecteraient ainsi l'article 29 du Code d'instruction criminelle. Les sanctions prévues par l'article 151 du Code pénal seraient appliquées.
👉 Parce que violer un droit constitutionnel est un délit.
👉 Et que, dans un Etat de droit, la loi s'applique aussi aux autorités. Surtout aux autorités❗️
Martine sourit. Ici, les règles sont respectées.
💥 Puis Martine se réveille.
Elle est en Belgique 🇧🇪
Elle refait exactement la même chose. Même demande. Même loi.
Cette fois, personne ne répond. Si une réponse arrive, c’est pour dire non.
Pas parce que la loi le permet, mais parce que ça dérange. Ou parce que ce n'est pas opportun. Ou parce qu'on a toujours fait comme ça.
Martine saisit la CADA d'un recours. La CADA lui donne raison. Mais l'autorité refuse d'appliquer la décision.
👉 Personne ne parle de l'article 151 du Code pénal.
👉 Aucun fonctionnaire, aucune autorité n'appliquent leur obligation de dénonciation au Procureur. Les tutelles regardent ailleurs ou laissent, opportunément, passer leur délai légal.
Tout ce petit monde politico-administratif se tait.
Personne n'agit.
Les délinquants politiques et administratifs restent impunis. Telles des mauvaises herbes, ils se multiplient.
Martine comprend alors qu'un Etat de droit ne se résume pas à des textes.
En Belgique, le droit d'accès existe sur le papier.
Dans la réalité, il est trop souvent neutralisé par le silence, l'inertie et l'impunité.
Martine referme son cahier. Elle ne pleure pas. Elle prend sa plume.
Parce qu'un jour, peut-être, le pays où elle vit ressemblera, enfin, à un Etat de droit.
🟥 Année après année, le constat est le même : l'Etat belge faillit.
👉 Faillite politique, avec des responsables qui empilent les discours, esquivent leurs responsabilités et se plient aux injonctions de leur parti … leur mère nourricière.
👉 Faillite administrative, avec des services publics qui ignorent la loi, le citoyen et, régulièrement, même la Constitution.
👉 Faillite judiciaire, avec une absence de réaction face aux violations manifestes des droits fondamentaux.
La logique est toujours la même : Moins de transparence pour le pouvoir et l'Etat, plus de contrôles et de surveillance pour les citoyens. Surveillance de masse, restrictions des libertés, pressions sur la parole publique, tentations de censure...
Un Etat qui ne respecte plus ses propres règles n'est pas un Etat de droit.
On assiste à un pouvoir qui se protège lui-même, qui se vassalise en servant des intérêts privés, tout en empochant au passage quelques « rétributions ». L'adage politique ne veut-il pas que tout travail mérite corruption - oh pardon - je voulais écrire récompense.
Mais rien n'est irréversible❗️
L'Etat de droit et la démocratie ne sont pas des états naturels d'une organisation sociale. Ils n'existent que parce que des citoyens les exigent et les défendent contre le pouvoir qui tente systématiquement de les affaiblir.
Chaque personne qui se sert des outils de la démocratie et qui ne renonce pas face aux pressions du pouvoir commet un acte de résistance légale.
Martine n'est pas un personnage naïf.
C'est chacun de nous.
Et tant qu'il restera des citoyens pour rappeler la loi, la Constitution et les libertés qu'elles garantissent, l'Etat de droit n'aura pas totalement disparu.
Il est affaibli.
Mais il n'est pas mort.
🍀 Bonne année 2026 à tous ceux qui agissent pour défendre l'Etat de droit et la démocratie.