28/10/2026
Daniel, un jeune écossais à la recherche de la ‘perle précieuse’
Daniel Scullion grandit dans la spiritualité de l’Unité. Il a six ans lorsque toute la famille arrive à Loppiano en novembre 2002, où ils fréquentent jusqu’en juin 2003 « l’Ecole Loreto », cette école de vie et de formation destinée aux familles des Focolari.
À leur retour en Écosse, Daniel s’implique activement dans la vie paroissiale pendant quelques années, jusqu’à ce que, comme beaucoup d’adolescents, il sente que le moment est venu de faire ses propres choix. Ce qu’il a vécu dans le sillage de ses parents est devenu un fardeau : « Plus j’en apprenais sur le christianisme, plus je constatais que cela ne me correspondait pas. » En « faisant ses adieux » à l’Église et à la foi, il perd également le contact avec la communauté des Focolari et les focolarinis de la communauté de vie qui venaient souvent à la maison.
En août 2017, il répond à l’invitation à une « Semaine de l’unité » entre chrétiens et musulmans, à Tonadico, un ancien village de la vallée du Primiero, dans la province de Trente (nord de l’Italie). L’organisation est assurée par l’Institut universitaire Sophia du mouvement des Focolari et par le Dr Mohammad Shomali, Iranien, directeur de l’Institut islamique d’Angleterre.
Daniel : « Voir ces musulmans et ces catholiques réunis, parmi lesquels les professeurs Piero Coda et Roberto Catalano, ainsi que des jeunes du Centre international ‘Gen’ pour la jeune génération du Mouvement des Focolari me touche profondément : je suis frappé par l’authenticité de leur vie, la qualité de leurs relations, le respect mutuel qui anime leur dialogue. » Et il souligne : « J’ai rencontré des personnes sincères, en quête de Dieu. Et cela a ouvert en moi un espace pour quelque chose de plus grand. »
Daniel Scullion, alors âgé de 21 ans, retourne ensuite à Glasgow. Il y suit sa dernière année à la faculté de droit de l’université. Entre-temps, sa quête spirituelle se poursuit. Il participe à différents groupes à l’université et dans un centre de yoga.
En 2018, le ‘Genfest’, un rassemblement mondial des jeunes du Mouvement des Focolari, se tient aux Philippines. Il décide d’y aller : « J’ai pris conscience que j’avais besoin d’une confrontation plus profonde et plus sérieuse avec la spiritualité et la vie du Mouvement. » Daniel revient avec le sentiment d’avoir peut-être trouvé où il pourrait dénicher la « perle précieuse ». Il choisit de rejoindre l’école Gen à Loppiano, une école de vie et de formation destinée aux jeunes engagés du Mouvement.
Le 5 octobre 2018, le voici de nouveau dans la petite cité des Focolari de Loppiano : « L’école Gen a répondu à mes attentes. C’est dans l’expérience de l’amour réciproque vécu que je me retrouve et que je découvre Dieu, qui, pour les chrétiens, est la Trinité, une relation d’amour permanent. Je suis surpris de réaliser que j’étais déjà un « gen » avant même de me sentir chrétien. » Mais la quête n’est pas encore terminée : « À la fin de l’École Gen, le désir mûrit en moi d’approfondir davantage, d’un point de vue intellectuel, l’expérience que j’avais vécue avec Dieu et avec les autres. » Il s’inscrit à l’Institut universitaire Sophia de Loppiano, où il suit une formation en ontologie trinitaire (la Trinité comme caractéristique essentielle de Dieu). « Je voulais saisir la pensée chrétienne et découvrir si elle pouvait vraiment être une source de motivation pour ma vie et mon avenir, pour ma vocation. »
Après la première année universitaire, quelque chose d’inattendu se produit : « Je me suis spontanément intéressé aux focolarinis qui vivent ensemble dans un focolare, une petite communauté de vie. Et des souvenirs de ceux que j’avais connus quand j’étais enfant me sont revenus. »
Il sent que les relations qu’il avait laissées derrière lui sont rétablies et : « À un moment donné, j’ai pris conscience d’une “invitation” : en moi s’était développée une ouverture à devenir un focolarino consacré à Dieu. »
Peut-être a-t-il trouvé la « perle » de sa vie et il décide aussitôt de tout mettre de côté pour cela : « J’interromps mes études à l’Institut Sophia parce que je veux voir si ma vocation est fondée. Je pars pour vingt mois au focolare de Londres. Une épreuve positive pour l’âme, l’esprit et le cœur. Ma conclusion ? J’étais appelé à cette vie. »
Daniel retourne désormais à Loppiano, non pas à l’Institut Sophia, mais au centre de formation destiné aux jeunes qui se préparent à la vie dans un focolare. Il y restera d’avril 2022 à décembre 2023. Il reprendra ensuite ses études à Sophia, passera ses examens de master et terminera sa thèse intitulée « Le temps, écho de la Trinité ».
Le 13 décembre, il quittera Loppiano pour rejoindre le focolare masculin en Belgique, où il se lancera, fin janvier 2024, dans une aventure qui le passionne. Avec trois autres jeunes focolarini, il s’implique désormais activement dans le focolare ouvert dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve. Il s’agit d’un projet axé sur la vie avec des étudiants, afin de chercher avec eux les traces de la vérité dans leur vie.
Daniel Scullion