05/12/2025
En cette période où Saint-Nicolas parcourt nos rues et nos imaginaires, où les enfants de Bruxelles attendent avec la même impatience un geste d’attention, un regard, un signe qu’ils comptent, il nous revient – à MACADAM – de rappeler une évidence trop souvent piétinée : tous les enfants sont des enfants. Rien ne devrait les distinguer dans les yeux de celles et ceux qui prétendent protéger, soigner, accompagner.
Pourtant, dans nos quartiers, aux abords de la gare du Midi et plus largement dans les villes européennes, nous voyons chaque jour une autre réalité : des enfants qui, parce qu’ils viennent du Maroc, parce qu’ils traversent des frontières pour survivre, parce qu’ils n’ont pas les “bons” papiers, cessent d’être reconnus comme tels. Ils deviennent des silhouettes suspectes, des corps sur lesquels s’exerce la méfiance institutionnelle, la brutalité policière, la désenfantilisation.
Saint-Nicolas, dans nos traditions, n’interroge jamais l’origine ni le statut administratif des enfants. Il ne demande pas de documents, ne scrute pas les visages à travers les grilles d’une frontière, ne confond pas vulnérabilité et menace. Il reconnaît l’enfance comme un droit, un espace de protection, de dignité et de tendresse.
À MACADAM, nous portons cette exigence politique au quotidien : refuser que des mineurs soient traités comme des adultes, refuser qu’une catégorie d’enfants soit enfermée dans la figure du danger, refuser que la précarité imposée devienne un prétexte pour la punition. Notre travail est un engagement, un positionnement clair contre les logiques qui transforment des enfants en “problème public”, alors qu’ils sont d’abord et toujours des adolescents en quête de sécurité, de reconnaissance, de soin.
En ce 6 décembre, nous voulons adresser un message simple, mais profondément nécessaire :
aucun enfant ne doit être abandonné à la rue, au contrôle policier, au soupçon ou à l’errance.
Chaque enfant mérite un lieu où se poser, une parole accueillie sans jugement, un repas partagé, une présence adulte qui ne surveille pas mais accompagne.
Saint-Nicolas est un symbole. Nous, nous sommes un lieu. Mais nos gestes s’alignent : rendre aux enfants ce que les systèmes leur arrachent — la possibilité d’être des enfants, pleinement, sans condition.
À tous les jeunes que nous rencontrons, aux enfants de Bruxelles et d’ailleurs, nous souhaitons une journée de Saint-Nicolas faite de chaleur, de respect et de justice.
Et nous réaffirmons notre engagement pour que, chaque jour de l’année, cette promesse devienne réalité.
MACADAM
Pour que l’enfance reste l’enfance.
Pour que la dignité ne dépende jamais des papiers.
Pour que personne ne décide qui “mérite” d’être un enfant.
#𝐏𝐚𝐬𝐔𝐧𝐄𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐀𝐋𝐚𝐑𝐮𝐞
Depuis août 2025, une nouvelle législation exclut de l'accueil les personnes ayant obtenu un statut de protection dans un autre État membre de l'UE.
𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞 : 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐞.
⚠️L'enjeu dépasse la politique migratoire : 𝐢𝐥 𝐬'𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭.
De nombreuses organisations tirent la sonnette d'alarme en cette veille de Saint-Nicolas.
🚫 Un enfant ne devrait jamais dormir à la rue.
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Sinds augustus 2025 sluit nieuwe wetgeving personen uit die in een andere EU-lidstaat een beschermingsstatus hebben gekregen.
𝐇𝐞𝐭 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞 𝐠𝐞𝐯𝐨𝐥𝐠 𝐡𝐢𝐞𝐫𝐯𝐚𝐧 𝐢𝐬 𝐝𝐚𝐭 𝐡𝐞𝐥𝐞 𝐠𝐞𝐳𝐢𝐧𝐧𝐞𝐧, 𝐦𝐞𝐭 𝐤𝐢𝐧𝐝𝐞𝐫𝐞𝐧, 𝐨𝐩 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐚𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐞𝐜𝐡𝐭𝐤𝐨𝐦𝐞𝐧.
⚠️Dit gaat verder dan migratiebeleid: 𝐡𝐞𝐭 𝐠𝐚𝐚𝐭 𝐨𝐦 𝐤𝐢𝐧𝐝𝐞𝐫𝐛𝐞𝐬𝐜𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐠 𝐞𝐧 𝐞𝐞𝐫𝐛𝐢𝐞𝐝𝐢𝐠𝐢𝐧𝐠 𝐯𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐭𝐬𝐬𝐭𝐚𝐚𝐭.
Talrijke organisaties luiden aan de vooravond van Sinterklaas de alarmbel.
🚫 Een kind zou nooit op straat mogen slapen.