09/12/2025
Avec notre ONG béninoise sœur - DIVEN - nous tentons de participer à redonner vie au lac Ahémé qui se meurt au sud-ouest de Cotonou
https://web.facebook.com/lacahemevivra/
https://youtu.be/D49jGvDd67w?si=kFVeBuTOLTE7k2AV
Présentation
Lac Ahémé, Bopa, Bénin
C’est l’histoire d’un lac qui fait vivre toute une région depuis des temps immémoriaux.
C’est l’histoire d’un lac qui se meurt, parce qu’on lui en a trop demandé.
D’où la plupart des poissons et des crustacés ont disparu. Surpêche, mais pas seulement. Changements climatiques...
C’est l’histoire d’un lac qui souffre de l’utilisation des palétuviers comme bois de chauffage et qui ne peut donc plus abriter la reproduction des espèces animales.
Palétuviers, lieux de reproduction malheureusement remplacés, par les habitants, par des tonnes de morceaux de bois qui ne font qu'aggraver la situation.
C’est l’histoire d’un lac qui s’assèche, envahi par le sable qui descend des villages perchés sur les hauteurs.
C’est l’histoire d’un Grand lac dont la taille varie selon les saisons, de 80 à 120 km² qui pourrait mourir dans les années qui viennent.
C’est l’histoire de femmes et d'hommes qui en seront désespérés et dont l’ensemble de la vie, ancestrale, sera bouleversée à jamais. Qui ne sauront que devenir. Sinon se déplacer vers les grandes villes et multiplier les bidonvilles.
C'est l'histoire d'un lac qui doit être rempoissonné, progressivement, par des espèces aujourd'hui disparues.
C’est histoire de notre asbl « Lac Ahémé Vivra", LAV-Bel » qui, depuis 2017, mène une action ambitieuse qui vise à rassembler, conscientiser, associer les acteurs citoyens et publics, multiplier les initiatives positives, aider à la reconversion, à l’agriculture, à l’élevage, à la pisciculture, à l’apiculture. Avec Bernard Wesphael, président, Jean Thiel, coordinateur international et les autres membres du Conseil d'administration : Placide Akoe, Perot Azandossessi, Magguy Lemaire et Dominique Thiel. Et nos 445 membres et sympathisants
Planter et replanter des milliers d'arbres à croissance rapide pour freiner l’érosion, ainsi que des milliers de palétuviers. Ces arbres, pour affermir les sols, pour freiner l'érosion, pour les revendre aussi lorsqu'ils auront atteint leur taille idéale, avant de les remplacer par d'autres milliers d'autres. Les revendre pour la construction, pour la consolidation des sentiers et des bassins versants, pour le bois de chauffage, sans lequel, ici, on ne peut vivre.
C'est aussi celle de nos ami-e-s béninois-e-s de l'ONG DIVEN à Joslin Daguegue, président, notre agronome expérimenté, à Jean Vignawou notre sociologue spécialisé en participation, à Honore Addra, notre logisticien imaginatif et exigeant, à Amos Fado, le contrôleur adjudant des Eaux et Forêts, lucide et dynamique.
C’est le combat de ce groupe de pêcheurs et leur président Jérôme Adigbli qui ont décidé, seuls, sans nous attendre, de se reconvertir partiellement dès les années 2000.
C'est l'engagement admirable de toutes ces femmes courageuses, qui s'activent à défricher, planter, nourrir les animaux, encourager leurs maris pêcheurs. Elles sont fortes, déterminées.
Enfin, grâce à nous tous, c’est une histoire qui pourrait « bien » se terminer.
Il est utile de savoir que le lac Ahémé a été inscrit le 24 janvier 2000, avec le numéro 1017, sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale.
Nous remercions très vivement Pierre Agbani, Oriane Bodson, Jean-Luc Pluymers et Gisèle Verniers pour leur lecture et relecture attentive de nos projets et pour leurs critiques positives, remarques et suggestions.
Merci pour votre attention et vos soutiens passés, présents et à venir
Asbl Lac Ahémé Vivra Belgique
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