20/05/2026
𝐌𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐏𝐞𝐫𝐰𝐞𝐳 : 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐫𝐞́𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬
Le dossier de la mobilité à Perwez s’est brusquement réinvité dans le débat public à la suite de la présentation, le 13 mai 2026, par les autorités communales au ministre wallon François Desquesnes, d’un projet qualifié de « contournement malin ». Celui-ci prévoit notamment la création de 1.400 mètres de voirie nouvelle parallèle à la N29 ainsi qu’un mobipôle multimodal, pour un investissement annoncé de 10,5 millions d’euros.
Une annonce largement relayée dans la presse régionale et nationale, avant même qu’un véritable débat n’ait lieu au conseil communal.
Comme de nombreux citoyens, nous avons découvert ce projet dans les journaux du mercredi matin.
Très rapidement, ce dossier a ravivé une fracture politique ancienne à Perwez. Les mêmes oppositions, les mêmes arguments, les mêmes postures ont ressurgi presque instantanément. Chacun semble vouloir rejouer un débat qui dure depuis des années, pendant que les habitants, eux, continuent de subir quotidiennement les difficultés de circulation et les conséquences d’une mobilité devenue problématique dans plusieurs quartiers de l’entité.
𝐂𝐡𝐞𝐳 𝐂.𝐀.𝐏. 𝐏𝐞𝐫𝐰𝐞𝐳, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐟𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭.
𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐢 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭, 𝐧𝐢 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐮𝐠𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮..
Nous ne sommes pas là pour arbitrer une guerre politique devenue stérile.
Notre rôle est ailleurs : représenter les Perwezéens, ceux qui vivent ces difficultés au quotidien, ceux qui traversent ces zones agricoles chaque jour, ceux qui constatent depuis trop longtemps que les débats se déroulent sans eux.
𝐌𝐚𝐥𝐠𝐫𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞́𝐞 𝐧’𝐚 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐞́𝐦𝐞𝐫𝐠𝐞́. 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐞́𝐭𝐡𝐨𝐝𝐞.
C’est dans cet esprit que C.A.P. Perwez rencontrera cette semaine le Collège communal afin d’échanger sereinement sur ce projet. Cette rencontre ne sera pas guidée par des positions idéologiques ou des certitudes toutes faites, mais par une série de questions légitimes que tout élu responsable doit poser face à un dossier aussi structurant.
Quelle sera l’efficacité réelle du projet sur la fluidité du trafic ? Quel sera son impact sur le territoire et sur les terres agricoles ? Comment s’articule-t-il avec le Schéma de Développement Communal actuellement en préparation ? Le financement annoncé est-il réellement consolidé et soutenable à long terme ?
Ces interrogations ne constituent pas des attaques politiques. Elles relèvent simplement du devoir de vigilance que nécessite tout projet engageant l’avenir de la commune pour plusieurs décennies.
𝐒𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝, 𝐂.𝐀.𝐏. 𝐏𝐞𝐫𝐰𝐞𝐳 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐧𝐮𝐚𝐧𝐜𝐞́𝐞 : 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐛𝐚𝐭 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐛𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐚𝐜𝐞́𝐬. Ce serait prématuré et réducteur. Ce que nous défendons avant tout, c’est une méthode de travail fondée sur la transparence, l’écoute et l’association des citoyens.
Un débat digne de ce nom doit avoir lieu au conseil communal. Les études doivent être rendues publiques. La population doit être associée de manière réelle, structurée et sincère aux réflexions qui concernent directement son cadre de vie.
𝐋𝐞𝐬 𝐏𝐞𝐫𝐰𝐞𝐳𝐞́𝐞𝐧𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐛𝐚𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐡𝐞𝐟. 𝐈𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐩𝐚𝐫 𝐯𝐨𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞, 𝐧𝐢 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭.
Ils ont le droit d’être entendus, consultés et respectés dans les choix qui façonneront l’avenir de leur commune.
La mobilité de demain à Perwez ne se construira pas dans l’affrontement permanent. Elle se construira dans la sérénité, avec rigueur, transparence et participation citoyenne.
C’est cette vision que C.A.P. Perwez portera cette semaine face au Collège communal, et qu’il continuera à défendre au sein du conseil communal.
Les suites de cette rencontre seront communiquées publiquement aux citoyens.
La liste citoyenne refuse de prendre position ou d'assumer le rôle d'arbitre. Elle demande un débat serein au conseil communal.