18/06/2026
Manifestation historique hier dans les rues de Namur.
Merci à toutes celles et ceux qui résistent contre les mesures injustes de ces gouvernements et qui refusent de continuer à subir les injustices du MR et des Engagés.
Grâce à vous, on sent le gouvernement très nerveux. Ils entendent la colère monter. Et plus nous serons nombreux et déterminés, plus nous les ferons trembler et reculer.
Hier, en rencontrant le ministre président juste après la manif, le discours commençait à changer.
On avait soi-disant mal compris, il n’a jamais parlé de 2 milliards d’économies supplémentaires. Evidemment!
La réforme des droits de succession, il reconnaît qu’il faudra probablement la revoir.
Tout comme il reconnaît que la trajectoire budgétaire fixée pour 2029 va plus loin que ce qu’impose l’Europe, reconnaissant implicitement que certaines économies pourraient être évitées.
Face aux interpellations de la FGTB wallonne concernant la possibilité de diminuer les intérêts de la dette de la Région (directe et indirecte), sans faire mal aux travailleurs et travailleuses, ni aux services publics, on sent le ministre président ennuyé. Il sait que les intérêts de la dette indirecte peuvent être réduits. Il s’est engagé à y travailler. Mais aucun résultat jusqu’ici.
Plus simple de prendre dans les poches des travailleurs que dans celles des banques. Mais quand les travailleurs et travailleuses descendent par milliers dans les rues, difficile de les ignorer.
La FGTB wallonne a encore mis plusieurs autres propositions sur la table pour démontrer qu’une autre voie est possible pour redresser les comptes de la Région, sans faire mal à la population. Au contraire, en recréant des perspectives.
Et nous avons été très clairs. Nous sommes à un point de bascule. Si le gouvernement ne revoit pas sa copie, nous devrons durcir les actions. La b***e est dans le camp du gouvernement. Et nous nous tenons prêts. Soit pour négocier. Soit pour continuer le combat. Plus durement!
Quelques mots concernant certains commentaires relatifs au nombre de manifestants.
À l’échelle wallonne, il n’y a jamais eu autant de monde dans les rues de Namur.
En off, la police reconnaît elle-même qu’il y avait bien plus de monde que les chiffres qu’ils déclarent, indiquant que de nombreux trains sont restés à quai ou sont arrivés encore après les comptages officiels. En ce qui concerne le drone, ils reconnaissent également que les manifestants non visibles, parce que situés dans les angles morts de la caméra, ne sont pas comptabilisés.
Le chiffre de minimum 15.000 est clairement confirmé.
En ce qui concerne les critiques relatives au nombre de manifestants en rapport au nombre de non manifestants, elles démontrent la méconnaissance (ou la mauvaise foi) des opposants aux mouvements sociaux. Ils ignorent délibérément les dizaines de milliers de sympathisants qui ne peuvent rejoindre les actions pour raisons économiques ou parce qu’ils subissent des pressions directes de leurs employeurs, mais qui partagent les constats posés par les organisations syndicales. Le cumul des mesures des gouvernements au niveau fédéral (pensions, index, salaires gelés, taxes sur l’essence, etc), au niveau wallon, au niveau de la fédération Wallonie-Bruxelles, au niveau des communes fait tellement de mal à la population, que pour le nier, il faut vraiment être ignorant ou privilégié.
Il convient de noter que la plupart de ceux qui émettent ces critiques profitent néanmoins des conquêtes sociales obtenues par les organisations syndicales grâce à leurs actions de grève et de manifestations. Libres à eux de renoncer à leurs congés payés, salaires indexés, droit à la sécurité sociale en cas de maladie, perte d’emploi, accident de travail, renoncer à leur pension légale, à des soins de santé ou des prix de médicaments encore abordables, etc…
Concernant l’utilité de la manifestation d’hier ou des manifestations en général, il convient encore de rappeler qu’au niveau wallon, entre 2017 et 2019, après 4 manifestations dans les rues de Namur, le MR et le CDH ont été contraints de faire marche arrière sur leur réforme APE. Donc oui, les manifestations peuvent faire bouger les lignes.
Concernant la manifestation d’hier, je le redis clairement, suite à la rencontre au parlement et avec le ministre président, on sent le gouvernement très fébrile. Et c’est clairement grâce à la pression des milliers de manifestants venus crier leur colère hier dans les rues de Namur!
Que cela ne plaise pas aux frustrés cachés derrière leurs écrans, souvent de manière anonyme d’ailleurs, qui critiquent celles et ceux qui résistent, ce n’est pas un scoop. Pas très difficile de comprendre pour qui pédalent ces profils haineux.
Rappelons que pendant la résistance, il y avait déjà 3 catégories de personnes:
- ceux qui collaboraient avec l’occupant
- le gros de la population qui avait peur, chaussait ses pantoufles et se taisait
- puis les quelques milliers au départ qui ont osé résister, pour défendre leurs valeurs et offrir un avenir aux générations futures…
Merci à toutes celles et ceux qui sont les résistant.es des temps modernes et qui luttent pour offrir un avenir aux générations futures.
Très fier d’être à vos côtés!
Continuons le combat mes Camarades! Ne lâchons rien!
Et si les gouvernements ne nous entendent pas et décident de continuer à nous faire mal, durcissons nos actions, quitte à mettre le pays à l’arrêt !