Vous êtes sur la page officielle de la Fédération Belge de Qi Gong. Une précision s’impose d’emblée : non, le Qi Gong n’est pas un art martial. Ni une sorte de gymnastique chinoise. Ni une forme chinoise du yoga. Et encore moins un sport de compétition, même si certains le pratiquent de cette manière. Le Qi Gong traditionnel, tel qu’on l’enseigne et le pratique au sein de la Fédération belge de Qi
Gong, est une branche à part entière de la Médecine traditionnelle chinoise. Depuis près de trente siècles, les thérapeutes chinois ont élaboré, développé et affiné cet ensemble unique de procédés et d’exercices destinés à combattre la maladie et la dégénérescence due au vieillissement, afin de j***r jusqu’au bout d’une vie saine et harmonieuse. Le travail de l’énergie
Le terme Qi Gong signifie travail de l’énergie. C’est un néologisme qui date du début du XXe siècle. Autrefois, les médecins chinois l’appelaient simplement « les mouvements de santé ». Pour comprendre comment agit ce « travail de l’énergie », il faut d’abord expliquer ce qu’est cette énergie, et comment on peut agir sur elle. Bien entendu, nous le ferons ici d’une manière succincte et donc forcément incomplète. Selon la philosophie taoïste, le Qi est l’énergie vitale qui existe en tout être vivant. Ce Qi vital est composé de plusieurs formes de Qi : celui dont nous avons hérité en naissant, et ceux que nous absorbons par l’alimentation (le « Qi de la Terre ») et la respiration (le Qi de l’air, appelé « Qi du Ciel »). Le Qi se diffuse partout dans le corps, jusque dans la plus petite de ses cellules. Et ce faisant, il les nourrit puisque « le Qi pousse le sang », disent les textes anciens. Mais le Qi circule de préférence dans des canaux appelés méridiens. Ceux-ci sont en rapport avec les différents organes et zones de l’organisme. Il existe aussi des régions du corps où l’énergie est stockée, mise en réserve. Selon la Médecine traditionnelle chinoise, un Qi qui circule parfaitement dans le corps est la condition essentielle pour j***r d’une bonne santé. Un blocage du Qi entraîne des douleurs et des maladies, et un blocage qui se prolonge peut avoir de graves conséquences. Beaucoup de facteurs peuvent, sinon bloquer, du moins gêner la circulation du Qi : une mauvaise alimentation, la fatigue, le stress, la pollution de l’air… Et aussi des facteurs psychiques, comme la dépression par exemple. Tout le monde a déjà entendu parler de l’acuponcture, une autre branche de la Médecine traditionnelle chinoise. Reconnue par la médecine occidentale, on l’utilise notamment dans les salles d’opération pour conditionner des patients trop âgés pour être endormis par les anesthésiques habituels. L’acuponcteur pose des aiguilles sur des points bien précis du corps de son patient, afin d’agir sur l’énergie vitale de celui-ci. Les points en question sont situés sur les méridiens. On peut aussi traiter ces points par pression des doigts, on parle alors de digiponcture. Les exercices du Qi Gong, eux, agissent sur un voire plusieurs méridiens tout entiers. On comprend donc aisément que le Qi Gong, s’il est pratiqué correctement et régulièrement, est un outil puissant et efficace pour la prévention des déséquilibres énergétiques et donc des maladies. Le Qi Gong est en quelque sorte une forme de poncture qu’on peut s’appliquer à soi-même. Qi Gong pour tous
Le Qi Gong est donc un art millénaire de santé, qui a pour but de nourrir l’énergie vitale du corps et de la faire circuler. C’est une discipline accessible à tous, car les exercices sont simples et pratiqués lentement, avec douceur. Il est impossible de se faire mal, car il est interdit de forcer le mouvement. En effet, « forcer blesse le QI », disent les textes de référence. On peut donc sans problème pratiquer le Qi Gong à tout âge, et même si on a des problèmes de mobilité. Il existe d’ailleurs des exercices à réaliser en position assise. Chacun travaille l’énergie à son rythme, mais pas n’importe comment. La synchronisation de la respiration avec les mouvements est primordiale. Il convient en effet de bien visualiser les zones du corps où l’on souhaite faire circuler l’énergie car « là où va la pensée va le Qi ». Un dernier point tout aussi important : pour être efficace, le Qi Gong doit se pratiquer dans un état de relaxation, de détente, de « lâcher prise ». En résumé, on peut donc dire que le Qi Gong consiste à combiner, à partir d’un état de quiétude et de relaxation, les actions de la pensée, de la respiration et du mouvement. Certains mouvements ont pour but d’entretenir la santé, d’éviter la maladie : ils sont préventifs. D’autres exercices sont destinés à libérer l’homme de la maladie : ils sont curatifs. Les professeurs de Qi Gong reconnus par notre Fédération ont étudié la Médecine traditionnelle chinoise et le Qi Gong traditionnel pendant plusieurs années. Leur formation et leur expérience leur permettent de conseiller les mouvements les mieux adaptés à un problème d’ordre médical.