10/06/2026
❌ NON AUX VISITES DOMICILIAIRES !
Malgré le rejet de la motion contre les visites domiciliaires par la majorité communale, nous ne lâcherons rien. Le combat continue !
Le projet de loi en question permettrait aux autorités de forcer l'entrée d'un domicile privé pour y arrêter une personne sans titre de séjour, dans le but de l'expulser. Non pas dans le cadre d'une procédure pénale. Non pas parce qu'un crime a été commis. Uniquement parce qu'une personne se trouve en situation irrégulière.
Cela signifie concrètement des portes enfoncées à l'aube, parfois en présence d'enfants. Des familles belges hébergeant des personnes exilées qui se retrouvent criminalisées pour leur geste de solidarité. Et surtout, un précédent extrêmement grave : l'inviolabilité du domicile, pilier fondamental de notre État de droit, remise en question.
Les défenseurs de ce texte tentent de nous rassurer avec des balises et des procédures. Mais le Conseil d'État, l'institut fédéral MYRIA, les juges d'instruction eux-mêmes le confirment : l'essence du texte n'a pas changé depuis sa version déjà rejetée sous le gouvernement Michel. Pire encore, le gouvernement Arizona a confirmé son intention de soumettre ce texte au Parlement malgré deux avis successifs et sévères du Conseil d'État. Dans son second avis du 11 mai 2026, celui-ci a constaté qu'aucune modification substantielle n'avait été apportée. Les garanties annoncées ne sont qu'un vernis procédural.
La question de fond reste entière : si une personne représente un véritable danger, la justice dispose déjà de tous les outils légaux nécessaires pour intervenir à domicile. Ce projet de loi ne vise donc pas les personnes dangereuses. Il vise les personnes migrantes, toutes, jusque dans leur lieu de vie.
Nous refusons une société où l'on chasse les gens jusque dans leur lit. Nous refusons que la solidarité soit traitée comme un délit. Et nous refusons l'argument rassurant selon lequel ce projet serait sans commune mesure avec ce qui se passe aux États-Unis. Une fois le verrou de l'inviolabilité du domicile brisé, qui peut garantir ce que le prochain gouvernement en fera ?
🤝 Et si demain, l'exclu·e, c'était moi ?
Cette question, le CEPAG la pose au cœur de sa campagne. Elle nous concerne tou·te·s. Parce que l'exclusion ne frappe pas toujours là où on l'attend. Parce que les droits fondamentaux, une fois érodés, ne le sont jamais pour une seule catégorie de personnes. Aujourd'hui les sans-papiers. Demain, qui ?
Rejoignez le mouvement, informez-vous, faites circuler la campagne du CEPAG : "Et si demain l'exclu c'était moi ?"
Ensemble, continuons le combat.