13/03/2026
🚨Retour sur le Congrès UNAB du 06/03 ou vous étiez trés nombreux : compte-rendu complet en commentaire !
Le bio ne manque plus d’arguments. Il manque d’un pilote de marché.
✅ La Wallonie a déjà une base bio solide : 12 % de SAU, 1 agriculteur sur 7, et pourtant 5 800 ha ont été perdus depuis 2022. Faire sauter le verrou, c’est organiser la demande, les filières, la transformation et les débouchés.
Les intervenants ont égrené les conditions de développement du bio wallon…jusqu’à devenir la norme ?
➡️ À 15 % de part de marché, le bio devient “normal” (masse critique, logistique stable, transformation rentable et négociation retail plus sérieuse). Vu l'impossibilité pour nos fermes de rivaliser avec la compétitivité-coûts de fermes étrangères, la différenciation par le bio devient un modèle enviable !
Conditions centrales ?
👉 un acteur catalyseur de marché et un plan bio TRANSVERSAL (agriculture, économie, envi, emploi, santé…). L’UNAB y travaille en Wallonie, et IFOAM au niveau européen.
👉 un travail sur les prix/marges. Ici, le différentiel de prix bio/conventionnel reste à 1,3–1,8. Alors qu’au Danemark (13% de pdm), il descend à 1,1–1,2 tout en garantissant un prix juste producteur.
👉 une structuration de base via les commandes publiques bio. En Wallonie, il reste 4 700 cantines (Wal+Bxl) à convaincre pour un potentiel de >50.000 tonnes de produits bio...
👉une vision. Jerome Bindelle (Uliège) a montré que choisir plus de bio implique une question beaucoup plus large : quel système alimentaire voulons-nous organiser à l’avenir?
💹 Au final, on retient que le bio ne se développera pas tout seul.
🛞 Il faut une vision politique de notre système alimentaire et un vrai pilote capable d’aller chercher les marchés, structurer les filières, sinon, c’est “open bar” : marges élevées, importations, volatilité supportée par les producteurs. Et l’implication des acteurs privés est essentielle pour « scaler ». C’était le sens du témoignage de Anouk Schoors, qui présentait l’action filière de The Nest Family Office.
Le message central➡️Le bio doit arrêter de se comporter comme une niche… et commencer à agir comme la norme qu’il doit devenir.
Merci à toutes celles et ceux qui ont nourri cette journée, aux participants et aux nombreux agriculteurs.rices présent.e.s
IFOAM Organics Europe Université de Liège Anne-Catherine Dalcq Yves Coppieters Thierry Van Hentenryk