12/06/2026
📈 Le TEC devra faire passer son taux de couverture (part des coûts d’exploitation couverts par la vente de billets) de 10 % en 2024 à 14 % en 2029.
🎯 Une cible arbitraire et limitante.
Ce qui compte avant tout, c’est la quantité et la qualité de l’offre, ainsi que la fréquentation.Ce sont d’ailleurs ces indicateurs — désormais intégrés au nouveau contrat de service public — qu’il faut prioritairement suivre.
🎫 Augmenter le prix du billet (≈ +40 %) serait la solution la plus directe…mais aussi contreproductive : une hausse brutale risquerait de faire fuir les usagers non captifs, notamment en milieu urbain déjà touché par les hausses de février 2026.
👉 Sous l’impulsion de Jean Mansuy, une autre voie est mise en avant : augmenter le nombre de voyageurs, via des mesures ciblées.
Domicile-travail : mieux desservir les ZAE
* Déployer de nouvelles lignes, potentiellement financées par les entreprises (« versement mobilité »)
* Sécuriser les abords des arrêts
Loisirs : renforcer l’offre en soirée et le week-end
* Maintenir les lignes Express, y compris le dimanche
Urbain : améliorer l’attractivité
* Développer les billets multimodaux et les parkings relais
* Nécessité d’actions complémentaires pour limiter l’usage de la voiture (stationnement, circulation, etc.)
* Rôle clé des communes et de la Région
Rural : transport à la demande
* Utile dans une logique de service public, mais potentiel limité (ex. : 1,54 passager/véhicule en Flandre)
* Peu adapté pour augmenter significativement les recettes
🚌 Ces leviers s’inscrivent dans la Vision FAST 2030 (10 % de part modale), mais changer les comportements prend du temps. Des investissements aujourd’hui sont indispensables pour attirer davantage de voyageurs demain.
➡️ Lien vers l’article Le Soir : https://www.lesoir.be/751894/article/2026-06-09/transports-publics-wallons-comment-eviter-la-flambee-du-prix-des-billets