02/10/2026
⚠️ MALTRAITANCE ANIMALE : CONTRÔLER, SANCTIONNER, PRÉVENIR LA RÉCIDIVE
Pour protéger réellement les animaux, il faut des moyens et un véritable suivi.
Ces dernières semaines, plusieurs nouveaux cas de récidive en matière de maltraitance animales ont une nouvelle fois mis en lumière les difficultés rencontrées dans le contrôle et le suivi des personnes déjà sanctionnées.
Des animaux ont été retrouvés dans des états de maigreur extrême, voire morts, alors que leurs détenteurs avaient déjà fait l’objet d’un retrait de permis.
❗️Combien faudra-t-il encore de victimes avant que les moyens de contrôle soient à la hauteur ?
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🔧 Les outils existent : le permis de détention
La Wallonie dispose pourtant d’outils pour agir. Le permis de détention et la possibilité de le retirer sont des dispositifs importants, que l’UWPA soutient.
Cet outil joue un rôle essentiel pour lutter contre la maltraitance, responsabiliser l’acquisition d’un animal et éviter les achats impulsifs, mais aussi pour empêcher que des personnes condamnées pour maltraitance animale puissent se procurer de nouveaux animaux.
🔎 Mais soyons clairs : une interdiction de détenir des animaux n’a de sens que si son respect est effectivement contrôlé et que son non-respect entraîne des sanctions.
Sanctionner ne suffit pas. Il faut pouvoir contrôler le respect des décisions prises et assurer un véritable suivi des personnes déjà sanctionnées afin d’empêcher que de nouveaux animaux deviennent à leur tour victimes de maltraitance.
🆘 Et lorsque le système échoue à prévenir ces situations, ce sont aussi les refuges qui doivent en assumer les conséquences.
🗣️ « Trouver des places en urgence. Mobiliser les équipes. Accueillir parfois des dizaines d’animaux en quelques heures. Financer les soins. Et accompagner pendant des semaines, voire des mois, des animaux qui arrivent parfois dans des états dramatiques. Nos refuges répondent présents. Mais ils ne peuvent pas continuer à être le dernier rempart lorsque le mal est déjà fait. » - déclare Gaëtan Sgualdino, Président de l’UWPA.
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📊 Des moyens qui ne sont pas à la hauteur des enjeux
En 2025, l’Unité du bien-être animal wallonne comptait 19 personnes, dont 13 agents contrôleurs.
À titre de comparaison, Dierenwelzijn Vlaanderen disposait de 57 équivalents temps plein, dont 31 inspecteurs et contrôleurs.
Une politique ambitieuse en matière de bien-être animal ne peut pas fonctionner sans les moyens humains nécessaires pour la faire appliquer concrètement sur le terrain.
Il faut pouvoir contrôler le respect des sanctions, assurer le suivi des personnes interdites de détention et intervenir avant que de nouveaux animaux ne soient victimes de maltraitance.
👉 L’objectif n’est pas d’attendre que la situation soit devenue dramatique pour saisir les animaux, mais de pouvoir agir en amont.
« Les outils existent. Les sanctions existent. Il faut maintenant les moyens de les faire respecter. »
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📣 L’UWPA demande au Gouvernement wallon de renforcer significativement les moyens consacrés au bien-être animal, notamment pour assurer davantage de contrôles, faire respecter les sanctions et les interdictions de détention, permettre les interventions et les saisies nécessaires et, surtout, garantir un véritable suivi des personnes déjà sanctionnées ou interdites de détention.