09/05/2026
On marche complètement sur la tête à Bruxelles.
Alors que la ville est déjà paralysée une bonne partie de l’année par les travaux, les fermetures d’axes, les plans Good Move, les suppressions de places de parking et des embouteillages devenus permanents, voilà qu’on nous annonce maintenant une DEUXIÈME journée sans voiture à Bruxelles à l’occasion de la Fête de l’Iris.
Et le plus incroyable dans tout ça, c’est le timing.
Cette journée tomberait pendant les vacances de printemps des écoles francophones, un moment où beaucoup de familles profitent justement pour se déplacer, voir leurs proches ou passer du temps ensemble. Mais surtout, cela tomberait aussi pendant la Fête des mères. Donc concrètement, des familles qui viennent parfois de loin pour rendre visite à leur maman, leurs parents ou leurs grands-parents à Bruxelles vont encore devoir subir blocages, restrictions et complications supplémentaires.
À un moment donné, il faut arrêter cette obsession idéologique contre la voiture.
Pendant la campagne, certains partis promettaient pourtant plus de pragmatisme, plus d’équilibre et la fin des excès idéologiques autour de la mobilité. Et aujourd’hui ? On continue exactement dans la même direction. On change les discours, mais sur le terrain, rien ne change. Toujours plus de restrictions. Toujours plus de contraintes. Toujours plus de fermetures.
Et pendant ce temps-là, Bruxelles devient impraticable. Les automobilistes souffrent, les indépendants souffrent, les familles souffrent, les PMR souffrent, mais même les transports en commun n’arrivent plus à suivre tellement tout le réseau est saturé. On le voit tous les jours dans des quartiers où les bus et les trams restent coincés dans les embouteillages provoqués par l’accumulation de chantiers et de plans de circulation incohérents.
Une ville moderne ne fonctionne pas contre une partie de sa population. Une ville moderne doit permettre à chacun de se déplacer normalement, que ce soit en transports en commun, à vélo, à pied ou en voiture.
Bruxelles n’a pas besoin d’une deuxième journée symbolique sans voiture. Bruxelles a besoin d’une mobilité qui fonctionne réellement. Vraiment.