14/10/2026
C’est avec un peu de re**rd que nous revenons sur notre participation au colloque Start-Mass, consacré aux « 𝘈𝘴𝘴𝘶𝘦́𝘵𝘶𝘥𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘭’𝘦́𝘱𝘳𝘦𝘶𝘷𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘦́𝘤𝘢𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥𝘶 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 ». Deux intervenantes du SSADA ont eu l’occasion d’y participer et d’approfondir une question qui traverse régulièrement nos accompagnements : 𝙦𝙪𝙚𝙡 𝙡𝙞𝙚𝙣 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙖𝙨𝙨𝙪𝙚́𝙩𝙪𝙙𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙙𝙚́𝙨𝙞𝙨𝙩𝙖𝙣𝙘𝙚 ?
Au SSADA, les personnes que nous accompagnons sont souvent confrontées à des problématiques de consommation susceptibles de fragiliser leur parcours de désistance. Les assuétudes peuvent en effet constituer un obstacle à la réalisation de leurs aspirations de vie et à la construction d’un projet de vie durable.
Notre philosophie nous invite à travailler à partir des réalités vécues par les personnes accompagnées. La consommation ne constitue donc pas un critère d’exclusion : elle est un élément de leur parcours qu’il est essentiel de prendre en compte dans l’accompagnement.
𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗺𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝗹𝗶𝗻𝗾𝘂𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘀’𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗺𝗲̂𝗹𝗲𝗻𝘁
Dans certaines situations, consommation et délinquance sont étroitement liées et peuvent s’alimenter mutuellement. C’est notamment le cas de personnes consommatrices et impliquées dans le trafic de stupéfiants, par exemple. Il est alors nécessaire que ces troubles soient pris en compte de manière conjointe. Comme l’a souligné le Docteur MEROUEH, addictologue en milieu carcéral, les consommations sont fréquemment présentes lors du passage à l’acte. Les troubles liés à l’usage de substances constituent, par ailleurs, un enjeu important en milieu carcéral, où de nombreuses personnes ont besoin d’une intervention adaptée.
Lors de ce colloque, le Docteur MEROUEH a rappelé que, bien qu’on pense spontanément aux drogues dites « dures » lorsqu’on parle d’addiction, l'alcool reste la substance la plus problématique dans la société actuelle.
𝗦𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗻𝘀
Ces constats nous rappellent que l’accès au dépistage, à une évaluation médico-psychologique et aux traitements adaptés aux assuétudes est essentiel, y compris pendant la détention et au moment de la sortie. Préparer la sortie dès l’entrée en détention, anticiper les besoins, assurer le relais entre les professionnels et maintenir le lien avec les dispositifs d’accompagnement : autant de leviers pour éviter les ruptures et soutenir les personnes dans leur parcours.