23/04/2026
Les dés romains, souvent en os, ivoire ou terre cuite, étaient omniprésents dans la société antique, du 1er au 4e siècle apr. J.-C., utilisés pour le jeu et la divination. Très populaires chez les soldats et citoyens, les jeux de hasard étaient pourtant officiellement interdits, sauf durant les Saturnales, en raison des passions et dettes qu'ils engendraient.
Points clés de l'histoire des dés romains :
Matériaux et Fabrication :
Les dés (tesserae) étaient sculptés à la main, souvent en os de bœuf ou de mouton, avec des points cerclés ("yeux") remplis de peinture noire. Ils étaient généralement plus petits que les dés modernes.
Tali vs Tesserae :
Les Romains utilisaient les tali (astragales, osselets) qui avaient quatre côtés marqués, et les tesserae (dés cubiques) avec six faces, semblables aux dés modernes.
Popularité et Interdictions :
Le jeu était une véritable passion, pratiquée dans les tavernes comme par les empereurs, notamment Auguste et Claude, malgré des lois interdisant de parier de l'argent.
Usage Divinatoire :
Au-delà du simple divertissement, les dés étaient utilisés pour des pratiques divinatoires, cherchant à interpréter la volonté des dieux à travers le hasard.
Le "Plus Beau Coup" :
Le meilleur score était le "triple six", tandis que la sortie de l'as (le 1) entraînait une amende ou un paiement, souvent des noix ou des pièces.
Ces objets du quotidien témoignent de la culture du jeu et du divertissement dans la Rome antique.
Les dés ci dessous ont été réalisés à partir d'os de boeuf par un de nos membres.