13/02/2026
Le chiffre vient de France mais il ne serait pas très différent en Belgique.
Cette perte de confiance est fortement liée à l'absence de certaines capacités chez les adultes et chez les professionnels en particulier. Qui peut réellement croire que dans chaque structure, les adultes sont en capacité de :
- Détecter les jeunes en souffrance.
- Prendre en considération chaque demande d'aide.
- Ecouter et pas seulement "entendre" les enfants et adolescents.
- Intervenir de manière réaliste et utile aux jeunes.
- Soutenir la cible à court et moyen terme.
Ces compétences sont aujourd'hui trop peu présentes dans les structures qui accueillent des jeunes (écoles et autres). Pour une raison fort simple : la grande majorité des professionnels ne sont pas formés, guidés, outillés et soutenus pour développer ces compétences. Et pour ceux qui le sont, le système actuel ne leur donne que très rarement le temps et les moyens de déployer ces compétences au quotidien. On se heurte également à la limite de ce qu'il est juste de demander aux enseignants. Les compétences évoquées ici relèvent bien plus du domaine psycho-social que du domaine pédagogique et il est donc étrange d'exiger des enseignants qu'ils fassent un travail qui devrait être couvert par d'autres types de professionnels (assistantes sociales, psychologues, etc).
Les déclarations de belles intentions politiques n'ont aucun impact sur le terrain si elles ne sont pas suivies d'une réelle refonte du système. En matière de harcèlement, c'est tout le logiciel du monde scolaire (et au-delà) qui doit être repensé pour que demain, chaque enfant en souffrance puisse rapidement et facilement trouver un adulte qui :
- s'inquiètera sincèrement quand il montrera des signes de repli et de souffrance
- aura le temps et les compétences pour écouter vraiment ce que l'enfant souhaite dire.
- disposera des ressources et compétences pour amener des solutions réalistes à la situation vécue
- s'assurera d'un soutien et d'un accompagnement aussi long que nécessaire.
C'est ce que nous tentons de proposer depuis plusieurs années maintenant au sein de notre service mais nous ne sommes qu'un petit service qui ne peut couvrir qu'un territoire limité.
Bref, il y a encore bien du travail à faire en la matière. 😞
⚠️ Votre enfant vous fait-il confiance ? Harcèlement, cyberharcèlement… et si le silence s’installait ?
Plus d’1/3 des victimes évoque une perte de confiance envers les adultes, un chiffre qui monte à 43 % chez les filles, selon la 5e édition de notre baromètre annuel sur le harcèlement et le cyberharcèlement chez les jeunes (6-18 ans), en partenariat avec la Caisse d’Épargne Île-de-France.
💬 Quand la confiance se fragilise, la parole devient plus difficile.� Renforcer le lien adulte-enfant, écouter sans juger et prendre chaque situation au sérieux est essentiel pour briser l’isolement face à ce qu'il vit en ligne.
👉 Retrouvez nos fiches conseils parents et ados pour aborder en famille ces thématiques : https://e-enfance.org/safer-internet-day/edition2026/
Parents, enfants, éducateurs : ouvrons le dialogue.
📞 En cas de difficulté en ligne, le 3018 est là pour aider.
#3018