23/06/2026
AssProPro est cosignataire du communiqué de presse visant à dénoncer le revirement du Gouvernement Arizona concernant la prise en compte des spécificités des travailleurs et travailleuses des arts dans le calcul de leur pension.
Cette décision est injuste et préoccupante. En remettant en cause la valorisation de certaines périodes de carrière, elle risque de fragiliser davantage des professionnels dont les parcours sont marqués par l'intermittence inhérente à leur métier.
Nous soutenons pleinement les démarches entreprises par les organisations signataires pour défendre les droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses des arts et garantir une pension digne à celles et ceux qui font vivre la culture au quotidien.
Le monde de la culture est sur le pied de guerre, et la cible a un nom : Jan Jambon. Alors que le gouvernement Arizona avait promis d’adapter le calcul des pensions pour les métiers dits « atypiques » (pêcheurs, dockers, et travailleurs des arts) en raison de leurs carrières naturellement intermittentes, le ministre vient de lâcher une bombe qui provoque un véritable tollé.
Le projet de Jan Jambon ? Effacer purement et simplement les périodes antérieures au 1er mars 2014 dans le calcul de la pension ordinaire des travailleurs des arts. Sa justification repose sur l’idée que la neutralisation des périodes d’indemnisation pour ce secteur n’aurait débuté qu’à cette date précise.
Pour les syndicats et fédérations (plus d’une quarantaine de signataires, de la SACD à la CSC en passant par la FGTB), c’est une inexactitude totale et un vol manifeste. Textes de loi à l’appui, ils rappellent que les protections et le gel de la dégressivité des allocations pour les artistes existent depuis 1963, avec des renforcements clairs actés en 1992 et en 2012.
Concrètement, la facture s’annonce désastreuse : si cette mesure passe, tous les artistes ayant débuté leur carrière avant 2014 vont perdre des années entières de cotisation. Une véritable amputation sociale qui condamne directement toute une génération de créateurs à terminer sa vie dans une précarité extrême.
Les organisations dénoncent une double discrimination inconstitutionnelle. D’abord entre les vieux et les jeunes travailleurs des arts, mais aussi entre les artistes et les autres métiers intermittents (comme les dockers) qui ne subissent pas cette coupe rétroactive. Le secteur prévient qu’il utilisera tous les moyens possibles, y compris les tribunaux, pour bloquer cette réforme.
Source : Communiqué de presse intersyndical - 20 juin 2026