25/06/2026
🥵💧 Pendant cette période de fortes chaleurs à Bruxelles, le suivi des personnes à risque doit être renforcé. Pour les professionnel·les du social-santé, l’enjeu est clair : repérer, prévenir et agir vite.
Quand la chaleur s’installe, certaines personnes sont plus rapidement sujettes à la déshydratation ou le coup de chaleur : personnes âgées, personnes isolées, personnes en situation de précarité, personnes mal logées, personnes atteintes de maladies chroniques, enfants, femmes enceintes ou allaitantes.
Quelques points de vigilance 👇
🩺 Repérer les signes d’alerte auprès de vos bénéficiaires
Soif importante, bouche sèche, fatigue inhabituelle, maux de tête, vertiges, urines foncées ou peu fréquentes, nausées, crampes, confusion, somnolence, perte d’équilibre : ces signes doivent alerter rapidement.
👥 Renforcer le contact avec les personnes à risque
Augmenter la fréquence des appels, des visites ou des passages, surtout auprès des personnes âgées, isolées ou en logement précaire. En période de chaleur, l’absence de nouvelles peut être un signal à ne pas négliger.
🚰 Faciliter concrètement l’accès à l’eau
Proposer de l’eau fraîche, facilement accessible, dans des contenants adaptés aux habitudes des publics accompagnés. Vérifier aussi que l’eau est disponible dans les lieux d’accueil, d’attente ou d’activité.
🌡️ Adapter vos pratiques professionnelles
Réduire ou décaler les activités physiques, identifier les lieux rafraîchis à proximité, organiser les accompagnements en tenant compte des heures les plus chaudes et rappeler les bons réflexes d’hydratation.
🚨 Identifier la précarité hydrique
Certaines personnes n’ont pas un accès stable à l’eau potable : sans-abrisme, hébergement d’urgence, squat, logement insalubre, non-recours aux aides. Ces situations demandent une attention spécifique, surtout en cas de canicule.
👩⚕️ Aller-vers, systématiser, signaler
Le suivi des personnes à risque ne peut pas reposer sur leur seule capacité à demander de l’aide. Aller vers, repérer les besoins, mobiliser les ressources existantes et interpeller les autorités sur les zones sans eau publique ou sans espaces ombragés font partie du travail.
Boire suffisamment n’est pas seulement une affaire individuelle. En période de chaleur, c’est aussi une question de vigilance professionnelle.