Marais Wiels

Marais Wiels Collectif de citoyens réclamant la sauvegarde du Marais Wiels �

15/05/2026

📣 Le mouvement pour la nature à Bruxelles signe une carte blanche en forme de lettre ouverte aux député.e.s bruxellois.e.s.

🙏 Merci au journal Le Soir de nous avoir ouvert ses colonnes.
https://www.lesoir.be/746658/article/2026-05-14/lettre-ouverte-aux-deputes-bruxellois-nous-vous-demandons-instamment-dexercer

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✍️ Lettre ouverte aux députés bruxellois : « Nous vous demandons instamment d’exercer votre pouvoir de contrôle du Gouvernement »

Le 29 octobre 2025, le Tribunal de première instance francophone de Bruxelles a prononcé un jugement important pour l’adaptation du territoire aux impacts du changement climatique, pour la biodiversité et la nature en ville. Considérant les risques élevés que fait peser le changement climatique sur les Bruxellois.e.s, constatant le consensus scientifique sur le rôle essentiel des espaces naturels pour nous adapter à cette nouvelle réalité, et observant que la Région elle-même reconnaît le besoin d’arrêter et même d’inverser la tendance à l’imperméabilisation des sols, le Tribunal a condamné « la Région de Bruxelles-capitale à « prendre les mesures nécessaires pour suspendre l’urbanisation et l’imperméabilisation des sites et terrains non bâtis de plus de 0,5 ha sur son territoire, et ce, jusqu’à l’adoption du PRAS […] et au plus t**d jusqu’au 31 décembre 2026 ».

Cinq mois plus t**d, le 8 avril 2026, le gouvernement bruxellois a publié une circulaire donnant ordre aux fonctionnaires des administrations Urban et Bruxelles environnement : « de poursuivre l’analyse de toutes les demandes : aucun moratoire ne sera appliqué » (souligné par le gouvernement).

Dans ce texte, le gouvernement n’indique nullement comment il va respecter la suspension ordonnée par le Tribunal. Il déclare par contre qu’il compte poursuivre l’instruction de permis sur les espaces naturels temporairement protégés. Or, donner des instructions pour poursuivre l’instruction des permis, même de manière renforcée, en exigeant des demandeurs qu’ils expliquent en quoi leur projet permettrait de limiter leur impact climatique, ce n’est pas donner des instructions pour suspendre l’urbanisation et l’imperméabilisation des espaces visés.

En agissant de la sorte, le gouvernement crée une confusion et génère de nouveaux problèmes :

– il laisse croire aux porteurs de projets que le jugement n’a pas d’effet suspensif, ce qui est faux,

– il ne précise pas s’il va délivrer des permis ou non, malgré la promesse de l’instruction des demandes, ce qui crée une insécurité juridique aggravée,

– si des permis devaient effectivement être délivrés sur les sites et terrains visés par le jugement, ils ouvriraient des droits à compensation pour leurs détenteurs en cas de non-réalisation. Or tant que la Région ne dispose pas d’un PRAS adapté, ces permis ne pourront probablement pas être réalisés. Par ailleurs, ils seraient systématiquement attaqués. La Région prend donc le risque de créer à la fois un embouteillage judiciaire et un endettement inutile et évitable.

Ces problèmes pourraient être évités en appliquant correctement le jugement. Ils découlent de l’intention malheureuse qui préside à ce texte : cette circulaire est une tentative manifeste du gouvernement de se soustraire à la décision de Justice.

Or en vertu de la séparation des pouvoirs, le gouvernement est obligé d’exécuter un jugement qui s’impose à la Région. Il peut former appel de la décision – ce qu’il a fait le 27 mars 2026 – mais en attendant le jugement en appel, il est obligé d’exécuter la décision du tribunal de première instance. Le fait qu’il s’y refuse pose un problème très important de non-respect de la séparation des pouvoirs.

La démocratie naît de l’équilibre entre les trois pouvoirs que sont le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Si l’un de ces pouvoirs s’estompe, ou n’est pas respecté par les autres piliers, l’équilibre disparaît et la démocratie périclite. Qu’advient-il de la démocratie si le gouvernement gouverne seul, sans garde-fou, au mépris de la loi ? Quelles garanties existent encore d’éviter l’arbitraire si un des pouvoirs constitué décide unilatéralement qu’il ne doit pas tenir compte des autres pouvoirs ?

C’est pourquoi nous nous tournons vers vous, élus régionaux, députés du Parlement régional. Le Parlement a en effet le pouvoir constitutionnel de contrôler le gouvernement. Ce pouvoir est aussi un devoir. C’est aux représentants de la population de s’assurer que le gouvernement exécute valablement sa mission, dans le cadre du budget décidé par le Parlement, de la loi, et du respect de la séparation des pouvoirs, garante de la démocratie.

En tant qu’associations et collectifs actifs pour la défense de la nature à Bruxelles, en tant que citoyens de toutes obédiences politiques, et en tant que démocrates, nous sollicitons donc votre intervention.

Le gouvernement ne peut pas conduire la Région à se soustraire aux effets du jugement du tribunal comme il tente de le faire avec cette circulaire : celle-ci doit donc être retirée. Nous vous demandons d’agir en ce sens.

Pour que ce contrôle soit réalisé publiquement, et donne lieu à des débats et délibérations démocratiques dont chaque citoyen doit pouvoir prendre connaissance, nous vous invitons à mettre ce point à l’ordre du jour de la prochaine séance plénière du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Vous le savez, la confiance des citoyen.ne.s dans le système représentatif est déjà en grande souffrance. A ce sujet, nous attirons votre attention sur le caractère particulièrement délétère de la tentative du gouvernement. Le jugement en question, outre qu’il nous rappelle les obligations climatiques européennes, procède d’une demande largement partagée par les bruxellois.e.s, il est renseigné par un consensus scientifique, et il est appuyé sur les engagements de la Région elle-même. Tenter de s’y soustraire, c’est envoyer le signal que la Région méprise l’ensemble de ces dynamiques.

Plus fondamentalement, l’attitude qu’a montrée le gouvernement s’inscrit à rebours de l’un des enjeux les plus cruciaux de notre siècle. Nous savons en effet que pour limiter la destruction de la biodiversité sans laquelle nous ne pouvons pas vivre, pour nous adapter aux impacts sociaux, sanitaires et économiques du changement climatique, tous massifs et croissants, nous devons faire sans délai une chose très simple, mais qui demande du courage politique : arrêter de détruire la nature. Cela vaut partout, y compris bien sûr dans notre ville-région.

Nous vous demandons d’agir en ce sens, avec l’urgence et la détermination que requiert la situation actuelle.

Associations signataires (dans l’ordre alphabétique) :

• AQABEF – Association des quartiers d’Auderghem et Boitsfort pour la protection des étangs et forêts

• Association de Comités de Quartier Ucclois

• Bruxelles Nature

• CCN Vogelzang CBN

• CEBE-MOB (Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs asbl – Milieu Commissie Brussel en Omgeving vzw)

• Comité de quartier Saint-Denis/Stop-Inondations

• Comité de Quartier du Vieux-Sainte- Anne à Auderghem

• Commission ornithologique de Watermael-Boitsfort

• Connexion Nature

• EGEB – États Généraux de l’Eau à Bruxelles

• Grands-Parents pour le climat

• Kauwberg Nature asbl

• La Minute Sauvage

• Les Amis de la Forêt de Soignes asbl

• Les Ami.e.s du champ des Cailles (ACDC)

• Les amis du Heyselbeek

• Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux

• Marais Wiels Moeras

• Natagora Bruxelles

• Parcelles asbl

• POWER4trees

• Sauvegardons Neerpede

• Sauvons la friche Josaphat

• Save Bergoje Trees

• Save Donderberg

• Tuiniersforum des Jardiniers

• We Are Nature.Brussels.

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L'association We Are Nature fonctionne bénévolement. Mener des actions en justice coûte cher. Si vous voulez soutenir financièrement l'action de We Are Nature, vous pouvez faire un don sur le numéro de compte : BE95 5230 8147 8358 (nom : We Are Nature Brussels). Chaque geste compte.
Merci de votre générosité !

Vraiment féerique ce Marais Wiels!Le butor étoilé : un argument de plus pour sauvegarder l'entièreté du Marais Wiels!
28/01/2026

Vraiment féerique ce Marais Wiels!
Le butor étoilé : un argument de plus pour sauvegarder l'entièreté du Marais Wiels!

!!!Le Marais Wiels consigne cette carte blanche! (Une erreur d'envoi de mail fait que le Marais n'est pas co-signataire)...
03/12/2025

!!!
Le Marais Wiels consigne cette carte blanche! (Une erreur d'envoi de mail fait que le Marais n'est pas co-signataire) mais si si si, il est grand temps de reprendre le contrôle démocratique du marché immobilier ! Urgent même !

📣 Il est temps de reprendre le contrôle démocratique du marché immobilier

🧐 "C'est bien en vertu des lois et de la science qu'un tribunal a ordonné à la Région de suspendre de l'urbanisation et l'imperméabilisation des sites et terrains non bâtis à Bruxelles. N'en déplaise à certains qui mettent en cause la légitimité du juge, de la justice, et des citoyens à agir en justice."

✍️ Carte blanche collective du mouvement environnemental bruxellois. Merci à La Libre de nous avoir ouvert ses colonnes.👇

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Nous avons lu sans surprise mais avec consternation la carte blanche signée par un avocat en droit de la construction immobilière, parue le 10 novembre dans ces colonnes.
Le spécialiste du droit immobilier y revient sur l'arrêt du tribunal de première instance francophone bruxellois du 29 octobre dernier, qui interdit à la Région de Bruxelles-Capitale d'urbaniser et d'imperméabiliser les espaces non bâtis d'au moins un demi hectare jusqu'à ce que la Région ait adapté son Plan Régional d'Affectation du Sol aux effets du changement climatique, et au plus t**d le 31 décembre 2026.

Un jugement historique

Contestant ce jugement historique – c'est la première fois dans le monde qu'un tribunal ordonne un moratoire sur la destruction des sols à l'échelle d'une ville entière –, l'avocat n'hésite pas à remettre en question le rôle de la justice ("Voir, dans ces conditions, le pouvoir judiciaire intervenir de manière aussi tranchée interroge sa légitimité"), à questionner la légitimité du juge ("Le jugement du 29 octobre 2025 est, par ailleurs, l'œuvre d'un seul magistrat […]. Or, un magistrat de carrière ne dispose ni de la légitimité puisée de l'élection ni des ressources d'un parlement ou d'un gouvernement. Il est, comme tout citoyen, influencé par son expérience et ses valeurs personnelles."), et celle des citoyens d'agir en justice ("Comme d'autres avant lui, il [le jugement du 29 octobre 2025] pose la question de la légitimité de recours diligentés par quelques citoyens et associations.").

Le lecteur pourrait être tenté de prendre à la légère des propos si légers.

En tant qu'acteurs de la protection de la nature en Région bruxelloise, nous y voyons plutôt un prolongement regrettable des pratiques problématiques d'une industrie qui ne parvient pas à s'adapter à la réalité du changement climatique, qui continue de se comporter de manière écocidaire, et qui s'oppose à la plupart des avancées en matière d'effectivité du droit au logement.

Dans ce qui se transforme au fil des lignes en diatribe contre la justice, l'avocat néglige trois éléments pourtant essentiels à la compréhension du contexte et du jugement critiqué.

Une mobilisation citoyenne depuis des décennies

Premièrement, la mobilisation citoyenne et associative en Région bruxelloise pour défendre les derniers espaces naturels est constante et croissante depuis les années 80. Face au comportement écocidaire de l'industrie immobilière qui ne cesse d'accaparer les sols vivants et la biodiversité pour les détruire et les transformer en bâti financièrement rentable, un mouvement de fond a vu jour. Il agit sur tous les fronts pour faire valoir que la nature est précieuse en elle-même, et qu'elle est indispensable pour les bruxellois.e.s. : elle soutient leur bien-être et leur santé physique et mentale. Le jugement du 29 octobre n'est pas tombé du ciel. Il est la suite logique d'une mobilisation ample de plusieurs décennies.

Une position basée sur la littérature scientifique

Deuxièmement, les analyses citoyennes ne sont pas seulement basées sur l'expérience immédiate du territoire et sur les intérêts locaux, mais également sur un corpus extrêmement étoffé de littérature scientifique. Le GIEC et l'IPBES soulignent de manière limpide que la nature en ville est indispensable pour maintenir la biodiversité et simultanément réduire les impacts croissants du changement climatique, qui touche plus durement les villes dans lesquelles la population est concentrée. Le risque climatique ne peut pas être séparé de la destruction de la biodiversité. En détruisant simultanément l'équilibre climatique et les vivants non-humains, nous sommes en train d'hypothéquer profondément l'habitabilité de la planète, y compris à Bruxelles.

Il est également scientifiquement démontré que cet écocide se manifeste pour les humains sous forme de crise sociale et sanitaire. Ce sont les fondements sociaux de nos sociétés qui sont attaqués en même temps que la stabilité environnementale est rongée, comme nous avons pu le constater avec les inondations de la Vesdre en 2021, ou lors des canicules qui sont de plus en plus fréquentes, longues, intenses, et létales. Dans ces épisodes météorologiques extrêmes, ce sont toujours les personnes les plus vulnérables qui payent les premières, et qui payent le prix le plus élevé. Et parmi les personnes vulnérables, ce sont les personnes pauvres qui subissent la "double peine environnementale" : elles habitent dans les quartiers populaires où la nature manque le plus, où les logements sont moins bons, où les revenus sont plus faibles, et les problèmes plus grands, alors qu'elles sont les moins responsables de l'écocide.

Cela nous mène au troisième point : face à ces constats socio-écologiques clairs et accablants, les mobilisations des associations naturalistes ont été constantes. Elles n'ont cependant pas pu sortir le monde politique de ses effrayantes vicissitudes. Citoyens et associations voient continuellement leurs milieux de vie être dégradés par le béton qui ne cesse de couler sur la nature, tout en faisant exploser la "crise du logement" qui n'a jamais été aussi grave. Nous nous sommes donc tournés vers la Justice, après avoir mis le gouvernement bruxellois en demeure. En demeure de quoi ? D'une part de respecter ses propres engagements, puisque la Région a indiqué dans plusieurs de ses plans et stratégies officiels (le Plan de Gestion de l'Eau et le Plan Air-Climat-Energie notamment) qu'elle devait arrêter de détruire ses sols vivants et ses espaces naturels ; d'autre part, de respecter ses obligations climatiques, qui découlent de l'Accord de Paris et de la loi climat européenne. La Région bruxelloise a fait la sourde oreille, et nous l'avons donc citée à comparaître devant les tribunaux.

C'est bien dans la parfaite réalisation de sa mission que le tribunal a étudié les faits qui lui étaient présentés par l'ensemble du mouvement naturaliste bruxellois et 1330 citoyen.ne.s., et qu'il a appliqué la loi. Il est extraordinaire que ce soient les citoyens qui doivent rappeler à un avocat de l'industrie immobilière que l'Accord de Paris résulte d'un accord politique, tout comme la loi européenne, tout comme les plans régionaux, et que c'est bien sur base de ces dispositifs démocratiques que les citoyens ont saisi la Justice, et que la justice a été rendue. Il est hautement préoccupant que l'auteur du texte incriminé questionne dans la presse la légitimité du juge, de la justice, et des citoyens à agir en justice – rien que cela – tout en éludant l'entièreté du contexte qui motive le jugement du tribunal.

De tels propos témoigne de l'hubris qui caractérise cette industrie. Alors qu'elle a raté le tournant du changement climatique, elle continue d'être excessivement polluante, elle maintient sa volonté de détruire la biodiversité, les puits de carbone naturels, les solutions fondées sur la nature à Bruxelles. Ce faisant, elle affaiblit les capacités de résilience de la Région, elle contribue à la dégradation de nos lieux de vie, et elle dégrade la santé publique.

Pire, cette même industrie agit comme un seul homme en justice pour tenter de casser les timides avancées régulatrices du marché immobilier : contre le moratoire des expulsions domiciliaires hivernales, contre la lutte contre les loyers abusifs, contre la grille indicative des loyers. Alors que le mal-logement est désormais endémique à Bruxelles.

Face à tant d'irresponsabilité, une conclusion s'impose : il est grand temps de reprendre le contrôle démocratique du marché immobilier. Pour des raisons aussi économiques, qu'écologiques et sociales.

Signataires : We Are Nature.Brussels - Bruxelles Nature ASBL - Protection des Oiseaux - LRBPO - La Minute Sauvage - Sauvons la friche Josaphat / Red de friche Josaphat - AQL (Association du Quartier Léopold) - Comité de quartier Saint-Denis/Stop Inondations - Les Ami.e.s du champ des Cailles - Association des quartiers Auderghem-Boitsfort Etangs et Forêt - Extinction Rebellion Bruxelles - FR - Comité Sauver la Plaine - Comité de Quartier du Vieux Sainte-Anne – Auderghem - Comité de Haren - Bas les PADs - CCN Vogelzang CBN - ASBL Parcelles - POWER4trees - Save Bergoje Trees - ACQU - Association de Comités de Quartier Ucclois - CEBE - Sauvegardons Neerpede - Collectif Bempt - Comité du Quartier Meunier asbl, Forest - Kauwberg ASBL Kauwberg Nature - Grands parents pour le climat - Les Amis de la Forêt de Soignes ASBL - Natagora - Marais Wiels asbl Marais Wiels Moeras

https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/12/03/il-est-temps-de-reprendre-le-controle-democratique-du-marche-immobilier-GRPTO2ILGRG23GYIWLJK3VROZI/

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