26/08/2025
Nos sincères condoléances aux Jésuites EOF, et plus particulièrement aux jésuites belges et liégeois. Le Père Griffé, ancien élève du Collège Saint-Servais de Liège, a été une personnalité incontournable de l'Institut Gramme et un ami de notre Fédération. On retiendra en particulier son investissement au sein de la Fraternité Stanislas Kostka, pour rapprocher les jeunes Européens de l'Est et de l'Ouest après la chute du mur de Berlin. Reposez en paix, Père Griffé !
La communauté Jésuite de Liège nous informe du décès du père Xavier Griffé, que la plume de Lily Portugaels avait jadis présenté dans la Gazette de Liége en résumant : "un jésuite bien de chez nous". Peu le savent, mais le père Griffé se laissait volontiers aller à l'écriture poétique, démontrant par la même qu'on peut être poète et diriger comme un ingénieur ;-)
Le père Xavier Griffé fut une figure indissociable de l'histoire de l'Institut Gramme à Liège. Il est aussi le dernier représentant de ces pères jésuites qui ont fait la réputation de cet Institut d'où sont sorties des générations d'ingénieurs industriels. Liégeois, diplômé du collège Saint-Servais à Liège, Xavier Griffé devenu jésuite, fut directeur de l'Institut Gramme.
Un Institut qu'il connaît particulièrement bien puisqu'il y a vécu pendant près de cinquante années. Il est aussi le fondateur de la Fondation Stanislas Kostka (FSK) fondée au lendemain de la suppression du mur de Berlin pour constituer des bourses d'études permettant à des jeunes d'Europe centrale de venir faire des études supérieures en Belgique.
C'est en 1906 qu'un jésuite, le père Adolphe Renard, fonde l'école des arts et métiers de Liège dans des locaux du collège Saint-Louis. Le père Renard avait compris en ce début du vingtième siècle que l'évolution extraordinaire que connaissait à cette époque le bassin industriel liégeois, allait susciter le besoin en hommes formés aux nouvelles techniques. Cette école deviendra l'Institut Gramme en 1932. Les grands moments n'ont pas manqué dans cet historique mais un des plus importants a certainement été la loi de 1976 instituant le grade d'ingénieur industriel. C'était la reconnaissance du niveau universitaire des études d'ingénieurs de Gramme.
Le cas de l'Institut Gramme à Liège était particulier dans la hiérarchie jésuitique pour laquelle un enseignement technique n'apparaît pas nécessairement comme une priorité.
Il n'y a plus de père jésuite aujourd'hui à Gramme. La chapelle a été désaffectée, ses vitraux offerts à l'église Saint-Servais. Finie aussi la référence à Zénobe Gramme, le "Campus de Gramme" est devenu le "Campus de l'Ourthe". Mais la devise de l'Institut Gramme "Savoir pour servir" reste toujours d'actualité.