Association Joseph Jacquemotte

Association Joseph Jacquemotte L’Association Joseph Jacquemotte (AJJ) est une organisation d’éducation permanente agréée par le Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’Association Culturelle Joseph Jacquemotte (ACJJ) est une organisation d’éducation permanente agréée par le Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les actions qu’elle développe portent sur la PARTICIPATION, L’EDUCATION et LA FORMATION CITOYENNES afin que l’individu soit acteur de changements dans une réflexion critique vis-à-vis de la pensée dominante. Nous produisons également des analys

es et études sur diverses questions sociales, politiques et culturelles. L’ACJJ est membre de TRANSFORM (réseau de travail pour promouvoir la pensée alternative et le dialogue politique en faveur d’une nouvelle culture politique européenne de gauche).

Hier, le Centre Liégeois du Beau-Mur nous a une fois de plus accueillis pour une soirée consacrée au mouvement « Bloccia...
17/06/2026

Hier, le Centre Liégeois du Beau-Mur nous a une fois de plus accueillis pour une soirée consacrée au mouvement « Blocciamo tutto » et les grèves pour Gaza en Italie. A cette occasion, nous avons pu bénéficier de la présence de Federico Tomasone, de la Fondation Rosa Luxemburg / Rosalux-Europa, pour revenir sur l’une des plus grandes mobilisations de l’histoire récente italienne. Pas moins de 4 millions de personnes ont été impliquées dans plus de 80 villes à travers le pays!

Quelques mois plus tôt, un tel mouvement semblait pourtant inimaginable dans un pays souvent perçu comme dépolitisé. Ce qui a rendu cette mobilisation possible, c’est d’abord une profonde indignation morale face au génocide à Gaza. Cette réaction a trouvé un écho particulier dans l’histoire politique et culturelle italienne, marquée à la fois par l’héritage du mouvement communiste et du catholicisme. L’idée que des enfants puissent être tués dans l’impunité a suscité un rejet largement partagé bien au-delà des cercles militants traditionnels.

Cette indignation s’est ensuite articulée à des forces organisées, notamment le syndicalisme de base et tout particulièrement chez les dockers. De cette rencontre est née la dynamique de « Blocchiamo Tutto » - « On bloque tout » - affirmant la dignité du travail comme levier d’action collective et de solidarité internationale.

Si l’ampleur du mouvement a surpris, ses racines sont profondes. Un élément central a été le sentiment partagé d’être invisibilisé par les pouvoirs politiques et médiatiques. Malgré des réalités très différentes, une partie de la jeunesse italienne précarisée s’est reconnue dans les aspirations et les souffrances de la jeunesse gazaouie. Cette empathie et cette conscience d’injustices similaires ont été le moteur d’une puissante solidarité.

Pour toute une génération, le mouvement a constitué une expérience collective de politisation d’une ampleur inédite depuis le mouvement altermondialiste du début des années 2000 et les mobilisations de Gênes en 2001, marquées par la mort de Carlo Giuliani.

Le rôle des femmes a également été déterminant. Dans le prolongement des grandes mobilisations féministes de ces dernières années, elles ont occupé une place centrale dans l’organisation et la dynamique de « Blocchiamo Tutto ». Au-delà de ses résultats immédiats, ce mouvement a laissé une trace durable : celle d’une génération qui a retrouvé le sens de l’action collective et de la solidarité internationale.

Cet intense processus d’apprentissage par la lutte collective a permis à des milliers de personnes de redécouvrir leur propre pouvoir d’agir. Pendant quelques jours, les ports se sont arrêtés, les transports ont été perturbés, les écoles et les universités se sont mobilisées. Une idée simple s’est imposée : « Nous pouvons arrêter les choses. » Cette prise de conscience constitue sans doute l’un des héritages les plus importants du mouvement. Comment s’organiser, construire des alliances, prendre la parole et agir collectivement, etc. sont des compétences qui ne disparaissent pas avec la fin d’une mobilisation.

L’un des enseignements majeurs de « Blocchiamo Tutto » est que l’internationalisme peut devenir un puissant moteur de mobilisation populaire. Loin d’être une cause lointaine ou abstraite, la solidarité avec la Palestine a permis de relier des questions concrètes vécues en Italie (précarité, logement, bas salaires, austérité, sentiment d’abandon politique) à des enjeux globaux.

Le mot d’ordre implicite pouvait se résumer ainsi : la solidarité internationale n’est pas séparée des luttes sociales, elle leur donne un horizon et un sens.

Enfin, le mouvement rappelle que les grandes mobilisations ne surgissent jamais de nulle part. Derrière l’apparente spontanéité se trouvaient des années de travail patient : l’engagement des dockers contre les cargaisons d’armes, l’action des syndicats de base, les collectifs étudiants, les associations palestiniennes et les réseaux militants locaux.

Comme l’a souligné Federico, l’organisation est du « temps accumulé » : c’est cela qui permet à l’indignation de devenir une force sociale capable d’agir sur le réel.

Cette soirée prenait place dans le cade du cycle d'histoire populaire "En guerre et en grève" de l'Association Joseph Jacquemotte. La dernière activité du cyle sera ce samedi à 18h, à l'invitation de Les amis de l'Exploité, pour le Ciné-débat : grève des dockers et affaire Henri Martin : https://www.facebook.com/events/843347432115035

Soirée galvanisante, mais aussi émouvante, hier à Liège au Centre Liégeois du Beau-Mur autour du thème « Quel avenir pou...
09/06/2026

Soirée galvanisante, mais aussi émouvante, hier à Liège au Centre Liégeois du Beau-Mur autour du thème « Quel avenir pour l'enseignement ? La parole aux profs » ✊

Un constat s'est imposé tout au long de la soirée : parmi les acquis du mouvement de grève dans l'enseignement francophone, l'un des plus importants est sans doute la politisation et le développement d'une conscience de classe accrue, non seulement chez les enseignant·es, mais aussi chez les élèves.

Comme l'a souligné Marlène, « ça faisait déjà longtemps que ça grondait ». La grève a permis à cette colère diffuse de trouver une expression collective notamment à travers des assemblées particulièrement démocratiques, où chacun·e a pu s'approprier le mouvement et participer aux décisions.

La question de la culpabilité liée à la grève dans un métier tourné vers l'humain a également été abordée. Partir en grève, n'est-ce pas abandonner les élèves ? Plusieurs intervenant·es ont toutefois renversé la perspective : cela fait des années que les politiques éducatives abandonnent les élèves. La grève devient alors un moyen de défendre une autre école.

Les élèves eux-mêmes retirent un apprentissage précieux de cette mobilisation : découvrir qu'il est possible de désobéir, de se lever collectivement et de dire non. L'auto-organisation a d'ailleurs été l'un des maîtres mots de la soirée. Se réunir, discuter, construire ensemble constitue une réponse à celles et ceux qui cherchent à diviser.

Une profonde colère s'exprime face à ce qu'est devenue l'école. Beaucoup s'interrogent : qu'est devenu son projet émancipateur ? Comment redonner à l'enseignement sa capacité à réduire les inégalités plutôt qu'à les reproduire ?

Le mouvement a également permis de dépasser certains isolements. Avec Parents Attacks, des parents ont pu rejoindre la mobilisation et partager des inquiétudes qu'ils vivaient parfois seuls jusque-là.

Cette dynamique d'auto-organisation s'est aussi développée chez les jeunes. La grève a créé un espace rare : du temps. Du temps pour discuter entre élèves, pour passer sur les piquets de grève, pour échanger et pour mobiliser les outils de communication propres à la jeunesse.

Un élément est revenu avec insistance au cours des échanges : si beaucoup savent clairement ce qu'ils et elles ne veulent plus, il reste à mieux définir quoi construire. Certaines assemblées générales ont ainsi été l'occasion d'aborder des questions plus larges, comme les enjeux de la dette publique et leurs conséquences sur les politiques éducatives. Pourquoi ne pas profiter de l'été pour saisir les assemblées pour élaborer collectivement un cahier de revendications pour une école véritablement émancipatrice ?

Enfin, plusieurs interventions ont insisté sur un aspect souvent négligé des mouvements sociaux : la joie. Face au mépris et au découragement, elle constitue une véritable force politique. Les piquets de grève, les actions collectives et les moments de rencontre ne servent pas seulement à protester ; ils rapprochent, renforcent les solidarités et permettent de retrouver une puissance d'agir collective.

Nous remercions chaleureusement nos oratrices et orateurs pour la soirée : Luca D’Agostino (Setca-Sel, alias Prof de Terrain - La vraie vie des profs), Marlène Fabre (enseignante et affiliée CSC à Saint Servais), Lionel Briké (Délégué CGSP, enseignant à l’Athénée Maurice Destenay et à l’Académie des Beaux-Arts), Delphine Verstraelen (Parents Attacks) ainsi qu'Alexis, Justin Montfort et Raphaëlle Zonderman (élèves en lutte).

Nous reviendrons très prochainement sur plusieurs éléments évoqués lors de cette soirée et vous invtions à participer à nos événements :

- L’Italie en grève pour Gaza : blocages et solidarités internationales ce mardi 16 juin, toujours au Beau Mur, à partir de 19h.

- Décryptage de l’actualité à partir des luttes des femmes : Résister et construire : regards croisés entre Prosfygika et le Rojava, le 30 juin, au Collectif contre les Violences Familiales et l'Exclusion rue Maghin, à partir de 17h30. Une collaboration entre Peuple et Culture Wallonie-Bruxelles, le CVFE et l'Association Joseph Jacquemotte.

Un premier retour sur notre soirée d'hier à Liège "Quel avenir pour l'enseignement ? La parole aux profs". Un événement ...
09/06/2026

Un premier retour sur notre soirée d'hier à Liège "Quel avenir pour l'enseignement ? La parole aux profs". Un événement galvanisant !

🎤 Hier, j’ai rencontré des dizaines de profs qui s’inquiètent pour l’avenir de notre enseignement. J’ai rencontré des parents responsables et organisés dans la lutte afin de ne pas laisser le gouvernement MR-Engagés mettre en péril l’avenir de leurs enfants. Et puis, j’ai surtout rencontré des jeunes de 13 à 17 ans déterminés à porter haut et fort leur voix, pour un modèle de société basé sur l’entraide, la citoyenneté, et la justice sociale.

🗯️ J’ai été frappé de voir le niveau de politisation de ces jeunes gens, leur compréhension fine du modèle de domination de classe dans laquelle nous vivons, et l’intelligence de leurs pratiques de résistance. Pour eux, il ne peut y avoir de combat politique que dans la joie et la dignité de se battre pour une cause juste.

✊ Le pouvoir s’en est pris à la jeunesse et n’a toujours pas compris qu’ils ont perdu la bataille des idées. Toute une génération de jeunes est en train de se former à l’insoumission. L’insoumission est un acte de résistance à leurs décrets injustes.

🔻 Ils s’en prennent pour 50 ans de résistance !

➡️ Signez la pétition des jeunes pour la démission de Madame Glatigny, Madame Degryse et Monsieur Dispa : https://l1nq.com/0yhuqh4

Après midi d'arpentage aujourd'hui à Dampremy, à partir du texte de Gabriel Zucman “Les Milliardaires ne paient pas d'im...
04/06/2026

Après midi d'arpentage aujourd'hui à Dampremy, à partir du texte de Gabriel Zucman “Les Milliardaires ne paient pas d'impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin” !

Pour l'occasion, nous avons pu bénéficier de l'animation chaleureuse et efficace de Didier Palange, de Financité.

Les échanges ont largement dépassé le cadre du livre pour aborder la manière de faire vivre des concepts dans l'imaginaire collectif et, surtout, de les concrétiser pour transformer nos quotidiens.

🚩 Il était à nouveau question de la Grève des 100.000 hier soir à Charleroi, pour une soirée coorganisée cette fois-ci p...
03/06/2026

🚩 Il était à nouveau question de la Grève des 100.000 hier soir à Charleroi, pour une soirée coorganisée cette fois-ci par Marx Megafon et l'Association Joseph Jacquemotte.

Ce fut avec un réel plaisir que nous avons pu (ré)entendre Jules Pirlot, président du Centre des Archives du communisme en Belgique - carcob, expliquer le déroulement de cette grève commencée le 10 mai 1941, un an jour pour jour après l'invasion nazie.

Le combat des grévistes a eu un impact national : les salaires ont été augmentés de 8 %, un fait unique durant l’occupation. Cette lutte ne fut toutefois pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Jules est ainsi revenu sur différentes protestations sociales précédentes pour un meilleur ravitaillement ou encore pour obtenir la libération des prisonniers de guerre. Il a tout particulièrement souligné le rôle joué à Liège par le militant communiste Louis Neuray.

La soirée fut aussi l'occasion de revenir sur les grèves et la résistance dans le Hainaut durant la Seconde guerre mondiale, notamment d'une opération spectaculaire réalisée au charbonnage du Bois du Cazier, à Marcinelle, par les Partisans armés du groupe d’action de Charleroi avec la complicité des mineurs de fond.

Pour en savoir plus :

➡️ Sur la Grève des 100.000 : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/greve-des-100-000.html
➡️ Sur les mobilisations des femmes contre la faim et contre l’occupant : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/femmes-contre-la-faim-et-contre-loccupant.html
➡️ Sur l'exploit des Partisans Armés au Bois du Cazier : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/27-avril-1942-l-exploit-des-partisans-armes-au-bois-du-cazier.html
➡️ Sur Louis Neuray : https://maitron.fr/neuray-louis-joseph-ghislain/

À Bruxelles, ce mercredi 3 juin, l'Association Joseph Jacquemotte organise un atelier citoyen autour de l'alimentation l...
02/06/2026

À Bruxelles, ce mercredi 3 juin, l'Association Joseph Jacquemotte organise un atelier citoyen autour de l'alimentation locale sur la place du Conseil à Anderlecht (et dans son nouveau petit jardin partagé).

Cet atelier prendre place à à 13h30, durant le marché des producteurs locaux de la même place qui se tient de midi à 19h, marché co-organisé par Euclides, le service du développement économique de la commune d'Anderlecht et des comités de quartier.

(Photo prise lors d'un atelier citoyen précédent)

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Rue Julien Lahaut 11
Dampremy
6020

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