GERFA Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative

21/05/2026

Voici le sommaire du diagnostic 438 qui tombera dans les boites postales demain et mardi. Bonne lecture (N'hésitez pas à vous abonner : 50 euros pour dix numéros et 280 pages d'analyse des services publics).

RÉGION BRUXELLOISE

ÉCONOMIE ET EMPLOI

Le sort des attachés commerciaux 4-7

FONCTION PUBLIQUE

Une commission sur mesure 5

Manipulations autour de l´évaluation
des mandataires 16-17

RESSOURCES NATURELLES ET ENVIRONNEMENT

La directrice de VIVAQUA
sur la sellette 5

COMMUNES

Préserver la première voie 20

ÉTAT FÉDÉRAL

FONCTION PUBLIQUE

Statistiques de l´évaluation (suite) 8-11

COMMUNICATIONS ET INFRASTRUCTURE

La Poste rappelée à l'ordre
par la CPCL 18-20
INTÉRIEUR

La cellule "Football" (XXV) 21-22



WALLONIE

FONCTION PUBLIQUE

Le GERFA donne accès à l´annuaire 12

Des avocats couteux et inutiles 17

INTERNATIONAL

L´ÉTAT DE LA FRANCOPHONIE 13-15


LES SERVICES DU GERFA

VISITE GUIDÉE

31 mai : le marais Wiels 12

AFFICHAGE 20

TABLES DE "DIAGNOSTIC" 23

CALENDRIER 23

GERFA MODE D´EMPLOI 24



À partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public » est indépendant de « diagnostic » et du GERFA

Dans ce numéro :
- communiqué de la Ligue francophone et wallonne de la Région de Bruxelles
- le Mali dans la tourmente
- à méditer : les Lumières

Ce numéro de "diagnostic" a été bouclé le samedi 16 mai 2026.

23/04/2026

Pas d'inquiétude : le dia d'avril est bien en route!
Voici le sommaire du diagnostic d'avril qui tombera dans les boites postales dès que le service de BPOST reprendra!

RÉGION BRUXELLOISE

FONCTION PUBLIQUE
Le réquisitoire des agents de "Talent" 4-8

BUDGET ET FINANCES
Des efforts timides 10-11

COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

FONCTION PUBLIQUE
Préserver la première voie 9

ÉDUCATION, RECHERCHE ET
FORMATION
Vers la neutralité dans nos écoles? 14-15

CULTURE ET COMMUNICATION
Subvention : la ministre-présidente
barrée par l´État-PS? 18-19

BUDGET ET FINANCES
Alerte sur le déficit et la dette 22-23

WALLONIE
BUDGET ET FINANCES
"C´est dingue!" :
les abonnements du SPW 11-12

ÉTAT FÉDÉRAL

FONCTION PUBLIQUE
Préserver la première voie 9

DÉFENSE

Musée de l´Armée (suite) 16-17

LES SERVICES DU GERFA

CALENDRIER 13

VISITE GUIDÉE
31 mai : le marais Wiels 13

GERFA MODE D´EMPLOI 24

ET AUSSI
LE GERFA DANS LES MÉDIAS 12
ÉCHOS 20-21
À méditer 23

à partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public » est indépendant de « diagnostic » et du GERFA
Dans ce numéro :
- l´histoire tumultueuse du RWDM
- l´état de la Francophonie.
Ce numéro de "diagnostic" a été bouclé le samedi 11 avril 2026.

12/03/2026

Voici le sommaire du diagnostic de mars qui tombera dans les boites postales demain et lundi. Bonne lecture et n'hésitez pas à vous abonner ou à demander un article qui vous intéresse.

WALLONIE

BUDGET ET FINANCES

Un redressement insuffisant 4-6



RÉGION BRUXELLOISE

GOUVERNEMENT

Déclaration de politique régionale :
- la réforme de l´administration 6-8
- menaces sur le patrimoine 13-15

Le bilinguisme du ministre-président 12

RESSOURCES NATURELLES ET ENVIRONNEMENT

Le marais Wiels à Forest : sauvé? 18-19



ÉTAT FÉDÉRAL

FONCTION PUBLIQUE

Communiqué : la hausse des
cotisations sociales menace le statut 9

Les effets du rapport d´évaluation sur
la promotion 10-11


Congés 11


INTÉRIEUR

La cellule "Football" (XXIV) 22-23


IDÉES ET DÉBATS

ANCIENS ET NOUVEAUX MÉDIAS

Quel avenir pour le service public,
quelle visibilité pour les associations? 16-17


LES SERVICES DU GERFA


CALENDRIER 17

GERFA MODE D´EMPLOI 24



ET AUSSI


ÉCHOS 20-21



A partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public » est indépendant de « diagnostic » et du GERFA




Dans ce numéro :
- le nouveau Grand musée égyptien (III)
- in memoriam : Luc FORGET (Frank FURET)

17/02/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

La bombe des 38% : une attaque sans précédent contre le statut des agents publics et la qualité du service à la population
À la suite des récentes orientations prises par les gouvernements aux niveaux fédéral et fédérés, le statut des agents publics se retrouve au cœur d’une offensive politique majeure. Présenté de façon fallacieuse comme rigide, coûteux et responsable d’une partie des difficultés budgétaires, ce statut — pourtant fondamental dans l’organisation d’un État impartial, stable et au service de tous — fait aujourd’hui l’objet de réformes que rien ne justifie réellement. Des réformes qui cachent mal la volonté des partis politiques de recruter et licencier comme bon leur semble. Parmi ces réformes, l’une fait l’effet d’une bombe atomique : le paiement par les entreprises et services publics fédéraux, régionaux et communautaires d’une cotisation patronale de 38 % pour couvrir le coût des futures pensions de leurs fonctionnaires.

Contrairement aux affirmations récurrentes, le statut n’est ni immobile ni figé. Il est depuis toujours soumis au principe de la loi du changement, qui permet de revoir les règles de carrière, les régimes disciplinaires, le recrutement ou encore les modalités de pension, pour autant que les droits acquis soient respectés. Les gouvernements ne peuvent donc pas sérieusement invoquer la « rigidité » statutaire pour justifier un démantèlement dont les motivations réelles sont ailleurs. Dans les faits, le statut est l’outil d’une gestion performante des services publics mal gérés par les politiques et les dirigeants qu’ils désignent à la tête des services publics qui veulent recruter et licencier à leur guise..

Sur le plan financier, aucune démonstration solide ne vient étayer l’idée selon laquelle les agents publics coûteraient plus cher que les autres travailleurs sur l’ensemble de leur carrière. Les barèmes salariaux se situent dans la moyenne du marché, et les avantages constatés en fin de carrière tiennent avant tout à la stabilité de l’emploi, pilier essentiel de l’indépendance du service public. Par ailleurs, les pensions d’un certain nombre de salariés sont souvent complétées par des assurances diverses, ce qui rend toute comparaison aléatoire et difficile. Enfin, à terme, compte tenu de la pyramide des âges, la part des pensions publiques diminuera mécaniquement, contredisant les discours alarmistes sur leur « poids » insoutenable.

Malgré cela, une nouvelle mesure bouleverse entièrement les équilibres : l’introduction d’une cotisation patronale de responsabilisation sur les salaires des agents nommés, fixée à 9,5% dès 2026 pour atteindre le taux délirant de 38% en 2029.

Cette décision constitue une véritable « bombe atomique » :
• En 2029, un agent statutaire coûtera 38% plus cher, rendant les recrutements quasi impossibles au plan budgétaire.
• Les administrations devront prioriser massivement l’engagement contractuel, mettant fin au principe de stabilité, fondement de l’indépendance du service public.
• Le nombre d’emplois statutaires assurant la neutralité des services publics chutera drastiquement, faute de remplacement et sous contrainte budgétaire.

Cette réforme ne résulte ni d’un travail d’analyse sérieux ni d’un débat transparent. Elle vise, de fait, à accélérer la contractualisation et à affaiblir durablement la protection des agents et menaçant la qualité, l’impartialité et la continuité du service rendu aux citoyens.

Sous couvert d’une saine gestion, les partis politiques entendent domestiquer la fonction publique.

Le GERFA dénonce le retour de l’arbitraire politique et en appelle à une prise de conscience urgente : ce qui est présenté comme une mesure comptable raisonnable est en réalité une réorientation profonde et une politisation du modèle de service public, menée sans évaluation, sans débat démocratique approfondi et sans considération pour les conséquences sociales, humaines et institutionnelles qu’elle entraînera.

Le GERFA demande la réhabilitation du statut pour tous les agents qui exercent des missions directement liées aux missions de service public dans le cadre d’une gestion performante et efficiente des services délivrés au public.

LE BUREAU DU GERFA
17 février 2026

Contact presse : [email protected]
0477 77 42 84

17/02/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

La bombe des 38% : une attaque sans précédent contre le statut des agents publics et la qualité du service à la population

À la suite des récentes orientations prises par les gouvernements aux niveaux fédéral et fédérés, le statut des agents publics se retrouve au cœur d’une offensive politique majeure. Présenté de façon fallacieuse comme rigide, coûteux et responsable d’une partie des difficultés budgétaires, ce statut — pourtant fondamental dans l’organisation d’un État impartial, stable et au service de tous — fait aujourd’hui l’objet de réformes que rien ne justifie réellement. Des réformes qui cachent mal la volonté des partis politiques de recruter et licencier comme bon leur semble. Parmi ces réformes, l’une fait l’effet d’une bombe atomique : le paiement par les entreprises et services publics fédéraux, régionaux et communautaires d’une cotisation patronale de 38 % pour couvrir le coût des futures pensions de leurs fonctionnaires.

Contrairement aux affirmations récurrentes, le statut n’est ni immobile ni figé. Il est depuis toujours soumis au principe de la loi du changement, qui permet de revoir les règles de carrière, les régimes disciplinaires, le recrutement ou encore les modalités de pension, pour autant que les droits acquis soient respectés. Les gouvernements ne peuvent donc pas sérieusement invoquer la « rigidité » statutaire pour justifier un démantèlement dont les motivations réelles sont ailleurs. Dans les faits, le statut est l’outil d’une gestion performante des services publics mal gérés par les politiques et les dirigeants qu’ils désignent à la tête des services publics qui veulent recruter et licencier à leur guise..

Sur le plan financier, aucune démonstration solide ne vient étayer l’idée selon laquelle les agents publics coûteraient plus cher que les autres travailleurs sur l’ensemble de leur carrière. Les barèmes salariaux se situent dans la moyenne du marché, et les avantages constatés en fin de carrière tiennent avant tout à la stabilité de l’emploi, pilier essentiel de l’indépendance du service public. Par ailleurs, les pensions d’un certain nombre de salariés sont souvent complétées par des assurances diverses, ce qui rend toute comparaison aléatoire et difficile. Enfin, à terme, compte tenu de la pyramide des âges, la part des pensions publiques diminuera mécaniquement, contredisant les discours alarmistes sur leur « poids » insoutenable.

Malgré cela, une nouvelle mesure bouleverse entièrement les équilibres : l’introduction d’une cotisation patronale de responsabilisation sur les salaires des agents nommés, fixée à 9,5% dès 2026 pour atteindre le taux délirant de 38% en 2029.

Cette décision constitue une véritable « bombe atomique » :
• En 2029, un agent statutaire coûtera 38% plus cher, rendant les recrutements quasi impossibles au plan budgétaire.
• Les administrations devront prioriser massivement l’engagement contractuel, mettant fin au principe de stabilité, fondement de l’indépendance du service public.
• Le nombre d’emplois statutaires assurant la neutralité des services publics chutera drastiquement, faute de remplacement et sous contrainte budgétaire.

Cette réforme ne résulte ni d’un travail d’analyse sérieux ni d’un débat transparent. Elle vise, de fait, à accélérer la contractualisation et à affaiblir durablement la protection des agents et menaçant la qualité, l’impartialité et la continuité du service rendu aux citoyens.

Sous couvert d’une saine gestion, les partis politiques entendent domestiquer la fonction publique.

Le GERFA dénonce le retour de l’arbitraire politique et en appelle à une prise de conscience urgente : ce qui est présenté comme une mesure comptable raisonnable est en réalité une réorientation profonde et une politisation du modèle de service public, menée sans évaluation, sans débat démocratique approfondi et sans considération pour les conséquences sociales, humaines et institutionnelles qu’elle entraînera.

Le GERFA demande la réhabilitation du statut pour tous les agents qui exercent des missions directement liées aux missions de service public dans le cadre d’une gestion performante et efficiente des services délivrés au public.

LE BUREAU DU GERFA
17 février 2026

Contact presse : [email protected]
0477 77 42 84

12/02/2026

Voici le sommaire du diagnostic de février qui tombera dans les boites postales demain et lundi! N'hésitez pas à vous abonner (50 euros pour 10 numéros). Bonne lecture!

ÉTAT FÉDÉRAL

FONCTION PUBLIQUE

Les "cadeaux" de Noël
du gouvernement (II) 4-7

Déontologie : retour du débat
sur la neutralité 8

Préserver la première voie :
lettre ouverte à la ministre 13-14

DÉFENSE

Musée de l´Armée :
WHI s´en prend aux associations... 10-12.. avec le concours de BOSA 16-17

INTÉRIEUR

La cellule "Football" (XXIII) 18-19

DÉFENSE/POLITIQUE SCIENTIFIQUE

Où en est le Belgica? 20-21




WALLONIE

INTÉRIEUR ET ACTION SOCIALE

Vote électronique : retour vers le passé? 9

FONCTION PUBLIQUE

Les bons vœux du SPW 22

Le GERFA donne accès à l´annuaire 23




COMMUNAUTÉ FRANÇAISE


CULTURE ET COMMUNICATION

Coup de froid sur l´éducation permanente 15



LES SERVICES DU GERFA

VOUS NOUS éCRIVEZ, NOUS RéPONDONS

Congés 7


AFFICHAGE 14

CALENDRIER 23

GERFA MODE D´EMPLOI 24



ET AUSSI

À MÉDITER

Le droit à la sureté 7

À propos du Groenland 14

à partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public » est indépendant de « diagnostic » et du GERFA


Dans ce numéro : le nouveau Grand musée égyptien (II)


Ce numéro de "diagnostic" a été bouclé le samedi 7 février 2026.

Call now to connect with business.

15/01/2026

Voici le sommaire du diagnostic de janvier qui tombera dans les boites postales demain et lundi. Bonne lecture et n'hésitez pas à vous abonner (50 euros pour dix numéros! C'est important si vous voulez préserver une presse associative, critique libre.

ÉTAT FÉDÉRAL

FONCTION PUBLIQUE

Les "cadeaux" de Noël du gouvernement 4-5

Pensions : clarification sur l´indexation 7

Le SPF BOSA paie en néerlandais 10-11

COMMUNICATIONS ET INFRASTRUCTURE

La trottinette électrique est un véhicule
à moteur 7

FINANCES

Un courrier fiscal malvenu 9

JUSTICE

Quelle langue pour les procès-verbaux? 12

Quelle nationalité pour les réfugiés
palestiniens? 22


RÉGION BRUXELLOISE

BUDGET ET FINANCES

Les douzièmes provisoires 6

COMMUNES

Fonctions supérieures à Forest (suite) 8-9





LES SERVICES DU GERFA

VOUS NOUS ÉCRIVEZ,
NOUS RÉPONDONS 12


CALENDRIER 23

GERFA MODE D´EMPLOI 24



ET AUSSI

À MÉDITER 17

LE GERFA DANS LA PRESSE 18-19

ÉCHOS 20-21

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE : 10 FÉVRIER
2026

Rapport moral du bureau 13-17
Ordre du jour 23






À partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public » est indépendant de « diagnostic » et du GERFA

Dans ce numéro : le nouveau Grand musée égyptien (I).

18/11/2025

Voici le sommaire du diagnostic 432 de novembre qui tombera dans les boites postales lundi et mardi.
Bonne lecture

COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

FONCTION PUBLIQUE
L´avant-projet d´arrêté sur la réforme
des mandats (II) 4-7

RÉGION BRUXELLOISE

BUDGET ET FINANCES
L´inexorable dérive et ses remèdes 8-9

FONCTION PUBLIQUE/COMMUNES
Préserver la première voie (suite) :
l´arrêt de la Cour constitutionnelle 17

COMMUNES
Fonctions supérieures à Forest 18-19

ÉTAT FÉDÉRAL

COMMUNICATIONS ET INFRASTRUCTURE
Poste : RADIAL, le gouffre américain 9

FINANCES
Les services de recouvrement
ne vont-ils pas trop loin ? (II) 10-12

INTÉRIEUR
La cellule "Football" (XXI) 13-15

IDÉES ET DÉBATS
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE
Suppression du Sénat : une manœuvre
ridicule 16

LES SERVICES DU GERFA

CALENDRIER 23

GERFA MODE D´EMPLOI 24

ET AUSSI
ÉCHOS 20-21
LE GERFA DANS LES MÉDIAS
Non à la privatisation partielle
de BELFIUS 22-23

A partir du mois de juin 1991, « diagnostic » s’est étoffé d’un supplément : BANC PUBLIC. Le conseil de rédaction de « Banc public est indépendant de « diagnostic » et du GERFA
Dans ce numéro :
- l´élection de Boualem SANSAL à l´Académie;
- Cameroun, Mali, Madagascar
Ce numéro de "diagnostic" a été bouclé le samedi 8 novembre 2025.

02/08/2025

ÉDITORIAL (publié dans notre édition de mai)


LE FIASCO BRUXELLOIS


Incroyable mais malheureusement vrai : 11 mois après les élections régionales, le gouvernement bruxellois n’est toujours pas formé alors que la situation des finances publiques régionales est plus que préoccupante et que la Région doit faire face à de multiples problèmes, de la sécurité à la mobilité en passant par la restructuration de l’administration sans compter les nouvelles mesures fédérales qui risquent de fragiliser un peu plus les CPAS des communes en difficulté. Et tout cela n’est pas faute de disposer de personnel politique : avec 89 députés, huit ministres et près de 500 membres de cabinet, la Région bruxelloise est bien dotée et affiche un record absolu dans ce domaine !

Que se passe-t-il à Bruxelles, alors que les gouvernements wallon et de la Communauté française se sont formés dès juillet ’24, suivis par le gouvernement flamand peu après et par le gouvernement fédéral début 2025 ?

Et pourtant, cette Région obtenue au forceps par les Francophones en 1989, contre la volonté flamande, recelait un énorme espoir permettant aux Bruxellois d’envisager un avenir positif fondé sur l’autonomie. Ainsi, dans de nombreuses matières, la Région devenait maitre chez elle et ne dépendait plus du gouvernement fédéral, à l’instar des autres Régions, pour déterminer ses choix ou ses besoins.

Cela étant, le ver était dans le fruit car la loi spéciale du 12 janvier 1989 faisait la part belle au compromis et accordait une rente de situation extraordinaire à la minorité flamande.

Ainsi, le gouvernement bruxellois serait paritaire, président excepté, et la minorité flamande disposerait d’un secrétaire d’Etat sur trois. Ainsi, sur huit ministres et secrétaires d’Etat, les Flamands en disposaient de trois. Si le Parlement bruxellois comptait à l’origine 72 membres (déjà presque autant que la Région wallonne pour une population trois fois inférieure), il fut porté en 2004 à 89 membres, dont 17 Flamands. Ces derniers étaient d’office élus quel que soit le nombre de suffrages flamands recueillis. Enfin, le gouvernement bruxellois devait réunir la double majorité, soit la majorité dans chaque groupe linguistique. En clair, le gouvernement bruxellois doit réunir au moins 37 députés francophones sur 72 et 9 députés flamands sur 17.

Cette véritable usine à gaz était la contrepartie à la protection de la minorité francophone à l’Etat fédéral, à ceci près que les rapports de proportions entre Francophones et Flamands ne sont pas du tout identiques (au niveau de l’Etat belge : 42 à 43% de Francophones contre 56 à 57% de Flamands alors qu’au niveau de la Région bruxelloise, le rapport est de 92% contre 8%) et que le système de la double majorité n’y existe pas.

En fait, la loi de ’89, sous prétexte de protéger les néerlandophones, assurait principalement un privilège et une rente de situation à l’establishment flamand qui
pouvait y placer ses pions et contrôler la marche de la Région. En effet, si l’objectif avait été de protéger les néerlandophones, les lois sur l’emploi des langues en matière administrative étaient largement suffisantes et il n’était pas nécessaire de construire un tel montage (avec les seules lois sur l’emploi des langues en matière administrative, les néerlandophones disposaient d’une protection dont ils ont d’ailleurs largement bénéficié dans l’administration bruxelloise).

Mais cette usine à gaz a explosé sous la pression du suffrage universel. En effet, comme l’élection d’un député flamand demandait moins de suffrages, des dizaines de milliers d’électeurs francophones ont opté pour le collège flamand avec pour conséquence que la sociologie du groupe s’est modifiée et ne traduit plus les sensibilités politiques des Flamands de Bruxelles. En effet, deux groupes politiques, Groen et Ahidar, représentant sept députés, ont émergé laissant aux partis traditionnels cinq sièges, le Vlaams Belang et le PTB en occupant 1 et la N-VA 2.

Depuis juin, on va de véto en véto : si une majorité francophone avec la minorité flamande menée par Groen s’est rapidement dessinée, elle a capoté à la suite du vote du report de la zone de basses émissions réunissant PS, MR, Les Engagés et plusieurs partis flamands, Groen étant minorisé. Ensuite, les négociations ont achoppé sur le nombre de ministres flamands : en effet, quatre partis flamands étaient en lice et ils n’avaient droit qu’à trois postes. Enfin, le MR a souhaité former une majorité flamande avec la N-VA et s’est heurté au véto du PS. Bref, on ne va pas revenir sur toutes les péripéties de cette majorité introuvable, mais on peut constater que le mécanisme instauré par la loi de ‘89 ne fonctionne plus.

Il n’empêche que, au cours de ces trente années, la Région a fonctionné vaille que vaille et a pu renforcer ses compétences et ses missions dans une série de domaines. Il serait de mauvais ton de ne pas reconnaitre des avancées certaines dans le domaine de la gestion des transports publics, dans celui des parcs publics et même, dans une moindre mesure, dans celui des collectes sélectives et de la propreté où des efforts doivent être cependant encore faits. Tout cela, on le doit aux gouvernements bruxellois qui se sont succédé pendant trente ans et qui ont mis en avant ces priorités.

Le revers de la médaille est cependant sérieux.

Au cours des dernières années, le gouvernement bruxellois a multiplié les structures, en dépiautant le ministère. C’est ainsi qu’ont vu le jour de nouvelles administrations qui reprenaient des compétences dévolues au ministère.

On voit mal l’intérêt de ces migrations, sinon pour promouvoir des candidats politisés aux postes de direction de ces nouvelles structures et surtout pour permettre au ministre chargé de la compétence migrée d’assurer seul la supervision sans devoir passer par un secrétariat général pouvant lui rappeler certaines exigences. Par ailleurs, ces fantaisies organisationnelles coutent cher, même si une évaluation de leur cout supplémentaire n’a pas été faite. Il faut remettre les pendules à l’heure et rapatrier au SPRB les structures qui en ont été éloignées. Le GERFA a d’ailleurs établi un projet de nouvel organigramme (1). On peut espérer que le nouveau gouvernement s’en emparera sans délai et s’efforcera de replacer au sein du SPRB les administrations transférées. Ce serait un premier gage de réforme et de bonne gestion ! Cela étant, les obstacles partisans et les intérêts personnels des chefs d’administration en place seront difficiles à surmonter.

Par ailleurs, les derniers gouvernements ont dépensé sans compter alors que, jusqu’en 2016, les finances publiques bruxelloises étaient relativement équilibrées

Aujourd’hui, les finances bruxelloises affichent un déficit annuel de de 20 %, soit un déficit de 1,4 milliard pour des recettes de 5,5 milliard et une dette brute consolidée de 16,1 milliards, soit 244 % des recettes annuelles., ce qui prouve que la Région dépense beaucoup trop à première vue, mais aussi qu’elle dépense mal : les doublons dans l’adminis¬tration, la lasagne administrative, le nombre de membres de cabinet, les études et audits confiés à des firmes privées, etc. prouvent que la Région bruxelloise doit être reprise sérieusement en mains. Selon le ministre libéral flamand des Finances, il faudra faire des économies lors de la prochaine législature. Facile à dire pour un ministre en fin de mandat qui a laissé les finances se détériorer pendant cinq ans et qui n’a pas été capable de raisonner ses collègues dépensiers. Et ce n’est pas tout puisque, en l’absence de nouvelles mesures, la dette publique s’élèvera à plus de 22 milliards en 2029, soit 322% des recettes, ce qui sera intenable. Maigre consolation, à politique inchangée, le déficit n’augmente quasi plus jusqu’en 2029, alors que les recettes (surtout fiscales) augmentent de 500 millions.

Deux postes s’emballent : celui de l’administration et celui de la dette qui augmentent chacun de 300 millions.

Si la Région ne prend pas la mesure du problème, elle risque de perdre le contrôle sur son budget et de ses finances. C’est donc bien la Région bruxelloise à part entière qui est menacée dans son existence effective.

Les responsables politiques tous partis confondus portent donc une énorme responsabilité dans cette détérioration. Ils ont privilégié la mauvaise gestion, la politisation, les subventions aux copains, au détriment de l’institution qui est maintenant fragilisée.

A court terme, il faut administrer une potion de réformes visant en priorité l’appareil administratif et l’appareil politique. Dans une phase complémentaire, il faut faire la chasse aux subventions diverses et parasitaires versées aux copains et aux copains des copains. Ensuite, il faut se poser des questions sur les grands investissements et arrêter ceux dont le cout parait prohibitif. Cette remise à plat est nécessaire si on veut que la Région puisse bénéficier de ses recettes nouvelles qui augmenteront de 500 millions entre 2025 et 2029. A défaut, la situation sera intenable en 2029.

A moyen terme, il faut assainir la structure institutionnelle en allégeant le Parlement bruxellois, en supprimant les secrétaires d’Etat, en supprimant la double majorité.

Michel LEGRAND

(1) Voir le mémorandum du GERFA, n°53, publié sur le site et dans « d » n° 418, MAI 24 ; « d » n°416, MAR 24, pp.4-5.

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Brussels
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