MRAX asbl

MRAX asbl Le MRAX (Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie) est une ASBL basée à St-Josse

02/06/2026
𝐄𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́ 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐢𝐚𝐥 : "𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐚 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥", 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐨𝐫𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞...
02/06/2026

𝐄𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́ 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐢𝐚𝐥 : "𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐚 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥", 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐨𝐫𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞

Amnesty International a salué vendredi la décision de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé la condamnation de la Belgique à indemniser cinq victimes métisses enlevées par l'État colonial belge à leur mère congolaise durant la période coloniale. Ces enlèvements sont constitutifs d'un crime contre l'humanité, a confirmé la Cour vendredi, et impliquent la réparation des victimes.

Rassemblées à Liège pour attendre le verdict de la Cour de cassation, quatre des cinq femmes métisses (Simone N., Marie-José L., Noëlle V. et Monique B.B.) qui ont poursuivi l'État belge pendant huit ans pour un crime contre l'humanité ont exprimé leur joie après le prononcé de vendredi.

"𝑶𝒏 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒋𝒖𝒔𝒕𝒊𝒄𝒆. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍. 𝑶𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒋𝒖𝒔𝒕𝒊𝒄𝒆-𝒍𝒂̀", a déclaré Marie-José L. (78 ans) à Belga.
"𝑳𝒂 𝒋𝒖𝒔𝒕𝒊𝒄𝒆 𝒂 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍", estime également Simone N. (75).
"𝑪̧𝒂 𝒔𝒐𝒖𝒍𝒂𝒈𝒆, 𝒄̧𝒂 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒄𝒐𝒖𝒑 𝒅𝒆 𝒃𝒊𝒆𝒏. 𝑪'𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒎𝒂𝒍 𝒒𝒖'𝒐𝒏 𝒂 𝒔𝒖𝒃𝒊. 𝑶𝒏 𝒂𝒕𝒕𝒆𝒏𝒅𝒂𝒊𝒕 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏", ajoutait Léa T.M. (79). Elle souligne l'importante de la réparation financière.

La cour d'appel de Bruxelles a condamné l'État belge à payer chacune des cinq appelantes la somme de 50.000 euros à majorer des intérêts compensatoires. "Il faut une réparation", poursuit-elle, désormais arrière-grand-mère.

Vendredi, elle célébrait la décision de la Cour constitutionnelle entourée de sa famille. "On ne peut pas compenser une vie cassée, qui n'a pas de prix, mais on peut faire un geste, faire quelque chose, cela fait toujours du bien".

𝐒𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝'𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬

La Belgique doit suivre le mouvement amorcé par l'Australie et le Canada, ajoute-t-elle, en référence aux démarches de réparation entreprises par ces deux pays envers les communautés autochtones colonisées.

"Très émotionnées", "en joie", "heureuses d'avoir gagné", "reconnaissantes pour le travail de leurs avocats", les cinq femmes sont arrivées vendredi au bout d'un combat judiciaire entamé en 2018.

Trois d'entre elles s'étaient rendues auprès d'une avocate, Michèle Hirsch, munies de documents coloniaux attestant de leur enlèvement et de leur placement de force dans une mission religieuse.

Nées au Congo belge entre 1946 et 1950, d'une mère noire et d'un père blanc de nationalité belge, elles sont les victimes de la politique de ségrégation raciale et d'enlèvements forcés des enfants métis menée par la Belgique au Congo.

L'État belge a été condamné définitivement vendredi à les indemniser civilement pour le dommage moral provoqué par leur enlèvement, constitutif d'un crime contre l'humanité.

𝐃𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞

Simone N., Marie-José L., Noëlle V., Monique B.B. et Léa T.M. sont au centre d'un documentaire intitulé "Métisses, cinq femmes contre un crime d'État".

Le documentaire, retrace leur combat judiciaire et le procès devant la cour d'appel de Bruxelles, qui a mené à la condamnation de l'État belge prononcée le 2 décembre 2024, rendue définitive vendredi par la Cour de cassation. Réalisé par Jean-Charles Mbotti Malolo et Quentin Noirfalisse, le documentaire -- entre film et animation -- est actuellement en salles.

© https://www.rtbf.be/article/enfants-du-passe-colonial-la-justice-a-fait-son-travail-declarent-les-metisses-victorieuses-contre-l-etat-belge-11728415

𝐃𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐕𝐚𝐧 𝐋𝐚𝐧𝐠𝐞𝐧𝐡𝐨𝐯𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐬𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐊𝐔 𝐋𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧Le fondateur de Schild &...
28/05/2026

𝐃𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐕𝐚𝐧 𝐋𝐚𝐧𝐠𝐞𝐧𝐡𝐨𝐯𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐬𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐊𝐔 𝐋𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧

Le fondateur de Schild & Vrienden, Dries Van Langenhove, a été condamné pour incitation à la haine et à la violence, ainsi que pour diffusion de haine raciale lors d’une conférence à la KU Leuven. « Il établit des liens de causalité là où il n’y a, tout au plus, qu’une corrélation. »

Dans quelle situation seraient-ils le plus attentifs à leur smartphone, a demandé Dries Van Langenhove à son public le 28 février 2024, dans un auditoire à Louvain : « Si des femmes d’apparence flamande vous demandaient leur chemin, ou des femmes roms ? » Le fondateur de Schild & Vrienden a aussi affirmé, dans un exposé annoncé comme une conférence sur l’agriculture, que « les allochtones se retrouvent de manière disproportionnée du côté des auteurs, et les jeunes autochtones de manière disproportionnée du côté des victimes ». Il a évoqué « le fait que les hommes noirs se retrouvent plus souvent en prison » ou que « les femmes noires se retrouvent plus souvent au chômage ».

« Très controversé, a déclaré M. Van Langenhove, mais ce sont en réalité de simples faits. »

Pour cette conférence à la KU Leuven, le tribunal de Louvain a condamné mardi M. Van Langenhove pour incitation à la haine et à la violence fondées sur la race, la couleur de peau ou l’ascendance ethnique, ainsi que pour diffusion de haine raciale. Dans son jugement, le juge écrit : « Le message essentiel porté par M. Van Langenhove était qu’une grande partie des problèmes auxquels la société est confrontée – l’insécurité, le recul de la qualité de l’enseignement, les “nombres gigantesques d’étrangers dans nos prisons”, la pénurie de logements, la “sécurité sociale en faillite”, ... – serait due au fait que la société serait devenue “superdiverse” et “multiculturelle”. »

𝐃𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

L’une des principales lignes de défense de M. Van Langenhove lors de l’examen de son dossier en avril était, comme il l’avait aussi indiqué pendant la conférence, qu’il ne faisait « que diffuser des faits ». Il a présenté au juge une longue liste d’études scientifiques et de données chiffrées, souvent issues des pouvoirs publics.

Dans son jugement, le juge répond : « Même à supposer que ce soit le cas, cette affirmation n’enlève rien à ce qui précède. Il n’est en effet pas reproché au prévenu d’avoir diffusé des informations erronées, mais bien d’avoir, par sa présentation des faits, délibérément incité à la haine ou à la violence à l’égard de personnes en raison d’un ou de plusieurs critères prévus par la loi antiracisme. »

Selon Dirk Voorhoof, professeur émérite de droit des médias et rattaché au Human Rights Centre de l’Université de Gand (UGent), le caractère pénalement répréhensible de la conférence tient « à l’interprétation et aux conclusions que M. Van Langenhove associe à certains faits, qui s’inscrivent pleinement dans une logique de dénigrement et d’incitation à la haine ». « Il établit des liens de causalité là où il n’est tout au plus question que d’une corrélation, et y associe des idées de supériorité raciale. »

𝐋’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 « 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 »

Dries Van Langenhove a ainsi dit à ses auditeurs que la plupart des ponts qui se trouvent aujourd’hui en Afrique ont été « construits à l’époque coloniale (…) par des ingénieurs blancs », et que, « lorsque des ponts y sont réparés aujourd’hui », « ce sont des Asiatiques qui s’en chargent ». Il en a tiré la conclusion que « les Blancs sont tout simplement de meilleurs constructeurs de ponts que les Africains ». Dans d’autres passages, il a généralisé davantage encore : « Les Blancs sont tout simplement meilleurs dans certaines choses. Les êtres humains ne sont pas égaux, les animaux ne sont pas égaux, les plantes ne sont pas égales, rien dans la nature n’est égal. »

« Les données peuvent toujours être interprétées de plusieurs manières, dit M. Voorhoof. Lorsque l’on interprète des données exclusivement de manière à inciter à la division dans la société, c’est punissable. »

Le fait que M. Van Langenhove n’ait jamais appelé ouvertement à commettre des actes de violence concrets n’est pas pertinent, selon le juge. « Il suffit que d’autres soient incités à adopter une attitude générale d’intolérance ou de rejet à l’égard du groupe de personnes visé », indique son jugement. Il rejoint ainsi plusieurs arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme. « 𝐋’𝐢𝐧𝐜𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐪𝐮𝐢𝐞𝐫𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐭𝐞𝐥 𝐨𝐮 𝐭𝐞𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧𝐢 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 », a écrit la Cour.

Encore selon la Cour, sanctionner les propos qui sèment la haine et dressent délibérément des groupes les uns contre les autres est « nécessaire dans une société démocratique ».

𝐋𝐞 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞 « 𝐧’𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝𝐞́ 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐫𝐠𝐞 »

Le ministère public voulait également obtenir la condamnation de Dries Van Langenhove pour des propos qu’il avait tenus sur le genre. Pendant sa conférence, il avait en effet déclaré que « le genre n’existe pas ». « La gauche a créé le genre. (…) Nous voilà donc avec 72 genres, bientôt peut-être 72.000. Tous subventionnés. »

Pour ce chef de prévention, le tribunal a en revanche acquitté M. Van Langenhove. Sa vision « n’est pas conforme aux conceptions scientifiques ou sociales actuelles du genre », indique le jugement, et « sera ressentie par certains comme blessante, insultante, voire choquante ». « Néanmoins, poursuit le juge, le point de vue sur le genre n’est développé en profondeur nulle part pendant la conférence. Le fait qu’il ait critiqué le concept de genre ne signifie pas pour autant qu’il ait aussi voulu inciter à la haine ou à la violence. »

Sur ce point, Dries Van Langenhove est toutefois resté, selon le juge, dans les limites des « expressions d’opinions politiques, qui bénéficient en principe de la protection la plus étendue, parce qu’elles peuvent contribuer au débat public ». Pour ses propos sur la race, M. Van Langenhove s’est vu infliger une amende de 4.000 euros. L’an dernier, il avait déjà été condamné à Gand à un an de prison avec sursis pour des infractions à la loi antiracisme et à la loi contre le négationnisme.

© https://www.standaard.be/bundle/ds/en-francais/9436?item=10

𝐏𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝’𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞́ 𝐝𝐞 𝐕𝐨𝐭𝐭𝐞𝐦Le Collectif de résistance a...
26/05/2026

𝐏𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝’𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞́ 𝐝𝐞 𝐕𝐨𝐭𝐭𝐞𝐦

Le Collectif de résistance aux centres pour étrangers dénonce régulièrement la détention et l’expulsion des personnes migrantes. Pour sa responsable, l’actualité justifie davantage encore la protestation.

Plusieurs centaines d’opposants à la politique migratoire fédérale se sont rassemblés, dimanche après-midi, devant le centre fermé pour personnes en situation illégale de Vottem (CIV), dans l’entité liégeoise de Herstal, a indiqué à Belga la responsable du Collectif de résistance aux centres pour étrangers (CRACPE).

Selon la police liégeoise, quelque 200 personnes se sont retrouvées, dimanche en début d’après-midi, au niveau de la place Saint-Lambert, dans le centre de la Cité ardente.

Selon les organisateurs de la manifestation, ils étaient plus de 400 participants, quelques heures plus t**d, au terme du cortège qui s’est disloqué devant le centre fermé de Vottem.

Le CRACPE dénonce régulièrement la détention et l’expulsion des personnes migrantes. Pour sa responsable, l’actualité justifie davantage encore la protestation.

« 𝑼𝒏 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕-𝒑𝒓𝒐𝒋𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒐𝒊 𝒑𝒓𝒆́𝒗𝒐𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍’𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒓𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒆 𝒅’𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆́𝒆 𝒆𝒕 𝒑𝒆𝒓𝒒𝒖𝒊𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒅𝒐𝒎𝒊𝒄𝒊𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒉𝒂𝒃𝒊𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒉𝒆́𝒃𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒕𝒊𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒆́𝒋𝒐𝒖𝒓, 𝒂𝒖 𝒑𝒆𝒕𝒊𝒕 𝒎𝒂𝒕𝒊𝒏. 𝑳𝒆 𝒈𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑨𝒓𝒊𝒛𝒐𝒏𝒂 𝒔𝒆 𝒅𝒐𝒕𝒆 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒅’𝒖𝒏 𝒐𝒖𝒕𝒊𝒍 𝒔𝒖𝒑𝒑𝒍𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒂𝒓𝒓𝒆̂𝒕𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒆𝒏𝒇𝒆𝒓𝒎𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒈𝒆𝒏𝒔. 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒊𝒃𝒍𝒆 ! », s’insurge France Arets.

La militante dit aussi dénoncer « des décisions européennes qui prônent l’enfermement de familles entières, dont des enfants », craignant qu’elles soient également adoptées par le gouvernement fédéral.

« 𝑪𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́𝒔 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒔 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒂𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒃𝒂𝒇𝒐𝒖𝒆́𝒔, 𝒍𝒆 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒅’𝒂𝒔𝒊𝒍𝒆, 𝒍𝒆 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒑𝒓𝒊𝒗𝒆́𝒆 𝒆𝒕 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒊𝒂𝒍𝒆… 𝒂𝒖 𝒎𝒆́𝒑𝒓𝒊𝒔 𝒅𝒖 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒆𝒊𝒍 𝒅’𝑬𝒕𝒂𝒕, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑳𝒊𝒈𝒖𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒔 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒔 », conclut-elle.

© https://www.lesoir.be/740338/article/2026-04-12/plusieurs-centaines-dopposants-la-politique-migratoire-devant-le-centre-ferme-de

𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐒𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐫 𝐀𝐛𝐨𝐮𝐝𝐚 : 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐯𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐡𝐮𝐢𝐭 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥Une...
19/05/2026

𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐒𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐫 𝐀𝐛𝐨𝐮𝐝𝐚 : 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐯𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐡𝐮𝐢𝐭 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥

Une audience décisive doit se tenir devant la chambre du conseil pour déterminer la suite de la procédure

Cinq membres de la famille de Sourour Abouda se sont constitués partie civile contre huit policiers et contre la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, rapporte Belga. Cette décision intervient à la veille d’une audience importante devant la chambre du conseil de Bruxelles. Jusqu’à présent, la famille et la Ligue des droits humains s’étaient constituées partie civile contre "x". En visant désormais directement les huit policiers identifiés dans l’enquête, les parties civiles entendent renforcer leur position dans la procédure.

𝐔𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬

Les avocats de la famille demandent que ces policiers soient explicitement mentionnés dans le réquisitoire du parquet. Leur objectif est d’obtenir leur renvoi devant le tribunal correctionnel, en plus de celui de la zone de police déjà requis par le parquet général.

Selon Me Maxime Nardone, qui représente la famille avec deux consœurs, le réquisitoire actuel est incomplet sans la prise en compte des responsabilités individuelles. Les parties civiles plaideront donc pour que le dossier soit renvoyé au procureur afin qu’il précise son analyse. La constitution de partie civile, plus détaillée que lors de la précédente audience en février, doit selon lui permettre un débat plus approfondi devant la chambre du conseil.

𝐇𝐮𝐢𝐭 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞́𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞

Dans cette affaire, huit policiers sont nommément cités. Deux d’entre eux ont procédé à l’interpellation de Sourour Abouda, tandis que six autres étaient chargés de surveiller la cellule dans laquelle elle est décédée, le 12 janvier 2023, dans un commissariat de la rue Royale. Ce décès, survenu en détention, avait suscité une vive émotion et soulevé des questions sur d’éventuelles violences policières et les conditions de prise en charge.

La décision attendue de la chambre du conseil sera déterminante pour la suite de la procédure judiciaire et pour l’éventuelle tenue d’un procès visant les policiers concernés.

©https://www.bruxellestoday.be/actualite/affaire-sourour-abouda-famille-partie-civile.html

« 𝐀𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞 :   𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞́𝐡𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮𝐱 𝐝’𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 »Le ...
13/05/2026

« 𝐀𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞 : 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞́𝐡𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮𝐱 𝐝’𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 »

Le 𝐌𝐫𝐚𝐱 organise trois journées de formation continue à Bruxelles destinée aux professionnels, acteur.rices associatif.ves et toute personne (grand public) souhaitant mieux comprendre les mécanismes liés à l'accès à la nationalité belge et les enjeux d'égalité qui y sont associés.

𝐀𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 :

° Compréhension du cadre légal de la nationalité belge
° Analyse des procédures et conditions d'accès
° Réflexion sur les discriminations et les inégalités d'accès aux droits
° Échanges de pratiques et outils d'accompagnement

📅 Cette formation continue se fera en deux grandes sessions en dates du :

- 𝟐, 𝟑 et 𝟒 juin 2026
- 𝟏𝟕, 𝟏𝟖 et 𝟏𝟗 juin 2026

⏰ De 𝟏𝟎𝐡 𝐚̀ 𝟏𝟑𝐡

📍Rue de la Poste 37, 1210 Saint-Josse-Ten-Noode

Une formation pour renforcer les connaissances juridiques, développer une lecture critique des politiques d'accès aux droits et soutenir un accompagnement plus juste et inclusif.

𝑰𝒏𝒔𝒄𝒓𝒊𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝒐𝒃𝒍𝒊𝒈𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆) 𝒂𝒖 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒕𝒂𝒓𝒅 𝒍𝒆 28 𝒎𝒂𝒊 2028 : ➡ https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdxw3w_B2aGGD_ExE3Z9Gh6NOF7oMX3rdQKTcbgeqsOGDzS5A/viewform

Nombre de place limité : 15 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒙𝒊𝒎𝒖𝒎 par session.

𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝'𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : https://mrax.be/acces-a-la-nationalite-belge-comprehension-du-cadre-legal-et-enjeux-degalite-dans-lacces-aux-droits-formation-continue/

08/05/2026


08/05/2026

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́

𝐒𝐚𝐛𝐫𝐢𝐧𝐚 𝐞𝐭 𝐎𝐮𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 : 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞

𝐵𝑟𝑢𝑥𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠, 𝑙𝑒 08 𝑚𝑎𝑖 2026

Le 9 mai 2017, 𝐒𝐚𝐛𝐫𝐢𝐧𝐚 𝐄𝐋 𝐁𝐚𝐤𝐤𝐚𝐥𝐢 et 𝐎𝐮𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦 𝐓𝐎𝐔𝐌𝐈 perdaient la vie à Bruxelles à la suite d’une course-poursuite policière d’une violence disproportionnée. Neuf ans plus t**d, leurs familles continuent de faire face à une interminable bataille judiciaire dans un contexte où les violences policières visant des personnes racisées restent trop minimisées, relativisées ou invisibilisées.

Les récents développements judiciaires, avec le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nivelles du policier précédemment condamné, rappellent une réalité profondément préoccupante : en Belgique, lorsque des violences policières touchent des personnes – souvent jeunes – issus de l’immigration ou perçues comme telles, l’accès à la vérité et à la justice demeure un parcours semé d’obstacles. Les procédures s’étendent sur des années, les responsabilités sont diluées et les familles doivent porter seules un combat épuisant face à des institutions qui peinent encore à reconnaître l’existence de violences structurelles.

La mort de Sabrina et Ouassim n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large marqué par le profilage racial, les contrôles discriminatoires, les violences policières et une gestion sécuritaire qui cible de manière disproportionnée certains quartiers et certaines populations. Les effets dévastateurs de ces pratiques sur les personnes qui en sont la cible ne nous sont pas inconnus : peur permanente des contrôles, humiliations répétées, violences verbales et physiques, sentiment d’être considéré.e comme suspect.e en raison de son origine, de son apparence ou de son quartier. Ces réalités ne relèvent pas de perceptions individuelles isolées. Elles traduisent des mécanismes systémiques documentés.

𝐍𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐧𝐢.
C’est reconnaître que certaines violences se produisent dans un contexte où les rapports de pouvoir, les discriminations structurelles et les logiques sécuritaires produisent des conséquences concrètes sur la vie des personnes racisées et/ ou racialisées. Nous refusons également les discours qui opposent systématiquement la lutte contre les violences policières au respect du travail des policier.ères. Exiger des mécanismes de contrôle indépendants, dénoncer les abus et réclamer des sanctions effectives lorsque des fautes graves sont commises constitue au contraire une exigence démocratique fondamentale.

La mémoire de Sabrina et Ouassim nous oblige collectivement. Elle nous oblige à écouter les familles, à protéger les droits fondamentaux, à la lutte contre l’impunité et à construire une société où aucune vie ne peut être sacrifiée au nom de logiques sécuritaires déshumanisantes.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec les proches de Sabrina et Ouassim ainsi qu’avec toutes les familles confrontées aux violences policières, au racisme institutionnel et à l’absence de réponses judiciaires effectives.

𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐲 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞,
𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐲 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱.

Nous appelons à rejoindre massivement le rassemblement , 𝐚̀ 𝐁𝐫𝐮𝐱𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬, 𝐥𝐞 𝟏𝟎 𝐦𝐚𝐢 𝟐𝟎𝟐𝟔 afin de rendre hommage à Sabrina et Ouassim mais également la mobilisation citoyenne devant le 𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐍𝐢𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐞 𝟐𝟖 𝐦𝐚𝐢 𝟐𝟎𝟐𝟔 pour porter collectivement une exigence claire : 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́, 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞, 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞.

𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬.
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́.




𝐀𝐥𝐢 𝐆𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞́
𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐌𝐑𝐀𝐗

𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝'𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐬'𝐚𝐠𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐞𝐥𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐎𝐍𝐆Selon ces organisations, la crise hu...
07/05/2026

𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝'𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐬'𝐚𝐠𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐞𝐥𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐎𝐍𝐆

Selon ces organisations, la crise humanitaire ne cesse de s'étendre.

La situation humanitaire des demandeurs de protection internationale en Belgique s'aggrave, ressort-il d'un rapport publié jeudi par sept organisations humanitaires, dont Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières (MSF) et Caritas International.

𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐬

Six demandes d'hébergement sur dix (62%) introduites par des hommes isolés auprès du Samusocial ont été refusées au second semestre 2025, faute de places. Ce taux grimpe à 75% pour les familles.

Par ailleurs, le nombre de places d'accueil dans le réseau Fedasil diminue alors que, fin 2025, il y avait toujours au moins 2000 personnes en besoin d'une place. L'accès aux soins est également en recul en raison de la baisse des financements. Certains lieux d'accueil à bas seuil ont été contraints de réduire leurs activités, concentrant les demandes de soins sur des structures et des capacités de plus en plus limitées. Au Hub humanitaire, les consultations médicales ont été réduites de moitié dès novembre 2025, entraînant une hausse significative des refus de prise en charge.

Par conséquent, les ONG estiment que les droits fondamentaux des demandeurs d'asile — en matière d'hébergement, d'alimentation, de soins médicaux et psychologiques ou d'assistance juridique — ne sont pas respectés. "Ces besoins relèvent pourtant de la responsabilité de l'État et de Fedasil, qui ne peuvent se décharger de cette responsabilité sur les ONG", alertent-elles. Les sept organisations rappellent toutefois que des solutions peuvent être mises sur pied, comme la mise en œuvre d'un plan de répartition des personnes en demande de protection internationale.

© https://www.rtbf.be/article/la-situation-humanitaire-des-demandeurs-d-asile-s-aggrave-en-belgique-selon-des-ong-11713964

“𝐋’𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐨𝐮̀ 𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞́𝐠𝐫𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬” : 𝐟𝐚𝐮𝐭-𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 ...
04/05/2026

“𝐋’𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐨𝐮̀ 𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞́𝐠𝐫𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬” : 𝐟𝐚𝐮𝐭-𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐜𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐟 ?

La semaine dernière, la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, a évoqué dans les colonnes du journal Le Soir son intention de rendre optionnels les cours de religion et de morale dans l’enseignement officiel, au profit de deux heures hebdomadaires obligatoires de philosophie et de citoyenneté. Invités dans Bonsoir Bruxelles, Tommy Scholtes, porte-parole de la conférence des évêques, et Thomas Gillet, président du Centre d’Action Laïque, ont exprimé leur point de vue sur la situation.

Après l’interdiction des signes religieux dans les écoles, la ministre de l’Education, Valérie Glatigny, émet une nouvelle proposition, celle de rendre obligatoires deux heures hebdomadaires de cours de philosophie et de citoyenneté (CPC) pour tous les élèves de l’enseignement officiel, et, dans le même mouvement, rendre optionnels les cours de religion et de morale non confessionnelle.

Selon Thomas Gillet, président du Centre d’Action Laïque , cette évolution est perçue comme une réponse à des besoins pédagogiques identifiés depuis plusieurs années : “𝑶𝒏 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒂𝒄𝒕𝒆 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒐𝒍𝒐𝒏𝒕𝒆́ 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒂𝒇𝒇𝒊𝒄𝒉𝒆́𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒆𝒓 𝒂̀ 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒊𝒕𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒐𝒃𝒍𝒊𝒈𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒆́𝒍𝒆̀𝒗𝒆𝒔. 𝑳𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒂𝒖 𝑷𝒂𝒓𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒐𝒏𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒗𝒊𝒔 𝒅𝒖 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒂𝒊𝒏 𝒅𝒊𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒒𝒖’𝒖𝒏𝒆 𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑪𝑷𝑪 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒔𝒖𝒇𝒇𝒊𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒄̧𝒂 𝒑𝒐𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆̀𝒎𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒎𝒂𝒋𝒆𝒖𝒓𝒔. 𝑳𝒆𝒔 𝒆𝒏𝒋𝒆𝒖𝒙 𝒂𝒖𝒙𝒒𝒖𝒆𝒍𝒔 𝒐𝒏 𝒆𝒔𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒓𝒐𝒏𝒕𝒆́ 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊 𝒏𝒆́𝒄𝒆𝒔𝒔𝒊𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒄𝒐𝒖𝒑 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒉𝒊𝒍𝒐𝒔𝒐𝒑𝒉𝒊𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒄𝒊𝒕𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒂̀ 𝒍’𝒆́𝒄𝒐𝒍𝒆“, explique-t-il.

D’un point de vue juridique, le projet se veut compatible avec 𝐥’𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟐𝟒 de la 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞. Celui-ci garantit la liberté d’enseignement et impose aux écoles organisées par les pouvoirs publics d’offrir le choix entre l’enseignement d’une religion reconnue et celui de la morale non confessionnelle jusqu’à la fin de l’obligation scolaire. Pour Thomas Gillet, cette contrainte n’est pas un obstacle : “𝑳𝒂 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒓𝒆́𝒗𝒐𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒐𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍. 𝑶𝒏 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒅𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒆𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒓𝒂𝒍𝒆, 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒕𝒔 𝒊𝒍𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒅𝒆́𝒋𝒂̀ 𝒐𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒔. 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒓𝒂𝒍𝒆, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒊𝒕𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆𝒕𝒆́. 𝑳’𝒆́𝒄𝒐𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒐𝒖̀ 𝒐𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒆́𝒈𝒓𝒆́𝒈𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒗𝒊𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔.”

Mais la proposition ne fait pas l’unanimité. Du côté des représentants religieux, des inquiétudes émergent quant à une possible marginalisation des cours de religion. Tommy Scholtes, porte-parole de la Conférence des évêques, met en garde : “𝑱𝒖𝒔𝒒𝒖’𝒊𝒄𝒊, 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 80 % 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒏𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅’𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒓𝒂𝒍𝒆. 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒏𝒐𝒓𝒎𝒂𝒍 𝒒𝒖𝒆 𝒄̧𝒂 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒆𝒙𝒊𝒔𝒕𝒆𝒓. 𝑪𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒓𝒆̀𝒔 𝒔𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆 𝒆𝒓𝒓𝒆𝒖𝒓 𝒔𝒊 𝒐𝒏 𝒔𝒖𝒑𝒑𝒓𝒊𝒎𝒂𝒊𝒕 𝒄𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔, 𝒄𝒂𝒓 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒗𝒐𝒖𝒅𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒊𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔 𝒔𝒆𝒓𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒊𝒔𝒆𝒔 𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔. 𝑱𝒆 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔 𝒕𝒓𝒆̀𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒆𝒏 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒑𝒂𝒄𝒊𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒍’𝒆𝒏𝒔𝒆𝒊𝒈𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒅𝒆́𝒓𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒆́𝒓𝒆𝒓 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒂𝒏𝒕𝒔. 𝑳𝒆 𝒃𝒐𝒏 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒒𝒖𝒆, 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒆́𝒕𝒆́ 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒍𝒂 𝒏𝒐̂𝒕𝒓𝒆, 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒔𝒐𝒖𝒕𝒆𝒏𝒖 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝑪𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏“.

Reste que la question est loin d’être neuve. Le renforcement du cours de philosophie et de citoyenneté fait l’objet de discussions récurrentes depuis plusieurs années. En 2021 déjà, une résolution parlementaire plaidait pour porter ce cours à deux heures hebdomadaires, tout en conservant l’offre de religion pour les élèves qui le souhaitent. Un projet qui n’avait finalement pas abouti.

© https://bx1.be/categories/societe/lecole-est-le-dernier-lieu-ou-on-fait-une-segregation-pour-les-convictions-religieuses-faut-il-rendre-le-cours-de-religion-facultatif/

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