22/04/2026
« L’histoire ne s’arrête pas à cet instant, elle continue, mais déjà sans nous, sujets de cette histoire. Si nous ne parlons pas aujourd’hui, si nous n’appelons pas les choses par leur nom, si nous renonçons à notre propre langue et à notre mémoire, nous devons bien comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’un choix politique, mais d’un renoncement à notre histoire, à notre présence et à notre avenir. »
Les nations ne disparaissent pas seulement dans la défaite, elles disparaissent dès l'instant où elles acceptent d'oublier leur raison d'être. Si nous laissons la mémoire s'éteindre, demain nous constaterons simplement qu'elle a disparu. Et à ce moment-là, il ne restera plus rien à défendre : ni nom, ni histoire, ni présence, seul le silence subsistera. Le silence comme ultime confirmation de notre refus d'être les acteurs de l'histoire. « Je suis convaincu que nous ne sommes pas un peuple du silence ».
Ara Ayvazyan
Ancien ministre des Affaires étrangères de la RA