27/09/2026
27 septembre 2020 - 27 septembre 2026
DEPUIS…
La dissolution définitive du Groupe de Minsk
La dissolution définitive du Groupe de Minsk : fin officielle de ce format de négociation de l’OSCE (au 1er décembre 2025), actant le règlement du conflit par la force.
Dissolution de la République d’Artsakh
Dissolution de la République d’Artsakh : fin officielle des institutions de l’État autoproclamé au 1er janvier 2024, marquant la disparition d’une entité de facto indépendante depuis 30 ans.
Le nettoyage ethnique et l’exode des Arméniens
Le nettoyage ethnique et l’exode des Arméniens : fuite forcée de plus de 100 000 Arméniens (99 % de la population) vers l’Arménie après le blocus et l’offensive de 2023.
Ce drame humain s’est fait au prix de sacrifices colossaux : près de 5 000 Arméniens ont perdu la vie en défendant la République d’Artsakh au cours des combats (le bilan officiel documenté s’élève à au moins 3 833 morts pour la seule guerre de 2020, chiffre régulièrement réévalué autour de 4 800 morts par les autorités et les cercles politiques en incluant les disparus et les combats ultérieurs).
Les soutiens de la Turquie, du Pakistan et des mercenaires
Les soutiens de la Turquie, du Pakistan et des mercenaires : appui technologique turc (drones), déploiement de djihadistes syriens et alignement diplomatique absolu d’Islamabad.
Arrestations de dirigeants politiques arméniens
Arrestations de dirigeants politiques arméniens : capture et incarcération à Bakou de l’ancienne élite politique et militaire du Haut-Karabakh (comme Ruben Vardanyan).
Incursion et occupation à Djermouk (Vayots Dzor)
Lors de l’agression militaire à grande échelle de septembre 2022 contre le territoire souverain de l’Arménie, l’Azerbaïdjan a violemment attaqué la région de la ville thermale de Djermouk.
Les forces azerbaïdjanaises ont pénétré de 7,5 à 8,5 kilomètres de profondeur à l’intérieur des frontières arméniennes et s’y sont solidement retranchées.
Cessions territoriales de villages au Nord (Tavush)
Dans le cadre du processus bilatéral de délimitation de la frontière, le gouvernement arménien a officiellement cédé le contrôle de quatre villages frontaliers désertés dans la région septentrionale de Tavush, provoquant d’immenses manifestations de colère en Arménie.
Menace imminente sur l’enclave de Tigranashen au Sud
Après le Nord, l’Azerbaïdjan exige fermement la restitution de Tigranashen (appelé Karki par les Azéris), une localité stratégique du sud de l’Arménie considérée par Bakou comme une enclave soviétique historique.
Le gouvernement de Nikol Pachinian a publiquement admis que ce territoire n’était pas légalement arménien selon les cartes d’époque, préparant l’opinion à une future cession.
Rapprochement hostile envers l’Église apostolique arménienne
Rapprochement hostile envers l’Église apostolique arménienne : diabolisation de l’Église par Bakou, qualifiée d’entité favorisant le terrorisme, doublée de violentes attaques rhétoriques contre le Catholicos Karékine II.
« Azerbaïdjan occidental »
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, utilise régulièrement le concept irrédentiste d’« Azerbaïdjan occidental » pour désigner tout ou partie du territoire de la République d’Arménie, incluant sa capitale, Erevan.
MALGRÉ…
Une multiplication de résolutions européennes de condamnation
Contrairement à la complaisance de l’exécutif (von der Leyen / Michel), le Parlement européen a voté une série de résolutions extrêmement fermes et successives contre l’Azerbaïdjan :
- Octobre 2023 : une résolution adoptée à une écrasante majorité (491 voix contre 9) condamne fermement l’offensive militaire, qualifie explicitement la situation de nettoyage ethnique et demande la suspension immédiate du protocole d’accord sur l’énergie.
- Mars 2024 : une résolution exigeant la protection absolue du patrimoine culturel et religieux arménien face aux destructions documentées.
- Octobre 2024 : une nouvelle résolution dénonçant les violations continues du droit international par Bakou, exigeant le retrait des troupes azerbaïdjanaises du territoire souverain de l’Arménie et demandant le gel des exportations d’équipements militaires vers l’Azerbaïdjan.
- Mars 2025 : une motion condamnant fermement les simulacres de procès et les détentions illégales des dirigeants de l’Artsakh, exigeant des sanctions ciblées contre les juges et procureurs azerbaïdjanais impliqués.
Le rapprochement entre l’exécutif européen et Bakou
Les hauts dirigeants de l’exécutif européen ont courtisé Ilham Aliyev pour substituer le gaz russe.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’est rendue à Bakou pour signer un accord d’importation de gaz, en qualifiant publiquement l’Azerbaïdjan de « partenaire fiable et digne de confiance ».
Et l’ancien président du Conseil européen, Charles Michel, qui pilotait alors les médiations, s’est attiré les foudres des eurodéputés.
Le Parlement européen l’a vivement et publiquement critiqué, lui reprochant d’avoir mené une médiation passive qui a fermé les yeux sur la dégradation des droits humains, d’avoir légitimé le rapport de force de Bakou et de refuser obstinément de nommer le « nettoyage ethnique » pour préserver l’accord gazier.
De nombreux députés ont dénoncé la complicité morale et le silence de sa diplomatie face à l’exode forcé des Arméniens.