Arau Asbl

Arau Asbl Comprendre la ville, pour mieux la défendre !

L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines entend par son action et son analyse contribuer au décryptage des enjeux urbains bruxellois et à l’approfondissement de la démocratie urbaine plus globalement.

🧳📅 INVITATION - voyage d'étude de l'ARAU à Rotterdam (4-7/11) : il reste des places, clôture des inscriptions ce dimanch...
12/10/2026

🧳📅 INVITATION - voyage d'étude de l'ARAU à Rotterdam (4-7/11) : il reste des places, clôture des inscriptions ce dimanche 18/10 ! ➡️ https://www.arau.org/fr/rotterdam-4-7-novembre-2026/

➡️ Au programme, visites guidées et rencontres avec institutions et associations pour découvrir les enjeux urbains et les transformations récentes de la 2e ville des Pays-Bas ! Histoire migratoire et quartiers portuaires, enjeux de mobilité et rénovation urbaine, cités-jardins historiques et nouveaux logements sociaux, petite maison-musée et grand marketing culturel : l’ARAU crée toujours le lien entre patrimoine urbain et défis contemporains ! Et ce sont plusieurs cantines associatives qui ponctueront les pauses de nos excursions…

Informations pratiques, programme et inscriptions ici ➡️ https://www.arau.org/fr/rotterdam-4-7-novembre-2026/

⚪✍️ [Carte blanche] - À Bruxelles, le problème vient du permis mal instruit, pas du recours citoyen ! ➡️ https://www.lal...
11/10/2026

⚪✍️ [Carte blanche] - À Bruxelles, le problème vient du permis mal instruit, pas du recours citoyen !

➡️ https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/10/06/a-bruxelles-le-probleme-vient-du-permis-mal-instruit-pas-du-recours-citoyen-ZA3UAVIIBBB47J53ZJC53THGHE/

La lenteur des procédures bruxelloises est aujourd'hui volontiers imputée à l'excès de recours, et une réforme des permis se prépare sur ce diagnostic. Que les procédures soient trop longues, nous en convenons. Elles épuisent les riverains autant que les porteurs de projet. Mais l'exemple de Josaphat montre bien que les recours n'expliquent pas tout : ici, le dossier a été chaque fois modifié puis resoumis, à l'initiative de l'autorité ou du demandeur. Il faut également regarder du côté des décideurs politiques : dans certains dossiers majeurs, une partie des ret**ds tient à l'attente d'un accord politique au sein du gouvernement.

Le désaccord porte sur le diagnostic et le remède. Désigner les recours comme la source principale des lenteurs, c'est se tromper de cible. C'est aussi oublier leur fonction démocratique. Si des citoyens ou des associations saisissent la justice, c'est pour faire trancher la légalité de certaines décisions. En effet, une enquête publique ne suffit pas toujours : les citoyens peuvent avoir été entendus sans que leurs objections aient été réellement examinées...

La carte blanche ➡️ https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/10/06/a-bruxelles-le-probleme-vient-du-permis-mal-instruit-pas-du-recours-citoyen-ZA3UAVIIBBB47J53ZJC53THGHE/

✊ Soutenir les combats de l'ARAU en devenant membre de l'association https://www.arau.org/fr/rejoindre-arau/
📧 Abonnez-vous à nos newsletters pour ne rien manquer de nos prises de positions https://www.arau.org/fr/inscription-newsletters/ Voir moins Voir moins

✍️📰 Libérer l'espace public [article rédigé pour la revue En Question de l’ASBL Centre Avec ]L’espace public accueille u...
09/10/2026

✍️📰 Libérer l'espace public [article rédigé pour la revue En Question de l’ASBL Centre Avec ]

L’espace public accueille une grande diversité de fonctions et d’usages. Il est le théâtre de rapports de forces entre ses différents usagers, aux intérêts divergents, voire contradictoires. Les arbitrages sont complexes, d’autant plus qu’il s’agit – et c’est fondamental – d’y intégrer les impératifs sociaux et écologiques, encore trop largement négligés par une approche technicienne centrée sur la circulation automobile, et qui se heurtent à des dérives mercantiles de plus en plus nombreuses...

L'article complet ➡️ https://www.arau.org/fr/liberer-lespace-public/

✊ Soutenir les combats de l'ARAU en devenant membre de l'association https://www.arau.org/fr/rejoindre-arau/
📧 Abonnez-vous à nos newsletters pour ne rien manquer de nos prises de positions https://www.arau.org/fr/inscription-newsletters/

🍃❌🏗️ Friche Josaphat : non au permis de lotir !Ce lundi 12 octobre, la commission de concertation se réunira à Schaerbee...
08/10/2026

🍃❌🏗️ Friche Josaphat : non au permis de lotir !

Ce lundi 12 octobre, la commission de concertation se réunira à Schaerbeek pour se pencher sur la demande de permis de lotir une importante partie de la friche Josaphat. Aux côtés de Sauvons la friche Josaphat / Red de friche Josaphat, Natagora Bruxelles, le BRAL.Brussels, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), We Are Nature.Brussels et Brussel Natuur-Bruxelles Nature, l’ARAU dénonce l’avancement de cette procédure alors qu’un gel de 18 mois avait été promis et qu’il n’y a toujours pas de vision globale pour l’avenir du site.
Lire la réaction des associations 👉 https://www.arau.org/fr/friche-josaphat-communique-de-presse/

L’ARAU insiste en particulier sur les points suivants :

✅ Permettre aujourd’hui une occupation associative de la friche et garantir l’accessibilité publique future du site Josaphat. L’accessibilité constitue une condition démocratique du développement d’une fonction sociale répondant aux enjeux de justice environnementale. La friche Josaphat et l’espace vert à concevoir collectivement doivent endosser une fonction sociale.

✅ Penser l’avenir de la friche Jospahat dans le cadre d’une planification régionale démocratique. La révision en cours du Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) doit permettre de repenser l’aménagement de la Région en fonction des enjeux sociaux, écologiques et urbanistiques d’aujourd’hui et de demain. Ce nouveau cadre, qui doit être établi démocratiquement, devra donner une direction d’ensemble au sein de laquelle l’avenir de la friche Josaphat devra être pensé.

✅ Programmer une politique du logement public/social au-delà de la construction de logements neufs et refinancer la SLRB pour lui donner les moyens de la réhabilitation de l’existant. Rénover/réhabiliter/réoccuper les espaces bâtis vacants, comme les bureaux vides (un million de mètres carrés à Bruxelles !), avant d’envisager la construction de logements neufs. Prendre des mesures permettant de socialiser du bâti existant et de réguler les prix sur le marché privé.

✅ Développer une vision globale sur l’ensemble du site. Tenir compte, notamment, de la partie est du site, de l’autre côté du chemin de fer, déjà urbanisée et qui pourrait faire l’objet d’un réaménagement.

✅ Elargir le périmètre de réflexion pour y englober le bâti existant aux abords du site. La réhabilitation de ce bâti environnant offre des opportunités pour la création de logements sans devoir artificialiser de sols vivants. Une option soutenue depuis 2021 à travers le Plan B Josaphat développé par les associations 👉https://bral.brussels/sites/default/files/bijlagen/MANIFESTO%20josaphat_FR-web_0.pdf

Ce lundi 12 octobre, L’ARAU demandera donc à la commission de concertation de remettre un avis défavorable à la demande de permis de lotir !

🚶🎤 Piéton·ne·s, faites-vous entendre : répondez à l'enquête nationale sur la mobilité piétonne du 16 septembre au 31 oct...
07/10/2026

🚶🎤 Piéton·ne·s, faites-vous entendre : répondez à l'enquête nationale sur la mobilité piétonne du 16 septembre au 31 octobre inclus ! ➡️ https://barometrepieton.be/

Le Baromètre piéton est la plus grande enquête nationale consacrée à la marche et à la qualité des espaces publics en Belgique. Après une première édition qui a rassemblé plus de 13 500 participant·e·s en 2023, cette nouvelle enquête permettra de mesurer les évolutions de ces dernières années, de mieux comprendre les besoins des piéton·ne·s dans leurs déplacements au quotidien et d’identifier les améliorations nécessaires.

Du 16 septembre au 31 octobre 2026, vous avez l’opportunité de partager votre expérience en répondant au questionnaire en ligne. En une quinzaine de minutes, vous pouvez contribuer à améliorer la sécurité, l’accessibilité, le confort des déplacements à pied ainsi que la qualité des espaces publics.

Pour répondre au questionnaire ➡️ https://barometrepieton.be/

Walk

✊➡️🅿️ De la lutte des classes à la lutte des places… de parkingQuand une partie de la gauche refuse de combattre la domi...
01/10/2026

✊➡️🅿️ De la lutte des classes à la lutte des places… de parking
Quand une partie de la gauche refuse de combattre la domination de la voiture sur la ville et ses habitants
👉 Notre analyse https://www.arau.org/fr/de-la-lutte-des-classes-a-la-lutte-des-places-de-parking/

Par les dégâts qu’elle cause, la mobilité automobile individuelle de masse nuit, et coûte, à l’ensemble de la collectivité : pollution, bruit, insécurité routière, émissions massives de CO2, congestion, etc. Ce système, qui profite avant tout aux grandes entreprises capitalistes (constructeurs automobiles, pétroliers…), est particulièrement délétère pour les classes populaires, singulièrement à Bruxelles où elles vivent en grande partie dans les quartiers les plus exposés aux nuisances ; une situation d’autant plus injuste que ces ménages sont peu, voire pas motorisés. Ce constat offre un boulevard pour une critique radicale de la part de la gauche. Une bonne partie de celle-ci refuse malgré tout de s’y engager. Elle aurait pourtant tout à gagner à combattre la domination de la voiture sur la ville et ses habitants.

🚗💨 Le MR bruxellois roule pour les navetteurs !Ce lundi, le MR bruxellois, par les voix de son président David Weytsman ...
29/09/2026

🚗💨 Le MR bruxellois roule pour les navetteurs !

Ce lundi, le MR bruxellois, par les voix de son président David Weytsman et de la députée régionale Anne-Charlotte d'Ursel, a communiqué à la presse sa vision pour le futur de la mobilité. Avec un fil rouge : dérouler le tapis rouge aux navetteurs automobiles. Dans la DH on peut ainsi lire que « le MR bruxellois veut "rouvrir les axes de pénétration dans la capitale" ». On a beau se creuser la tête, on ne trouve pas trace d’« axes de pénétration » qui auraient été fermés : le viaduc Herrmann-Debroux, la rue de la Loi, le tunnel Annie Cordy et bien d’autres (auto)routes continuent d’inlassablement déverser des dizaines de milliers de voitures dans les rues de Bruxelles. Au total, ce sont 190.000 véhicules de navetteurs qui y circulent chaque jour : sans doute trop peu au goût du MR…

David Weytsman et Anne-Charlotte d'Ursel citent toutefois le Bois de la Cambre et l’avenue Louise comme exemples d’« axes de pénétration » qui auraient été fermés. Est-il encore nécessaire de rappeler que le Bois de la Cambre est un parc, pas une autoroute ? Y interdire le trafic automobile n’a rien d’un « plan anti-bagnoles » : c’est simplement le moyen de s’assurer que ce parc puisse jouer son rôle de lieu de calme, de ressourcement, de loisirs (et, accessoirement, d’empêcher les personnes qui le fréquentent de se faire écraser). Et rappelons, par ailleurs, que le chemin de fer passe déjà sous le Bois : demander qu’il soit mieux exploité, en faveur des Bruxellois et des navetteurs, serait une revendication bien mieux connectée enjeux de mobilité contemporains ! Quant à l’avenue Louise, elle est déjà majoritairement et scandaleusement dédiée au stationnement et à la circulation automobile (y compris en sous-sol) : sans doute pas assez au goût du MR, qui propose… d’y creuser de nouveaux tunnels !

Outre la « réouverture d’axes de pénétration », le MR entend également consacrer l’entièreté de l’enveloppe de Beliris à la seule fin de « permettre aux Belges de rentrer et de circuler dans leur capitale » (entendre circuler en voiture). Pour rappel, le gouvernement fédéral (au sein duquel siège le MR) a décidé de sérieusement raboter cette enveloppe censée soutenir Bruxelles : auparavant de 125 millions par an, elle est passée à 100 et elle ne s’élèvera plus qu’à 75 à partir de 2029. Le programme du MR : engloutir la totalité de ces (maigres) moyens dans la rénovation des tunnels (dont le coût total dépasserait largement l’« obole » fédérale), et, ainsi, continuer à doper la navette automobile depuis les deux autres régions, tout en alourdissant la charge financière pour une Région bruxelloise déjà en grande difficulté.

En résumé, David Weytsman, Anne-Charlotte d'Ursel et leurs camarades de parti proposent tout simplement d’offrir aux navetteurs automobiles (qui proviennent en grande majorité de communes riches des deux Brabant, et qui y payent leurs impôts) un « service » dont le coût serait supporté par Bruxelles, dont les habitants sont bien plus pauvres et nettement moins motorisés. Un coût non seulement financier mais aussi humain, par la dégradation de leur santé et de leur qualité de vie.

L’ARAU soutient une tout autre vision. La promesse du MR bruxellois de « fluidifier » le trafic ne peut se traduire que par son augmentation, c’est depuis longtemps prouvé. Il s’agit au contraire de décourager la navette automobile, notamment par la suppression des infrastructures de pénétration (viaducs, tunnels). Les investissements du fédéral dans sa capitale, structurellement sous-financée, doivent être augmentés et consacrés non pas à la pérennisation de ces infrastructures anachroniques mais au renforcement de l’offre de transports en commun. Dans cette optique, l’ARAU formule, depuis près de 60 ans, de nombreuses propositions, telles que la recréation d’une ligne de tram interrégionale chaussée de Waterloo, une gestion régionalisée des usages et des accès au bois de La Cambre, une avenue Louise sans tunnel (pour citer trois exemples récents qui concernent les « axes de pénétration » évoqués par le MR Bruxellois). À l’échelle de la Région, l’ARAU soutient l’augmentation des fréquences et de la visibilité des trains S ou encore le principe d’un péage urbain/d’une taxe kilométrique. L’ARAU était d’ailleurs intervenu au parlement bruxellois il y a quelques années sur le thème du péage urbain, à l’invitation de… Boris Dilliès. Maintenons et améliorons le good move, et avançons vers le smart move !

Les fonds fédéraux à consacrer à la mobilité dans Bruxelles doivent aussi pouvoir être alloués à la réhabilitation d’espaces publics, au bénéfice des Bruxellois et de tous ceux et celles qui fréquentent notre Région. On pense en particulier aux abords des deux gares parmi les plus utilisées du pays, par lesquelles transitent des milliers de navetteurs chaque jour. C’est dans cette perspective que l’ARAU a développé un projet pour recréer un vaste espace public végétalisé au pied de la gare du Nord et que des réflexions du même ordre sont en cours pour le quartier de la gare du Midi, avec la remise en surface de trois lignes de tram.

Si le MR bruxellois entend défendre les intérêts des Bruxellois (parmi lesquels ses électeurs), il doit changer son f***l d’épaule : ne pas leur faire payer le prix d’une augmentation de la navette automobile mais, au contraire, les en libérer !

Pour créer du logement abordable, un cadre réglementaire ne remplace pas la maîtrise publique du foncierVacante depuis 2...
24/09/2026

Pour créer du logement abordable, un cadre réglementaire ne remplace pas la maîtrise publique du foncier

Vacante depuis 2014, l’ancienne caserne de pompiers située avenue Jules Bordet 162, à Evere, fait actuellement l’objet d’une demande de permis d’urbanisme, portée par le promoteur Equilis, visant sa démolition complète au profit d’un complexe résidentiel de huit étages sur 6.727 m². La caserne, immeuble de plus de 2.400 m², conçue en 1981 par les architectes J.P. Van Den Houte et R. Desute, constitue un exemple de style brutaliste t**dif à Bruxelles.

Le projet en cours d’instruction illustre la politique régionale de désengagement des autorités publiques, qui laisse place à une production de logements privés déconnectée des réalités socio-économiques.

💰 Une vente au plus offrant… aux dépens d’un projet public !

Le site, propriété de la Région jusqu’à sa vente en 2021, offrait pourtant une opportunité idéale de reconversion pour la commune d’Evere, qui, au moment de sa désaffection en 2014, souhaitait racheter les lieux pour en faire un hall des sports et un espace polyvalent au service du quartier. Cependant, comme le rappelait Ridouane Chahid, alors bourgmestre faisant fonction, la Région en réclamait alors 2,9 millions d’euros : trop cher pour la commune, d’autant plus qu’à ce montant « il fallait encore rajouter les frais de dépollution des sols, la rénovation du bâtiment… ».

La caserne a finalement été vendue par la Région au plus offrant sur la plateforme Biddit (mise à prix à 2,425 millions) et c’est le promoteur privé Equilis qui a remporté la mise. Le schéma reste assez classique : laisser se dégrader un bien public pendant des années d’abandon (entre la désaffectation en 2014 et la vente en 2021) pour pouvoir mieux justifier sa démolition intégrale quelques années plus t**d.

❌🏘️ Une réponse insuffisante au manque structurel de logements abordables

Le projet prévoit de raser le bâtiment de trois niveaux et de construire un immeuble comprenant 69 appartements et des espaces pour professions libérales. Sur le plan social, il y a un déséquilibre : l’immeuble comportera 54 appartements commercialisés sur le marché libre (78 % du projet), hors de prix pour la grande majorité des ménages bruxellois. Seuls 15 logements (à peine environ 25 % du total) seraient confiés à une Agence Immobilière Sociale (AIS). Autrement dit, le site, autrefois 100 % public, n’accueillerait qu’un quart de fonctions « à finalité sociale », et ce pour un temps limité.

Si le système des AIS permet de mettre à disposition des logements à loyers modérés, il n’offre pas la même pérennité que de véritables logements sociaux : les logements mis en location par les AIS restent des propriétés privées et peuvent retourner sur le marché au bout de quelques années. Dans ce cas-ci, la convention entre Equilis et l’AIS Hector Denis (renseignée comme « en cours de signature » dans le dossier de demande de permis) prévoit une durée de 20 ans. Cette solution reste donc temporaire et ne constitue pas réellement une charge pour le promoteur puisqu’il aura la garantie de percevoir des revenus locatifs sur ces 15 logements confiés à l’AIS : un beau filet de sécurité en cas de mévente du reste des logements.

⚖️ Un cadre réglementaire ne remplace pas la maîtrise foncière

Le quota de 25 % de logements « à finalité sociale » est une imposition du Plan d’Aménagement Directeur (PAD) Défense, lancé en 2019 et adopté en 2023, au sein duquel se situe le projet d’Equilis. Le PAD stipule que « les projets de construction, extension ou changement de destination de plus de 3.500 m² de superficie de plancher de logements comportent au moins 25% de logements publics ».

Face à la pénurie structurelle de logements abordables, imposer de tels quotas, à tous les « gros » projets immobiliers privés, est une nécessité (voir notre analyse « Bientôt 25 % de logements "sociaux" dans tous les grands projets immobiliers privés ? Gare à l’écart entre l’annonce et réalité… »). Mais dans le cas de ventes de terrains/bâtiments publics, ces quotas ne sont qu’une maigre compensation de la perte de maîtrise publique. Seule cette maîtrise publique permet d’offrir la garantie d’une destination pérenne à 100 % publique.

📈 L’impératif de rentabilité nuit aussi aux qualités paysagères et urbanistiques

Outre le manque d’ambition sociale, l’impératif de rentabilité engendre aussi un manque de qualité urbanistique. Ainsi, la Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS) a-t-elle rendu un avis défavorable, dénonçant un impact patrimonial négatif direct, une dégradation des perspectives visuelles vers et depuis le site classé du cimetière de Bruxelles. Le Maître Architecte (BMA) a lui aussi rendu un avis défavorable, en indiquant que « le projet densifie de près de 30 % par rapport au permis initial sans contrepartie qualitative et ne répond pas au niveau d'ambition spatiale, paysagère et environnementale qu'appelait ce contexte ». En d’autres termes, l’impératif de rentabilité conduit non seulement à mettre sur le marché des logements chers mais aussi à maximiser les superficies, et donc les gabarits des constructions (hauteur, emprise), ce qui produit un type d’urbanisation souvent en décalage avec le tissu bâti existant.

❗ Conclusion : à foncier public, fonction publique !

Un bien public ne devrait jamais faire l’objet de projets visant la maximisation financière, qui plus est en recourant à la démolition-reconstruction plutôt qu’en privilégiant la réutilisation adaptative et la rénovation des structures existantes, bien moins dommageables pour l’environnement.

À Bruxelles, les terrains publics, qu'ils soient non-bâtis ou qu'ils accueillent des bâtiments à réhabiliter, se font rares. Or, de nombreuses fonctions financièrement peu ou pas intéressantes pour les promoteurs privés, mais indispensables à la ville et à ses habitants, ont besoin d'espaces pour se développer : logements abordables, espaces verts, équipements collectifs (crèches, écoles...).

Il est donc indispensable de maintenir du foncier public, sans impératif de rentabilité, pour accueillir ces fonctions, et donc de ne pas le céder, même en partie, au privé. : l’urgence sociale demande la création de logements réellement sociaux répondant aux besoins des Bruxellois.

📅🚶 Dim. 27|09, 14h : Le quartier Nord, la démolition pour la spéculation 🏢 Infos et résas ➡️ https://www.arau.org/fr/vis...
23/09/2026

📅🚶 Dim. 27|09, 14h : Le quartier Nord, la démolition pour la spéculation 🏢 Infos et résas ➡️ https://www.arau.org/fr/visites/le-quartier-nord-la-renovation-pour-la-speculation/

Ancien quartier commerçant et industriel prospère, le quartier Nord sera bien malmené au cours du 20e siècle : les travaux de la Jonction Nord-Midi, puis la construction du viaduc sur le boulevard d’Anvers l'isolent du reste de la ville et entrainent l'exode des habitants. Mais c'est surtout le Plan Manhattan, un projet de centre d'affaires à l'américaine qui sonne le glas pour le quartier, en entrainant la démolition complète de centaines d'hectares.

Aujourd’hui, les tours du centre d’affaire « Manhattan » prennent de l’âge, la question de leur rénovation lourde fait ressurgir les tensions qui traversent le quartier. Malgré l’échec cuisant de ce modèle de « ville verticale », les promoteurs privés, avec l’aval des pouvoirs publics, persistent à projeter des nouvelles tours.

Mais il existe une autre voie ! En juin dernier, l’ARAU dévoilait les plans de son contre-projet pour une nouvelle place publique devant la gare du Nord. L’objectif : proposer une alternative au projet NOR (qui prévoit 4 nouvelles tours en remplacement de l’ancien CCN), avec un véritable parvis de gare, une réanimation de l’espace public, la plantation de 400 arbres, une revalorisation de l’accessibilité des transports en commun, et une mise en beauté et en lumière de la gare du Nord ! Plans, étude historique et rétroactes➡️ https://www.arau.org/fr/cp_gare-du-nord_20260612/

📌 L’ARAU vous propose un parcours original remettant en perspective l’histoire urbanistique de ce quartier afin de mieux en comprendre les enjeux. L'occasion également de présenter ce contre-projet au public ! Infos et résas ➡️ https://www.arau.org/fr/visites/le-quartier-nord-la-renovation-pour-la-speculation/

✊ Soutenir les combats de l'ARAU en devenant membre de l'association https://www.arau.org/fr/rejoindre-arau/
📧 Abonnez-vous à nos newsletters pour ne rien manquer de nos prises de positions https://www.arau.org/fr/inscription-newsletters/

Adresse

Rue Du Midi 165
Brussels
1000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Vendredi 09:00 - 17:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Arau Asbl publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager