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Bpost : après les facteurs, les bureaux de poste dans le viseur des fossoyeurs du service public !Depuis des années, les...
08/10/2026

Bpost : après les facteurs, les bureaux de poste dans le viseur des fossoyeurs du service public !
Depuis des années, les gouvernements successifs étranglent progressivement bpost. Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie. Le gouvernement fédéral envisage de supprimer la garantie d'au moins un bureau de poste par commune et annonce une réduction de 50 millions d'euros des financements publics d'ici 2027.
Ne nous racontons pas d'histoires : derrière les discours sur la "modernisation" et la "rationalisation", ce sont des fermetures massives qui se préparent. Certaines estimations évoquent jusqu'à près d'un bureau sur trois menacé de disparition.
Une fois de plus, ce seront les citoyens qui paieront la facture : les personnes âgées, les habitants des zones rurales, les personnes moins mobiles, les petits commerçants et toutes celles et ceux qui ont encore besoin d'un service postal de proximité.
Un constat d'abandon politique
Depuis des années, nous dénonçons la même logique : moins de personnel, moins de bureaux, moins de services et toujours plus de pression sur les travailleurs.
À chaque réforme, on nous promet une amélioration du service. À chaque économie imposée, la réalité est exactement l'inverse : les files s'allongent, les tournées deviennent intenables, les conditions de travail se dégradent et les citoyens voient disparaître un peu plus de leur service public.
Aujourd'hui, le gouvernement franchit un nouveau cap. Il renonce à garantir une présence postale dans chaque commune. C'est un aveu terrible : celui d'un pouvoir politique qui abandonne les territoires, les citoyens et les travailleurs au nom de la seule logique comptable.
Les destructeurs du pays à l'œuvre
Pendant que certains parlent d'efficacité, ils organisent en réalité le démantèlement méthodique des services publics qui garantissent encore l'égalité entre les citoyens.
Ils affaiblissent La Poste, ils fragilisent le rail, ils attaquent les pensions, ils réduisent les investissements publics. Ce sont les mêmes recettes appliquées partout : moins d'État, moins de solidarité, moins de services.
Et demain, lorsque les citoyens devront parcourir des kilomètres pour accéder à un bureau de poste, les mêmes responsables viendront expliquer qu'il n'y a plus assez d'usagers pour maintenir les services qu'ils auront eux-mêmes détruits.
Le 9 et le 12 : faisons entendre notre colère !
Face à cette attaque inacceptable, nous devons répondre collectivement.
📢 Le 9, dans la rue pour la manifestation.
📢 Le 12, en grève pour défendre nos emplois, nos bureaux et le service public postal.
Chaque bureau fermé est un service de moins pour la population.
Chaque emploi supprimé est une attaque contre les travailleurs.
Chaque euro retiré à bpost rapproche notre pays d'un modèle où seuls les profits comptent encore.
Nous refusons cette vision.
Nous voulons une Poste forte, accessible, présente dans chaque territoire et capable de répondre aux besoins de toute la population.
Ensemble, résistons !
L'histoire nous enseigne une chose : lorsque les gouvernements créent le chaos social par leurs politiques d'austérité et de destruction des droits collectifs, ils finissent toujours par provoquer la résistance de celles et ceux qui refusent de se résigner.
"Quand l'injustice devient la règle, la résistance devient un devoir. Et lorsque le chaos est semé par les puissants, c'est souvent le peuple qui écrit la révolution."
Thierry Tasset
Secrétaire général CGSP Poste

Depuis des années, les gouvernements successifs étranglent progressivement bpost. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. Le gouvernement fédéral envisage de supprimer la garantie d’au moins un bureau de poste par commune et annonce une réduction de 50 millions d’euros des financem...

Pourquoi je serai dans la rue le 9 octobre et en grève le 12 octobreLe 9 octobre, je manifesterai à Bruxelles.Le 12 octo...
30/09/2026

Pourquoi je serai dans la rue le 9 octobre et en grève le 12 octobre
Le 9 octobre, je manifesterai à Bruxelles.
Le 12 octobre, je serai en grève avec les travailleuses et les travailleurs des services publics.
Je ne le fais ni par habitude, ni par facilité, ni par posture idéologique.
Je le fais parce qu'à un moment de l'histoire sociale d'un pays, le silence devient une forme de renoncement.
Depuis des mois, nous assistons à une remise en cause méthodique de ce qui constitue pourtant le socle du modèle social belge : le respect du travail, le pouvoir d'achat, les services publics, le droit de grève, la qualité de l'emploi et la solidarité entre citoyens.
Le gouvernement cherche aujourd'hui à faire payer aux travailleurs, aux pensionnés, aux allocataires sociaux et aux services publics le prix de ses choix budgétaires. Pourtant, les milliards qui manquent ne se trouvent pas dans les poches des factrices et des facteurs, des guichetiers, des agents administratifs, des infirmières, des cheminots, des enseignants ou des pompiers. Ils ne se trouvent pas chez celles et ceux qui se lèvent chaque matin pour faire fonctionner ce pays. Comme le rappelle la mobilisation syndicale du 9 octobre, il existe d'autres richesses à solliciter : celles des grandes fortunes, des revenus du capital, des multinationales et des bénéfices exceptionnels.
Comme syndicaliste de la CGSP Poste, je ne peux rester indifférent face aux attaques répétées contre les travailleurs de bpost.
Nous connaissons déjà trop bien les conséquences des politiques d'austérité et de rentabilité à tout prix. Derrière les tableaux Excel et les discours technocratiques se cachent des réalités humaines : des tournées toujours plus lourdes, une pression permanente sur les effectifs, une intensification du travail, une perte de sens du service public et des collègues qui rentrent chez eux épuisés.
Le courrier n'est pas qu'un produit à distribuer. Il est un lien social.
Le facteur n'est pas un coût à réduire. Il est un acteur essentiel de la cohésion sociale.
Le service public n'est pas une dépense inutile. Il est le patrimoine collectif de celles et ceux qui n'ont souvent que lui pour garantir l'égalité de traitement.
Lorsque l'on fragilise les services publics, ce sont toujours les citoyens les plus vulnérables qui en paient le prix.
Le 9 octobre, nous manifesterons contre les nouvelles mesures d'austérité, contre les menaces qui pèsent sur l'indexation automatique des salaires, contre les hausses de TVA qui toucheraient directement le pouvoir d'achat, contre l'augmentation de la flexibilité imposée et contre la dégradation des conditions de travail. Nous dirons clairement : pas touche à notre pouvoir d'achat, pas touche à l'index, pas touche à nos droits sociaux.
Le 12 octobre, la grève des services publics portera un message tout aussi fondamental : nous refusons le démantèlement progressif de l'emploi public, nous refusons la remise en cause du statut qui garantit l'indépendance des agents et la continuité du service aux citoyens, nous refusons les restrictions au droit de grève et les nouvelles cures d'austérité qui affaibliraient encore davantage les services rendus à la population.
Cette bataille dépasse largement le seul cadre syndical.
Elle concerne chaque famille qui voit son pouvoir d'achat reculer.
Chaque pensionné qui s'inquiète pour son avenir.
Chaque jeune qui espère trouver un emploi digne.
Chaque citoyen qui attend un service public accessible, efficace et humain.
Manifester et faire grève ne sont jamais des objectifs en soi. Ce sont des moyens démocratiques lorsque le dialogue ne suffit plus. Ce sont des actes de responsabilité collective lorsqu'il devient nécessaire de défendre des conquêtes sociales obtenues par des générations de travailleuses et de travailleurs avant nous.
Je participerai donc à ces deux journées avec conviction, détermination et fierté.
Parce que défendre les travailleurs de bpost, c'est défendre la qualité du service rendu à la population.
Parce que défendre les services publics, c'est défendre l'intérêt général.
Parce que défendre le droit de grève, c'est défendre la démocratie sociale.
Parce que lorsque l'on s'attaque à la solidarité, nous avons le devoir de nous lever ensemble.
Le 9 octobre dans les rues de Bruxelles.
Le 12 octobre en grève.
Pour nos droits, pour nos emplois, pour nos services publics, pour notre avenir.
"L'histoire sociale n'a jamais été écrite par ceux qui se résignent. Chaque avancée a été conquise par des femmes et des hommes qui ont osé se lever, s'unir et lutter. La combativité syndicale n'est pas un choix idéologique : c'est la condition indispensable du progrès social." — Thierry Tasset, CGSP Poste.

Pourquoi je serai dans la rue le 9 octobre et en grève le 12 octobreLe 9 octobre, je manifesterai à Bruxelles.Le 12 octobre, je serai en grève avec les travailleuses et les travailleurs des services publics.

24/09/2026
24/09/2026

Aujourd'hui, en comité fédéral à Louvain, la CGSP a pris une décision qui ne se prend jamais à la légère : appeler à la grève le 12 octobre.
14 milliards d'économies encore à trouver dans le budget fédéral. Une TVA qu'on veut augmenter. Une indexation automatique des salaires qu'on veut à nouveau attaquer. À chaque fois, ce sont les mêmes qui trinquent : les travailleurs des services publics.
La CGSP ne veut pas et n'acceptera pas qu'on touche à l'indexation automatique des salaires.
Le budget n'est pas un acte technique. C'est un choix de société. Et sur ce choix, la CGSP et les travailleurs des services publics ont leur mot à dire.
Le 12 octobre, la CGSP sera en grève.

24/09/2026
Notre ancien secrétaire régional de Mons.Toutes nos sincères condoléances à sa famille.
27/08/2026

Notre ancien secrétaire régional de Mons.
Toutes nos sincères condoléances à sa famille.

Communiqué CGSP Poste - Réaction de Thierry TassetLa direction de Bnode tente une nouvelle fois de faire porter aux trav...
10/08/2026

Communiqué CGSP Poste - Réaction de Thierry Tasset

La direction de Bnode tente une nouvelle fois de faire porter aux travailleurs la responsabilité de résultats qui sont avant tout le reflet de choix stratégiques et d'évolutions structurelles du marché.

À lire la communication interne de Chris Peeters, on pourrait croire que les difficultés financières de l'entreprise trouvent principalement leur origine dans la grève d'avril. Pourtant, les chiffres présentés démontrent surtout une réalité que la CGSP dénonce depuis longtemps : la baisse du courrier se poursuit, les volumes colis sont sous pression et la transformation engagée par la direction ne produit toujours pas les résultats suffisants pour compenser le recul des activités historiques.

Les travailleurs ont exercé un droit fondamental pour défendre leurs conditions de travail et l'avenir de leur entreprise. Faire aujourd'hui de la grève l'explication principale de la révision des objectifs financiers relève d'une lecture pour le moins sélective de la situation.

Ce qui interpelle davantage encore, c'est le décalage entre le discours de la direction et la réalité du terrain. D'un côté, on nous parle d'ambitions de croissance, de conquête de nouveaux marchés, de transformation vers un modèle logistique moderne et de développement des activités du futur. De l'autre, on annonce la poursuite de la diminution des effectifs et l'on impose aux équipes des réorganisations permanentes.

À la CGSP Poste, nous le répétons : on ne construit pas l'avenir d'une entreprise en affaiblissant continuellement ses ressources humaines. Chaque départ non remplacé signifie davantage de charge de travail pour les collègues, davantage de pression opérationnelle, davantage de risques pour la qualité du service et pour la santé du personnel.

La direction remercie aujourd'hui les travailleurs pour les efforts consentis afin de récupérer les volumes et de restaurer la confiance des clients. C'est la moindre des choses. Mais les travailleurs attendent désormais autre chose que des remerciements : ils attendent des garanties sur l'emploi, sur les conditions de travail et sur les moyens qui seront réellement mis en œuvre pour assurer l'avenir de bpost.

La CGSP Poste restera particulièrement vigilante dans les prochains mois. Les travailleurs ne peuvent pas être la variable d'ajustement permanente d'une stratégie dont ils ne sont pas responsables.
Si Bpost et Bnode ont encore un avenir, c'est grâce à l'engagement quotidien de milliers de travailleurs. Il est temps que cet engagement soit reconnu autrement que par des suppressions d'emplois déguisées sous le terme d'attrition naturelle.

Thierry Tasset
Secrétaire général
CGSP Poste

La direction de Bnode tente une nouvelle fois de faire porter aux travailleurs la responsabilité de résultats qui sont avant tout le reflet de choix stratégiques et d’évolutions structurelles du marché.

17/07/2026

Entretien Le Soir Alexandre Noppe

« Il faudra fermer 5 % des bureaux de poste si l’on ne veut pas casser la machine »

La ministre affirme avoir mis sur la table une proposition avec plus d’économies que demandé.Pierre-Yves Thienpont.
Après le refus de la première version de son plan d’économies pour bpost, la ministre de tutelle exprime son ras-le-bol au « Soir ». Elle ne mettra pas le dossier à l’agenda du kern de ce vendredi.

Jeudi après-midi, en urgence, la ministre Vanessa Matz (Les Engagés) propose au Soir un entretien pour s’exprimer sur les nombreuses fuites parues dans la presse depuis le début de la semaine concernant les économies chez bpost.
Face à des attaques politiques qu’elle juge très dures sur sa gestion du dossier, elle souhaite donner sa vision. Et l’exprime déjà clairement, elle reprendra son bâton de pèlerin dès le mois d’août, car des économies chez bpost sont nécessaires pour ne pas « casser la machine publique ».
Que s’est-il passé au kern de vendredi dernier, lorsque vous avez présenté votre plan concernant le futur de bpost, qui comprend des économies ?
Dans le cadre du contrat de gestion à conclure pour le 1 er janvier 2027, on sait qu’il sera demandé à la poste d’opérer des réductions de budget, de 50 millions d’euros en 2027, et pareil en 2028 et 2029, soit 150 millions sur trois ans. Cela fait un an qu’on est à table avec bpost. Et il y a plus d’un mois, j’ai dit au Premier ministre que l’on était prêt à passer en kern, pour présenter ces mesures. On m’avait fixé le mois de juin, mais c’est donc le 10 juillet que j’ai pu présenter ce plan pour la première fois. Et j’ai alors mis sur la table une proposition qui est à environ 200 millions d’euros d’économie sur cinq ans, plus que demandé, et qui tient compte des missions de service public et du maillage de bpost sur le territoire.
Qu’avez-vous mis sur la table concrètement ?
Il faut savoir que le commerce des colis, dès lors qu’il n’a pas lieu entre particuliers, figure en dehors du contrat de gestion et relève de l’entreprise privée, de ce qui ne doit pas être financé par l’Etat. C’est très important pour la suite. Je propose donc que tous les « points poste », qui font plus de 80 % de colis, on peut les supprimer, et qu’ils restent des points de colis, mais plus financés par le fédéral, pour essayer de respecter au mieux l’argent public. Et sur les suppressions de bureaux de poste, je dis qu’il faut qu’il y ait au moins un bureau par commune. On prend des critères objectifs, où l’on tient compte également du partenariat avec BNP Paribas Fortis pour les services bancaires. Et en appliquant ces critères pour voir quels bureaux pourraient être écartés, on constate une densité plus importante en Flandre, ce qui suscite au kern un émoi très important.
Parce que vous alliez fermer plus de bureaux en Flandre ?
Peut-être que ça n’arrange pas les uns et les autres, je l’entends, mais lorsque la Vivaldi propose la fermeture d’une vingtaine de points d’arrêt de la SNCB, sur base de critères objectifs, c’est la Wallonie qui ramasse. On ne peut pas vouloir des critères objectifs d’une part, et dire d’autre part dès que ça concerne la Flandre, qu’il y a de l’amateurisme, de l’incompétence, etc.
Donc cette première version du plan est refusée. Vous avez réagi comment cette semaine ?
Nous avons repris notre bâton de pèlerin, et avons reformulé des scénarios. Nous avons fait tourner les modèles, aussi avec le critère du nombre de contacts quotidiens dans le bureau de poste. Mais toujours dans une limite qui ne casse pas la machine du service public, et sans plan social. On parle de la suppression de 5 % du réseau, donc une trentaine de bureaux à travers le pays. En prévoyant toujours une alternative de poste à cinq kilomètres. Avec ce deuxième plan, on arrivait à un maillage sur le territoire beaucoup plus équilibré des deux côtés de la frontière linguistique. On a proposé aussi de passer à plus 85 % de colis pour la suppression de points poste. Mais en réunions intercabinets, ce jeudi, certains veulent qu’on supprime zéro bureau de poste, d’autres que l’on en supprime 200, on fait comment pour réconcilier ça ? Je n’agenderai donc pas le sujet au kern ce vendredi.
On avance comment alors ?
De toute façon, pour ne pas casser la machine publique, il faudra fermer 5 % des bureaux. Et donc je reprendrai mon bâton de pèlerin dès la mi-août, pour des réunions avec mes partenaires du kern.

05/06/2026

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