05/06/2026
Le décret-programme a donc été adopté jeudi par la majorité MR-Les Engagés à la grande colère des enseignant·es, des élèves et des étudiant·es.
Si personne ne nie que les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont sous tension, cette adoption est honteuse sur le plan social et démocratique.
Sur le plan démocratique, on a vu :
Un passage en force de la majorité au détriment des règles parlementaires.
Une absence totale de dialogue de la part de la ministre de l’Enseignement.
Une répression violente des manifestations menées par le personnel enseignant mais aussi par leurs élèves, mineur·es par définition.
Sur le plan social, au-delà du sort peu enviable des enseignant·es, ce décret-programme renforce les risques de précarité d’une partie de la population :
La suppression de la septième dans l'enseignement qualifiant stigmatise et dénigre les élèves les moins favorisé·es.
Le frein sur la gratuité scolaire marque le retour de frais directs à la charge des parents, pénalisant les ménages les plus précarisés
La suppression pure et simple des repas scolaires gratuits, indispensable pour les élèves les plus défavorisé·es.
La fin de la gratuité des académies pour les moins de 12 ans
L’augmentation du minerval dans l’enseignement supérieur de 835 € à 1194 € va encore considérablement augmenter la précarité étudiante et aboutir à voir des étudiants s'épuiser dans un job étudiant plutôt qu’à étudier.
Si une réforme est nécessaire sur le plan financier et sans doute éducatif, celle-ci montre une nouvelle fois le mépris de la droite pour l’enseignement et pour tous ceux et celles qui assument un rôle social de premier plan dans la société et pour tous ceux et celles qui éprouvent de plus en plus de mal à vivre dignement devant les attaques sociales à répétition de la part des différents gouvernements du pays.
Au centre d'une vive contestation sociale depuis plusieurs mois, le plan prévoit notamment une augmentation de 10% de la...