17/08/2026
[CEUTA] Loin de constituer un échec politique, les morts aux frontières, les renvois sommaires et les violations répétées des droits fondamentaux observés aux frontières de l’Europe sont devenus des caractéristiques structurelles d’un système dans lequel la migration est avant tout perçue comme une menace pour la sécurité plutôt que comme une réalité humaine. Le coût humain n’est pas fortuit : il est intrinsèque à un modèle qui privilégie l’exclusion plutôt que la protection, et la dissuasion plutôt que la solidarité.
Tant que la mobilité restera largement inaccessible, les personnes continueront de risquer leur vie à la recherche de sécurité, de dignité et d’opportunités. Aucun degré de militarisation des frontières ne peut éliminer la migration ; ces politiques ne peuvent que la rendre plus dangereuse. Une approche fondamentalement différente est donc nécessaire - une approche qui place les droits humains, l’égalité, la responsabilité internationale et la liberté de circulation au cœur des politiques migratoires.
"Ceuta ou la consécration des politiques migratoires racistes et sécuritaires", une analyse de Migreurop à retrouver sur leur site ➡️
Contrairement aux discours qui ont majoritairement circulé dans les médias ces dernières semaines, les événements survenus à Ceuta à partir du 30 juillet 2026 ne doivent pas être considérés comme une…