19/06/2026
À la veille de la Journée mondiale des réfugiés, l’ADDE, membre du CIRE, exprime sa profonde inquiétude face à l’exclusion du CIRE des auditions parlementaires sur le projet de loi relatif aux visites domiciliaires.
En écartant le CIRE, c’est également la voix, l’expertise et l’expérience de terrain de ses 32 organisations membres, dont l’ADDE, que la majorité a choisi de ne pas entendre.
Cette décision constitue un précédent particulièrement préoccupant. Dans un État démocratique, le débat parlementaire doit pouvoir s’appuyer sur l’ensemble des expertises, y compris celles qui portent un regard critique sur les politiques envisagées. Exclure une fédération associative en raison de sa position sur un projet de loi fragilise la qualité du débat démocratique et envoie un signal très inquiétant à l’ensemble de la société civile.
Alors que le Conseil d’État, Myria et de nombreuses associations ont soulevé des questions importantes quant à la portée et aux conséquences de ce projet de loi, empêcher l’audition du CIRE ne fait pas disparaître ces préoccupations.
Au contraire, cela renforce la nécessité de les entendre.
À la veille de la Journée mondiale consacrée à la protection des personnes réfugiées, nous appelons à la vigilance face à la censure des voix associatives qui défendent les droits fondamentaux et contribuent au débat public.
Une démocratie forte ne craint pas la contradiction : elle l’écoute.