Haren Observatory

Haren Observatory Bienvenue.

Haren Observatory a été créé par le Comité de Haren, l’asbl Respire, des riverains et des militants réunis pour dénoncer le projet toxique de construction de mégaprison à Bruxelles-Haren.

16/08/2026

Cigognes au-dessus du Keelbeek, cherchant une halte dans leur migration.

Il y a la mégaprison de béton, cette absurdité malsaine qu'il est urgent de fermer.
Le Keelbeek coule toujours (pas cet été, c'est la sécheresse, les industrie du béton et de l'argent s'appliquant avec soin à détruire le climat et les sols vivants) et il alimente la friche qui se trouve juste de l'autre côté de la frontière linguistique. Il semblerait que cet espace aussi soit menacé par un projet débile, mais il faudra voir ce qu'il devient.

En attendant, les cigognes peuvent encore s'y poser et s'y reposer, et quand ce n'est pas la sécheresse créée par l'industrie du béton et de l'argent, elles s'y abreuvent.

Hier, notre envoyée spéciale les a vues en vol.
Au-dessus de ce qui immanquablement redeviendra le Keelbeek .

Quand la stupidité criminelle des constructeurs de prisons, de leurs amis banquiers et politiciens aura été usée par le temps, qui est inexorable.

En attendant, il y a toujours le vol des cigognes.

12/08/2026

« En 1974, Oswald Baudot, substitut du procureur de Marseille, adresse aux jeunes magistrats qui entrent en fonction une « harangue » qui va faire date.

Écoutez ce texte (re)lu ici, qui pourrait bien inspirer à Bruxelles aussi en 2026 :

Une détenue s'évade de la mégaprison de Haren.🧐 Cet incident révèle un dysfonctionnement profond qu'explique clairement ...
06/08/2026

Une détenue s'évade de la mégaprison de Haren.

🧐 Cet incident révèle un dysfonctionnement profond qu'explique clairement un délégué CSC (1):

✍️ "Pour surveiller un détenu hospitalisé, il faut deux agents par équipe : deux le matin, deux l’après-midi et deux le soir. Cela représente six agents mobilisés par jour pour une seule personne. "Si un détenu reste une semaine à l’hôpital, cela représente 42 journées de travail", analyse Yasin Sarikaya, "cette situation n’est donc plus tenable".

"Actuellement, nous comptons 1434 détenus pour une capacité de 1190 places. Il y a environ un mois, dix détenus étaient hospitalisés simultanément. Cela représente près de 60 agents pénitentiaires mobilisés pour assurer leur surveillance. Nous n’avons tout simplement pas cette capacité, alors que nous manquons déjà d’effectifs dans les établissements pénitentiaires", complète le délégué CSC.

Et le délégué d’enchaîner sur un autre impact : la sécurité. "Aujourd’hui, notre seul moyen de défense est un BIC. Si des malfaiteurs tentaient de faire évader un détenu, nous n’aurions pas les moyens de riposter. C’est extrêmement problématique. La DAB, elle, a été créée pour ce type de mission. Ses agents disposent d’un équipement adapté : gilet pare-balles, spray de défense et d’autres moyens que nous n’avons pas."

Certaines sources nous assurent que si un détenu est jugé dangereux, la police accompagne. "C’est faux", rétorque Didier Bruelheid. "Cela fait des mois, des années même que ces discussions ont lieu. Il faut que la DAB fasse ce pour quoi elle a été créée, elle doit assurer ses missions. C’est dangereux. Et regardez, quand il se passe quelque chose, comme l’évasion de cette détenue, on crie aux loups. Mais le problème est là."

👉 La situation est mauvaise, et la mégaprison les aggrave systématiquement.

Soulignons cependant deux autres éléments cruciaux:
1️⃣ si la détenue qui s'est évadée est toxicomane, elle avait besoin de soins. L'addiction est une maladie (3) (4), il n'y a aucune raison valable que cette maladie conduise les gens en prison. Sa place était donc ailleurs, dans un établissement qui dispense des soins et de l'aide,
2️⃣ cette détenue ne présentait pas de danger selon les gardiens. Même chose: elle n'avait rien à faire en prison. La prison ne devrait être utilisée qu'en dernier recours pour les personnes qu'il est nécessaire d'éloigner de la société parce qu'ils présentent un danger (pas forcément définitif).

⚠️ Enfermer des gens malades et inoffensifs, ce n'est pas seulement, bête, pas seulement malsain, pas seulement contreproductif, pas seulement ruineux, c'est aussi dangereux. Pour elles et pour eux, mais aussi pour les gardiens, comme le démontre bien le délégué de la CSC.

➡️ Et la seule solution pour arrêter d'enfermer des gens qui n'ont rien à faire en prison, c'est de fermer des prisons. Parce que sinon, on les remplit.

🤔 Comment faire?
👉 En condamnant les personnes qui ne sont pas dangereuses à autre chose que de la prison.
👉 Et, évidemment, en n'enfermant pas les personnes qui ont en fait besoin de soins.

(1)
https://www.rtbf.be/article/detenue-evadee-d-un-hopital-aujourd-hui-notre-seul-moyen-de-defense-c-est-un-bic-11766758
(2)
https://www.7sur7.be/faits-divers/une-detenue-de-la-prison-de-haren-profite-dune-visite-medicale-pour-sevader~a6623efb/
(3)
https://www.youtube.com/watch?v=0AiswnkGqP4
(4)
https://www.youtube.com/watch?v=82Z3eqLCLko

https://www.rtbf.be/article/detenue-evadee-d-un-hopital-aujourd-hui-notre-seul-moyen-de-defense-c-est-un-bic-11766758

Ce mardi après-midi, une détenue de 28 ans, emprisonnée pour des faits de droits communs s’est évadée de...

Suite à notre dernier post, une quinzaine d'individus ont posté des commentaires racistes et bas de plafond (c'est synon...
04/08/2026

Suite à notre dernier post, une quinzaine d'individus ont posté des commentaires racistes et bas de plafond (c'est synonyme).

Soulignons à l'adresse de ces personnes que le fascisme, le racisme, l'extrême droite, c'est ce que l'humanité fait de pire. Ce type de croyance ne rend pas fort, mais faible. Ça n'élève pas, ça abaisse. Et c'est d'une bêtise abrutissante.

Les commentaires d'extrême droite, fascistes, racistes ne sont pas bienvenus sur cette page. Celles et ceux qui continuent à en produire seront donc bloqué.e.s tout simplement.

Pour le reste, la discussion est ouverte.
L'enfermement de masse est une politique mise en avant par l'extrême droite et la droite radicalisée, et soutenue en pratique par la gauche.
L'exemple le plus frappant dont nous disposons en Belgique est la mégaprison de Haren, qui est un échec depuis la première heure. Porté et promue par toute la droite (du VB au CDV en Flandre et du MR aux Engagés en FWB) et autorisé par le PS à Bruxelles.

L'enfermement de masse est un désastre qui favorise la récidive, désocialise les détenus, rend le travail des gardiens très difficile, engendre une quantité incroyable de souffrance inutile, ne favorise pas la justice, insécurise la société, et coûte une véritable fortune.

Il est possible d'en sortir puisque c'est le résultat de choix politiques, et il faut le faire.

Dans la vidéo ci-dessous, de nombreuses raisons supplémentaires de s'y atteler.
Merci au contributeur qui nous a indiqué ce lien.

Dans le monde pénitentiaire, la surpopulation carcérale est un mal ...

Synthèse du désastre carcéral, le CDV, ici par la voix de la ministre de la justice Annelies Verlinden explique:- que la...
03/08/2026

Synthèse du désastre carcéral, le CDV, ici par la voix de la ministre de la justice Annelies Verlinden explique:
- que la prison n'est pas la solution à la surpopulation,
- que lorsqu'on construit plus de prison, on les remplit,
- et que donc elle va créer 1300 cellules supplémentaires.

1300 problèmes de plus. Pas les détenu.e.s, les cellules.

On s'attend à un soutien de la CGSPPP et du PPPTB, parce que ça créée de l'emPPPloi.
Et des PPProblèmes, aussi.

"La construction de nouvelles prisons ne représente pas une solution structurelle face à la question de la surpopulation, souligne par ailleurs Mme Verlinden. “Nous disposons aujourd’hui de plus de places en prison que jamais auparavant. Or, la surpopulation carcérale atteint également des sommets. Il y a donc clairement un ‘effet d’extension du filet [carcéral, ndlr]‘. Je suis convaincue que si nous construisions six nouvelles prisons demain, elles seraient déjà pleines après-demain”, estime la ministre."

https://www.7sur7.be/belgique/le-gouvernement-veut-creer-1-300-places-de-prison-supplementaires~ac5a925c/

L'infinie litanie des dysfonctionnements de la mégaprison, prévus dès son origine.Cette fois:- un gardien risque de perd...
22/07/2026

L'infinie litanie des dysfonctionnements de la mégaprison, prévus dès son origine.
Cette fois:
- un gardien risque de perdre l'usage de sa main après une électrocution (qui est responsable de ce dispositif?),
- de grandes quantités de drogues retrouvées dans une cellule (par où est-elle arrivée?) et une agression consécutive,
- des agressions entre détenus à l'arme blanche (pourquoi?)

La mégaprison est l’œuvre conjointe de tous les partis politiques belges, avec le soutien de la CGSP. Seul le parti Défi s'est opposé à ce scandale d'Etat à l'époque, sans toutefois aller jusqu'à demander une commission d'enquête sur l'octroi du marché, ni à faire barrage à la délivrance des permis à au niveau Bruxellois.
Tous les autres partis ont soit activement poussé ce désastre prévu dès l'origine, soit pactisé avec ses promoteurs.

C'est un désastre qui a déjà coûté plusieurs vies, qui en coutera d'autres, qui génère des tensions hallucinantes, des violences institutionnelles et humaines, qui crée massivement de la désaffiliation sociale, etc. Et c'est un projet qui a aussi détruit le Keelbeek.

Il faut trouver les moyens de poursuivre en justice les auteurs de ce crime.

https://www.7sur7.be/belgique/de-nouveaux-incidents-remettent-en-cause-la-securite-a-la-prison-de-haren~ae879309/

La ministre de la justice emprisonnée applique donc le service minimum dans les prisons surpeuplées, et prévoit un recou...
21/07/2026

La ministre de la justice emprisonnée applique donc le service minimum dans les prisons surpeuplées, et prévoit un recours accru à la privatisation du gardiennage. (1)
La fuite en avant continue. Elle était actée dès que l'Etat a commencé à favoriser les prisons en Partenariat-Public-Privé, qui coûtent plus cher pour des "services" de moindre qualité.
La privatisation de cette fonction de la Justice est un immense problème.

Problème qui en double un autre: la CGSPPP, qui a soutenu systématiquement les prisons PPP, se dit trahie par cette décision, qui est pourtant le corollaire prévu et évident de la PPPisation du parc carcéral.
Le second problème se trouve donc là: l'une des principales forces syndicale accompagne activement ce mouvement, soutien la semi-privatisation du parc carcéral pour ensuite déplorer l'extension de sa privatisation, mais après s'être privé de toute crédibilité sur le sujet.

Ce second problème se triple d'un troisième: les partis politiques soutiennent cette dérive qui pose des problèmes toujours plus graves. Ainsi le PTB a pris position en avril 2026 contre la privatisation des prisons (2), ce texte ressort ces derniers jours à l'occasion de la décision de la ministre de la justice emprisonnée.
Le PTB crie au danger, mais lequel?
Le PTB regrette:
- "Le métier perd en attractivité, les recrutements peinent, et les cadres — déjà insuffisants au regard de la population carcérale actuelle — ne sont jamais complets."
- "Face à cela, la réponse du gouvernement tient en un accord social arraché par les syndicats en décembre dernier : 23 millions d’euros d’ici 2028 pour revaloriser la fonction."
- "Rappelons également qu’il n’y a eu aucune revalorisation depuis 2009."
- "Ce manque de personnel n’est pas une fatalité. C’est le résultat d’un choix : laisser se dégrader les conditions de travail jusqu’à ce que le métier ne soit plus attractif, puis utiliser cette pénurie comme justification pour ouvrir la porte au privé."
- "Ce qui était présenté comme une modernisation du service public apparaît aujourd’hui pour ce que c’était réellement : une première étape vers la privatisation. La création de fonctions dites de « surveillance froide » ouvre la porte à leur externalisation."
- "L’entrée du privé dans les prisons coûtera très cher à la société ans résoudre les problèmes de fond : ni la surpopulation, ni le manque de personnel, ni les tensions au sein des établissements."
- "Aujourd’hui, le gouvernement a choisi son camp. D’un côté, 11 millions d’euros en quatre ans pour une trentaine de postes privés. De l’autre, à peine 23 millions pour améliorer les conditions de travail de plus de 7 000 travailleurs.
Le message est clair : on préfère financer le privé plutôt que de renforcer le service public."

Et le PTB propose:
- "Pour le PTB, la solution est claire. Il faut investir dans le personnel pénitentiaire, améliorer les conditions de travail, rendre le métier à nouveau attractif. Il faut des recrutements massifs, une meilleure reconnaissance, et des moyens à la hauteur des besoins."

Donc, il n'y a aucune remise en question de l'enfermement de masse. Bien au contraire, le PTB demande un engagement massif de gardiens.

Il est démontré de manière limpide, à la fois dans la littérature et par les faits, que l'enfermement de masse est un échec, y compris sécuritaire. C'est la logique du désastre carcéral. Visiblement pour le PTB, ce n'est pas gênant, tant que ça fait de l'emploi public. Ce parti soutient le désastre carcéral, mais public.

On notera cependant qu'il n'a jamais cherché à tracer les flux financiers qui sont aspirés des budgets de la Justice par les prisons PPP, et transférés vers des lieux inconnus par les consortium privés qui exploitent ces prisons, grâce aux gardiens que le PTB entend représenter au Parlement.

La boucle est bouclée.
Il y avait la CGSPPP.
On découvre le PPPTB.

(1)
https://www.rtbf.be/article/prisons-un-service-minimum-instaure-des-les-24-premieres-heures-de-greve-11760676

(2)
https://www.ptb.be/actualites/privatisation-dans-nos-prisons-attention-danger

Dans nos prisons, la situation est catastrophique et cela s’empire de jour en jour. Surpopulation chronique, détenus contraints de dormir au sol, tensions permanentes, personnel épuisé… Le constat est connu depuis des années. Mais au lieu de s’attaquer à ces problèmes à la racine, le go...

Que dire.A part qu'il faut fermer de nombreuses prisons.Force et courage à celles et ceux qui sont exposés à des tempéra...
24/06/2026

Que dire.
A part qu'il faut fermer de nombreuses prisons.
Force et courage à celles et ceux qui sont exposés à des températures insupportables en prison.

L’administration pénitentiaire a constaté lundi que les 13.617 détenus des prisons belges sont directement confrontés aux fortes chaleurs, la situation devenant toujours plus intenable.

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Keelbeek-Haren
Brussels

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