Centre des Archives du communisme en Belgique - carcob

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Centre des Archives du communisme en Belgique - carcob Mais aussi une riche documentation historique sur les mouvements pacifistes, de solidarité internationale et de lutte contre le colonialisme et l’apartheid.

Le CArCoB est un centre d'archives privées conservant et mettant à disposition du public des documents ayant trait à l'histoire du communisme, du pacifisme, de la solidarité internationale et de lutte contre le colonialisme et l'apartheid en Belgique. Le CArCoB est un centre d’archives privées, reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui rassemble et met à la disposition du public des collections comprenant archives, livres et brochures, photos, affiches, périodiques et films se rapportant à l’histoire du mouvement ouvrier en Belgique, principalement le Parti communiste et les diverses organisations qui y furent liées. En collaboration avec son homologue flamand, le Dacob, le CArCoB gère les archives émanant du Parti communiste de Belgique (1921-1989). Il est le dépositaire des copies des documents relatifs à la Belgique, conservés dans les archives de l’Internationale communiste à Moscou (RGASPI) de même que de nombreuses archives personnelles de ses militants et sympathisants. La bibliothèque recèle quelques milliers de titres de périodiques édités par ses organisations. Elle détient également des milliers de précieuses brochures émanant de toutes les organisations ouvrières de Belgique, la totalité des publications du PCB et de la JCB et de très nombreuses éditions des partis communistes dans le monde. Ses collections d’affiches et de photos offrent un panorama des luttes menées par le PCB, la Jeunesse communiste, le mouvement de la paix, les associations culturelles et sociales. L’ensemble de ces collections est répertorié dans le catalogue en ligne (uDesk - https://www.udesk-carcob.eu//ucat/main/fre). Une aide à la consultation et des outils de travail "papier" sont disponibles dans la salle de lecture et auprès des archivistes.

Depuis le 15 octobre, le projet "Habiter les vestiges" de Léa Brami est exposé à Kult XL, dans le cadre de l'exposition ...
19/10/2026

Depuis le 15 octobre, le projet "Habiter les vestiges" de Léa Brami est exposé à Kult XL, dans le cadre de l'exposition "Alluvions".

"Habiter les vestiges est un projet de réparation et de mémoire. Face à la surpropagation des récits dominants, comment se souvenir des histoires autres ? De ces histoires de luttes dont on nous parle peu ? Parcourue par l’importance de se souvenir face à l’oblitération et l’amnésie, Léa Brami propose de fabriquer une installation afin de célébrer douze histoires de luttes belges du XXe siècle.

En détournant des objets communément associés à la mémoire et à l’identité, Léa fabriquera des artefacts mémoriels fictifs dans l’intention de questionner l’omniprésence matérielle de l’histoire dominante, remettre en circulation les récits trouvés et montrer qu’il existe bel et bien une histoire des désobéissant·es."(https://artsetpublics.be/parcours/habiter-les-vestiges-lea-brami/)

Une visite contée de l'installation par l'artiste est organisée de 14h à 15h30 du 24 octobre au samedi 7 novembre.

Si cette visite vous intéresse, vous y trouverez la trace du CArCoB : une pièce rend hommage à Rita Guidon, une photo aux Mamas Belgas (dont Adela Korn), une veste à une femme solidaire des mineurs en grèves à Morlanwelz en 1959 (inspirée d'une photo conservée par le centre) et d'autres choses encore.

Pour plus d'infos : https://www.visit.brussels/fr/visiteurs/agenda/event-detail.Alluvions.5700026220

Il y a 90 ans, le 11 octobre 1936, Joseph Jacquemotte décédait dans le train qui le ramenait à Bruxelles après avoir pas...
13/10/2026

Il y a 90 ans, le 11 octobre 1936, Joseph Jacquemotte décédait dans le train qui le ramenait à Bruxelles après avoir passé la journée à Seraing pour préparer l'édition de la Voix du Peuple.
La Voix du Peuple, quotidien venait quelques jours avant, de remplacer le Drapeau Rouge hebdomadaire. Toujours organe du PCB, elle se voulait un journal populaire avec des pages sportives et ménagères.
Elle était rédigée dans l'esprit du Front populaire et de la lutte antifasciste.
Cette mort subite, mettait fin à la vie d'un grand militant. D'abord syndicaliste révolutionnaire il était devenu cofondateur du Parti communiste de Belgique.
Comme Julien Lahaut après lui, il était entré au Parlement, porté par sa popularité de lutteur.

Le CArCoB a le plaisir d'annoncer l’ouverture au public de l’exposition "Kurt Peiser et les Marolles" au Musée de la Vil...
07/10/2026

Le CArCoB a le plaisir d'annoncer l’ouverture au public de l’exposition "Kurt Peiser et les Marolles" au Musée de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi, Grand-Place de Bruxelles, dès le mardi 13 octobre 2026.

Fresque unique de la vie quotidienne du peuple de ce quartier emblématique de la capitale, l'exposition met à l'honneur l'œuvre poignante et engagée du peintre et graveur Kurt Peiser (1887-1962). Sa production artistique illustre avec une justesse rare la vie quotidienne du peuple des Marolles entre 1916 et 1949.
Profondément attaché à ce quartier, Peiser s’impose comme le témoin privilégié de sa réalité sociale durant près d'un demi-siècle. À travers une sélection de pastels, de gravures, d’une huile et de documents, "Kurt Peiser et les Marolles" brosse le portrait des habitants, capture l'animation des ruelles et l’humanité vibrante qui caractérisent ce morceau d'histoire bruxelloise.

À l'occasion de cet événement, Buch Edition propose à la vente durant l'exposition le livre de référence largement illustré : « Marolles - Kurt Peiser », prolongement idéal à la visite (Edition trilingue français, néerlandais, anglais, 144 pages, couverture cartonnée, tirage limité à 300 exemplaires, 45 euros).

Informations pratiques :

-Lieu : Musée de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi, Grand-Place, 1000 Bruxelles
-Ouverture : du mardi 13 octobre 2026 au dimanche 3/1 2027 inclus
-Horaires : Du mardi au dimanche, de 10 h 00 à 17 h 00 - Fermeture le lundi et les 1/11, 11/11, 25/12
et le 1/1 2027
-Tarifs : Le ticket d’entrée au Musée donne accès à l’exposition

https://www.brusselsmuseums.be/fr/agenda/kurt-peiser-et-les-marolles

"Les rues de Liège, 1956-1996. Balade à deux temps" de George Yu. Il y a trente ans, ce film sortait en salle. Vendu ens...
18/09/2026

"Les rues de Liège, 1956-1996. Balade à deux temps" de George Yu.

Il y a trente ans, ce film sortait en salle. Vendu ensuite en DVD, il connut une large diffusion à la RTBF, sur TV5 Monde et en Chine (CCTV).

Il constitue encore une source essentielle pour appréhender l’évolution urbanistique, économique et sociologique de Liège.

Ce qui est moins évident, ce sont les allusions discrètement glissées en 1956, par le réalisateur, militant communiste. On voit deux ouvriers se rendre au travail. Il s’agit de René Beelen, alors vice-président du PCB et de Marcel Baiwir, faisant de la figuration. Un petit garçon dit au revoir à son père, c’est Serge Beelen devant leur maison familiale de la rue Lacroix.

Place des Ca***s, aujourd’hui remaniée, la caméra s’att**de sur la librairie Romain Roland, tenue par Bela Maier pour le compte de la fédération liégeoise du PCB. Quatre an plus t**d, Patrice Lumumba y sera reçu. Une affiche annonce un meeting avec Jeannette Vermeersch, dirigeante du PCF et épouse de Maurice Thorez.
Le chaulage « libérer Garcet » concerne un objecteur de conscience incarcéré pour refus du service militaire. Aujourd’hui, la tour qu’il a construite de ses mains pour célébrer la paix est une curiosité touristique d’Eyben-Emael.

Le film est actuellement accessible sur Youtube gratuitement : https://www.youtube.com/watch?v=Tbs_v_I-H6o

Il est également consultable au CArCoB, au sein du fonds Yu, dont un inventaire a été dressé récemment.

Pour plus d'infos sur le film, consultez notamment : http://www.georgesyu.be/rues-de-liege.html

Jules Pirlot (Historien et président du CArCoB)

1993. Au hasard d'un déménagement, resurgit « Les Rues de Liège », ...

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du prix 2026 du CArCoB, renommé "Prix José Gotovitch" en hommage à n...
11/09/2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du prix 2026 du CArCoB, renommé "Prix José Gotovitch" en hommage à notre ancien directeur, historien de référence de l'histoire du Parti communiste de Belgique (PCB). Ce prix, d'une valeur de 1000€, vise à récompenser deux contributions scientifiques originales à la connaissance historique des mouvements communistes en Belgique, qui permettront de mettre en valeur les archives du CArCoB.

Ce prix sera attribué à un travail de fin d'études (niveau Master), ainsi qu'à un travail réalisé par tout autre chercheur, artiste, réalisateur, sous forme écrite, publiée ou non, ainsi qu'audiovisuelle. Les travaux présentés doivent avoir été réalisés dans les cinq ans précédant leur dépôt. Il est possible de présenter une seconde fois un travail qui n'aurait pas été couronné lors de sa première candidature.

Le dépôt des travaux est fixé au 15 octobre de cette année et sera attribué le 15 décembre qui suit.

Pour plus d'informations sur le prix et les conditions de participation, consultez le règlement du prix dans la rubrique "Infos pratiques" en vous rendant sur notre site web (https://carcob.eu/contact-et-infos-pratiques/prix-jose-gotovitch/).

Hommage à Jacques Lacomblez (1934-2026)Le décès de Jacques Lacomblez, survenu à Bruxelles le 27 juin 2026, marque la dis...
03/09/2026

Hommage à Jacques Lacomblez (1934-2026)

Le décès de Jacques Lacomblez, survenu à Bruxelles le 27 juin 2026, marque la disparition d'une figure majeure du surréalisme belge. Peintre, dessinateur et poète, Lacomblez a développé, durant plus de sept décennies, une œuvre dont l'ampleur et la singularité traversent aussi bien les arts plastiques que la poésie et l'édition.

Son parcours s'inscrit dans l'histoire du surréalisme belge et international, mais également dans un contexte intellectuel et politique qui mérite d'être rappelé. Dans sa jeunesse, Jacques Lacomblez fréquente notamment les artistes Henri Heerbrant et Guillaume Vanden Borre, tous deux ancrés à l'extrême-gauche. Lacomblez lui-même fut durablement marqué par une pensée critique qui trouve des expressions dans son œuvre. En août 1956, alors âgé de 22 ans, Lacomblez "enrage contre un système" qui a entraîné la mort de 262 mineurs au Bois du Cazier. Il décide de peindre "Stèle pour un jour de mémoire". La peinture témoigne de la manière dont un événement historique et social pouvait trouver, chez Lacomblez, une traduction picturale qui ne relevait pas du simple discours ou de l'illustration, mais d'une véritable élaboration poétique et plastique.

La question de la mémoire et de l'hommage traverse d'ailleurs plusieurs moments de son œuvre. En 1984, il peint "Tombeau", en hommage à son ami Guillaume Vanden Borre, tandis que "Tombeau d'Asraël" (1976) constitue un autre jalon de cette réflexion sur la disparition, la mémoire et la survivance des êtres dans l'image. Exposé récemment au CAP de Mons pour l'exposition "Regards pluriels" à laquelle a contribué le CArCoB, le triptyque "Hommage aux victimes de Franco" rappelait encore la persistance, dans son œuvre, d'une attention aux violences et aux tragédies collectives que charrient la société.

Mais réduire Jacques Lacomblez à une quelconque « peinture engagée » serait méconnaître la complexité de son parcours. Sa relation au surréalisme, ses rencontres avec René Magritte, Édouard Jaguer et André Breton, son activité d'éditeur et de poète, ainsi que ses nombreuses références à la musique, à la littérature, à la philosophie et à la psychanalyse, dessinent une œuvre profondément plurielle.

À travers cet hommage, nous souhaitons rappeler combien l'œuvre de Jacques Lacomblez constitue un témoignage essentiel de l'histoire artistique et intellectuelle belge du XXe siècle. Son travail invite à être exploré, documenté, transmis et conservé.

Illustration : "Stèle pour un jour de mémoire", 1956.

"𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬" : 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝟗𝟎 𝐚𝐧𝐬, 𝐥𝐚 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥𝐞Le 17 juillet 1936, l'armée espagnole se soulève sous le ...
19/08/2026

"𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬" : 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝟗𝟎 𝐚𝐧𝐬, 𝐥𝐚 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐜𝐢𝐯𝐢𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥𝐞

Le 17 juillet 1936, l'armée espagnole se soulève sous le commandement de Franco afin d'abattre la République espagnole et écraser sous la dictature les classes populaires. Ce putsch déclenche une tempête révolutionnaire dans toute l'Espagne.

À Barcelone et dans sa région, face à l’insurrection militaire et au refus du gouvernement de Front populaire de distribuer des a***s aux travailleurs, ceux-ci s’organisent et prennent les a***s. Ils parviennent à vaincre les militaires insurgés et à exercer un contrôle sur une grande partie de la ville. À Madrid, comme dans de nombreuses autres villes et villages, des populations mobilisées résistent, rallient parfois certains soldats à leur cause et prennent en charge une partie de l’organisation de la vie quotidienne.

Dans ce contexte apparaissent des comités de défense, des milices, des comités d’entreprise, d’approvisionnement ou encore de village. Trois ans de guerre civile s'ouvrent alors.

🌍 Un conflit qui dépasse les frontières

Le conflit espagnol suscite rapidement une mobilisation internationale exceptionnelle. Des hommes et des femmes venus de nombreux pays gagnent l'Espagne pour rejoindre les milices ou, à partir d'octobre 1936, les brigades internationales qui viennent de se constituer. D’autres s’engagent dans les hôpitaux militaires (les "mamás belgas" à Onteniente, par exemple) ou organisent la solidarité avec les populations civiles.

Le conflit provoque aussi l’exil et le déplacement de populations, notamment celui des niños de la guerra, ces enfants espagnols évacués vers différents pays pour les mettre à l’abri des violences de la guerre. En Belgique, ils seront plus de 5000 à être accueillis dans des familles.

📜Dans nos collections

Notre centre conserve de nombreuses ressources permettant d’appréhender cette histoire, principalement à travers sa dimension politique, mais aussi à travers les engagements individuels et la solidarité qu'elle a suscités :

• des ouvrages publiés pendant le conflit ou dans les décennies qui ont suivi (dont le livre "In Spaanse loopgraven : België en de Spaanse Burgeroorlog (1936-1939) publié dernièrement par Vincent Scheltiens et Sven Tuytens) ;
• des brochures et des périodiques publiés notamment par le PCB, les trotskistes, les bordiguistes ou les anarchistes ;
• des archives relatives aux Brigades internationales et aux volontaires partis combattre en Espagne (celles-ci ont été méthodiquement dépouillées et ont alimentées la base de données qui se trouve au Cegesoma, ainsi que le site "brigadistas from Belgium" de l'Amsab-Instituut voor Sociale Geschiedenis ;
• des documents de la commission de contrôle politique du PCB concernant les militants ayant décidé de rejoindre l’Espagne ou ceux ayant accueillis un/des niños ;
• des documents de l’Internationale communiste (IC), particulièrement ceux qui concernent les brigadistes belges, mais aussi des documents du PCB et du Secours rouge international (SRI) ;
• plusieurs fonds personnels, notamment ceux d'Adhémar Hennaut, Joseph Thonet, Judith Rachel Van Mieghem, Albert De Coninck, Marguerite Franklemon et José Gotovitch ;
• des collections photographiques témoignant des manifestations et campagnes de solidarité en Belgique, des collectes organisées en faveur de la République espagnole, mais aussi de l’engagement de combattants belges.

Illustrations :

-Retour d'Espagne de volontaires des Brigades internationales. Bruxelles, Gare du Midi, Photo WARO, 19/11/1938 (Cote : PHO 0514)
-Campagne de solidarité pour l'Espagne, 1938 (Cote : PHO 0510)
-« Camarades Alostois qui sont allés aider comme volontaires leurs frères espagnols dans la bataille contre le fascisme mondial », groupe de brigadistes alostois, [1936] (Cote : PHO 0517)

19/05/2026
Petit rappel : 📕Le livre intitulé "Les artistes belges et le communisme. Magritte, Masereel et les autres..." vient de s...
07/05/2026

Petit rappel : 📕Le livre intitulé "Les artistes belges et le communisme. Magritte, Masereel et les autres..." vient de sortir aux éditions de l'ULB, en marge de l'expo "Regards pluriels. L'art belge et l'utopie communiste au XXème siècle" présentée du 11 avril au 16 août 2026 au Musée des Beaux-Arts de Mons.
Ce petit livre, coordonnée par Paul Aron et Anne Morelli, a été publié avec le soutien de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’Université libre de Bruxelles (ULB).

Il apporte, sous ce titre, bien des surprises :
❓Saviez-vous que Magritte a été membre du Parti communiste belge?
❓Que la reine Elisabeth a honoré de sa présence une exposition artistique en soutien de la presse communiste ?
❓Que les artistes communistes ont développé en Belgique des styles et sujets souvent fort éloignés de l'art officiel préconisé en Union soviétique? Un article de notre archiviste, François Belot, traite notamment de cette question.
Le volume vient d'être présenté à l'occasion de la Foire du Livre. Il est disponible dans toutes les bonnes librairies (18 euros).

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"L'histoire de l’art n’ignore pas les orientations idéologiques des peintres lorsqu’elles sont visibles, évidentes dans la peinture.
Mais qu’en est-il de manifestations plus discrètes ? Est-ce que la recherche d’une luminosité, d’une vibration, d’un rapprochement inattendu de deux coulées d’encre ne peut également manifester l’exercice de la liberté ou les qualités de « bon ouvrier » d’un peintre qui s’efforce de vivre son art comme un refus de l’aliénation capitaliste ?

La question se complexifie dès lors qu’on envisage des cas particuliers. Si Masereel est sans doute le peintre belge le plus souvent rapproché du monde communiste, s’il a été invité en URSS, il n’a toutefois jamais été membre du parti. À l’inverse, Magritte a adhéré à trois reprises à un parti dont il s’est toujours méfié lorsque celui-ci se mêlait de questions d’art. Invité à participer à une exposition d’artistes régionaux, il explique que « les groupements d’artistes, parce qu’ils sont wallons ou parce qu’ils seraient, par exemple, végétariens, ne m’intéressent en aucune façon, quoique les artistes végétariens auraient une petite supériorité sur les artistes wallons : un comique appréciable ». Il récuse ainsi les liens et les classements qu’on lui impose, comme d’ailleurs il a toujours résisté à être qualifié de « peintre surréaliste ». Est-ce l’artiste lui-même qui peut choisir les catégories qu’on lui applique ? Ou est-il assigné à une tendance, à une école, à une origine ?

Les dix contributions qui composent cet ouvrage collectif tentent d’étudier le groupe hétérogène des artistes communistes en relevant les fils ténus qui, malgré les apparences, les relient."

https://www.editions-ulb.be/fr/book/?gcoi=74530100614230

Adresse

Rue De La Caserne 33
Brussels
1000

Heures d'ouverture

Lundi 09:30 - 17:00
Mardi 09:30 - 17:00
Mercredi 09:30 - 17:00
Jeudi 09:30 - 17:00
Vendredi 09:30 - 17:00

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