22/09/2026
*J'AURAIS PU ETRE SEMIRA*
* J'AURAIS PU ETRE K.B. Albertine, arrêtée à Cultureghem ASBL la semaine dernière et emprisonée au centre fermé de Holsbeek*
En Belgique, la politique migratoire ne se limite pas à des lois, des procédures administratives ou des décisions concernant le séjour. Elle produit aussi des conséquences lourdes très concrètes sur la vie des personnes sans titre de séjour. Derrière les dossiers, les convocations, les contrôles, les répressions & violences policières, les expulsions et les refus de séjour, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles et des histoires humaines.
Vivre sans titre de séjour pendant plusieurs années signifie vivre dans l'incertitude permanente. Ne pas savoir si l'on pourra rester, travailler légalement, se loger correctement ou retrouver sa famille crée une situation d'attente qui peut devenir extrêmement lourde. La personne est réduite à son statut administratif : « sans-papiers ». Pourtant, avant d'être une situation administrative, il s'agit d'une personne avec une histoire, des compétences, des relations, des projets et des droits fondamentaux.
La répétition des refus, l'absence de perspectives, les contrôles, la peur de l'expulsion et la séparation familiale provoquent un profond sentiment d'abandon, de discrimination et d'injustice. Une personne peut avoir l'impression que ses efforts, son travail et sa contribution à la société ne sont jamais reconnus.
Une politique migratoire devrait pouvoir organiser les migrations tout en respectant la dignité et les droits fondamentaux. Or, lorsque la personne devient uniquement un dossier, un numéro ou une procédure à clôturer, le risque est de perdre de vue l'être humain qui se trouve derrière la décision administrative.
Quelle société voulons-nous construire lorsque des personnes vivent parmi nous pendant des années dans la peur d'etre priver de leur liberté à tout moment , sans pouvoir obtenir une situation stable, malgré leur intégration, leurs relations sociales, leur engagement et leur contribution à la société ?
Les personnes sans papiers ne sont pas des problèmes administratifs, mais des solutions aux équations de la société. Elles demandent d'être reconnues comme des êtres humains.
Parce qu'une politique migratoire ne devrait jamais avoir pour conséquence de sacrifier des vies humaines au nom de la gestion des frontières.
*UNE SEULE SOLTION : LA REGULARISATION*
SEMIRA: NI OUBLI , NI PARDON