31/12/2025
« J’ai fait un rêve. » J'ai vu une Tunisie enfin pacifiée, une terre où la prospérité ne s'arrête pas aux faubourgs de la capitale mais irrigue chaque grain de sable du Sahara et chaque colline du Nord. J'ai vu un pays où nos enfants ne scrutent plus l'horizon de la Méditerranée avec l'espoir douloureux de fuir, mais où ils bâtissent leur bonheur ici, chez eux. J'ai vu un peuple qui ne cherche plus la dignité dans l'exil, mais dans la reconstruction d'une nation fière, moderne et ouverte sur le monde. Ce rêve n'est pas une utopie ; c'est une trajectoire géopolitique concrète qui exige de briser les chaînes du passé pour embrasser un pragmatisme audacieux.
Mes chers compatriotes, fervents patriotes,
À l’aube de cette nouvelle année 2026, mon vœu le plus cher est le salut de notre patrie. La Tunisie est à la croisée des chemins : nous devons impérativement la sauver de la banqueroute, mais aussi l’extirper du poison de la haine et de la polarisation qui nous divise.
Le peuple tunisien mérite infiniment mieux que ce qu’il endure aujourd'hui. Il est inacceptable qu'un peuple au génie millénaire soit réduit à subir l'humiliation des pénuries, le fléau du chômage de masse et les plaies d'une pollution qui étouffe nos cités. Choisissons enfin l’utile sur l'idéologie stérile. Le redressement de notre économie ne doit plus être une promesse de campagne, mais notre seule et unique boussole.
Notre vision est celle d'une Tunisie audacieuse et compétitive. Nous avons des talents qui brillent partout dans le monde ; il est temps de créer les conditions pour qu'ils bâtissent ici, chez eux. Nous appelons à une révolution économique fondée sur l'innovation, la transition énergétique et la libération des initiatives.
Ayons une pensée particulière pour nos régions, comme à Gabès, où l'environnement et la santé de nos concitoyens ont été trop longtemps sacrifiés sur l'autel de la négligence. La justice environnementale est le socle de la dignité. Cessons de détourner les richesses régionales ; consacrons-les enfin au développement prioritaire de ceux qui les produisent et les protègent.
L'heure est à l'unité et à l'autonomie absolue. La Tunisie ne doit plus mendier son pain ni brader sa souveraineté à quiconque. Nous affirmons avec force que notre pays n'est pas à vendre et que sa sécurité ne peut être déléguée ou contraints : notre souveraineté ne sera jamais cédée aux intérêts algériens ni à aucune puissance étrangère. Nos choix économiques et sécuritaires seront géopolitiques et dans l’intérêt supérieur de la nation.
Comptons sur nos propres forces, sur notre génie créateur et sur une solidarité sans faille envers les plus vulnérables. Nous ne laisserons personne sur le bord du chemin.
Les solutions économiques pour créer de la richesse et des emplois décents pour tous les Tunisiens et Tunisiennes sont connues et à portée de main. Nous possédons les compétences nécessaires et les ressources propres qui nous permettent de mettre en œuvre ces solutions, afin d'arracher notre indépendance de nos propres mains. Nous n'avons plus à rester à la merci d'aucun pays, ni à attendre des "aides" qui nous condamnent à vivre éternellement dans la soumission et l'humiliation de la dépendance.
Nous devons choisir notre dignité, notre ambition et une solidarité réelle. Assez des slogans vides, et assez de cette rhétorique de "fraternité toxique" qui ne nous a apporté que de l'aliénation. Le moment est venu de nous serrer les coudes et de reconstruire notre pays, ensemble, et de revenir sur l’échiquier géopolitique mondial.
Que 2026 soit l’année de la souveraineté restaurée, de l'excellence économique et de la justice sociale. Faisons de cette année celle où la Tunisie cesse de subir pour recommencer à bâtir.
Vive la Tunisie, libre, prospère et fière !
Ghazi Ben Ahmed