08/07/2026
Déclaration des familles des prisonniers civils sahraouis – Groupe GDEIM EZIK
À l'occasion de la manifestation de protestation que nous avons organisée aujourd'hui devant le siège de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire marocaine à Rabat, au nom de nos fils détenus arbitrairement, nous déclarons ce qui suit :
Notre manifestation s'inscrit dans le cadre de la lutte légitime pour la récupération des droits humains fondamentaux qui nous sont spoliés, et en expression de notre solidarité inconditionnelle avec le prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari, qui poursuit une grève de la faim ouverte, entrant désormais dans son deuxième mois, face à une politique de famine forcée qui constitue un crime contre l'humanité, conformément au Statut de Rome et au système de la Cour pénale internationale.
Par cette déclaration, nous tenons les autorités marocaines pour pleinement responsables, sur les plans juridique et politique, de la vie de nos fils, et nous dénonçons ce qu'ils subissent, notamment :
· Une violation grave du droit international humanitaire, par leur détention sans fondement juridique équitable, et leur privation du droit à un procès équitable et de ses garanties prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
· Des pratiques constitutives de torture psychologique et physique, en contradiction avec la Convention contre la torture, notamment le refus de soins médicaux nécessaires et l'isolement cellulaire.
· Une impunité systématique, en l'absence de toute enquête indépendante sur leur situation, et le refus récurrent de les faire visiter par des instances humanitaires neutres.
Nous exprimons notre profonde indignation face au silence de la communauté internationale, alors que ces violations manifestes persistent, constituant une insulte aux principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme et aux résolutions des Nations Unies relatives à la question du Sahara occidental.
Nous exigeons :
1. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers civils sahraouis, y compris le prisonnier Naâma Asfari.
2. Une intervention urgente et effective du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, de l'Organisation mondiale de la santé et du Comité international de la Croix-Rouge, pour évaluer leur état de santé et garantir la survie des grévistes de la faim.
3. L'ouverture d'une enquête internationale indépendante sur toutes les violations des droits de l'homme commises contre les civils sahraouis dans les prisons marocaines.
En saluant les masses sahraouies conscientes, qui constituent la garantie réelle de la poursuite de ce combat pour les droits, nous affirmons que la résistance de nos fils prisonniers est une incarnation vivante de la volonté d'un peuple qui refuse l'humiliation, et que nos droits ne sont pas négociables, mais à reconquérir par la force du droit et de la lutte pacifique légitime.
Liberté pour les prisonniers, justice pour toutes les victimes, et victoire pour le droit sahraoui inébranlable.
Les familles des prisonniers civils sahraouis – Groupe GDEIM IZIK
Rabat, 08 juillet 2026