08/08/2026
Tous ces dossiers qui ont un air de famille, parce qu'ils relèvent de la même logique : celle du détournement de biens publics au profit de gestionnaires, souvent privés, toujours opaques, au détriment de l'intérêt collectif, de l'existant et des humains qui sont derrière...
Le Point Info Tourisme de VisitBrussels, sur la Grand Place, qui a fermé ses portes il y a un gros mois...
L'art de faire des "économies" au pire des endroits : le seul de Bruxelles à être officiellement classé au patrimoine de l'UNESCO.
Avec, bien sûr, des licenciements à la clé (37 personnes), alors que peu de temps après, on apprenait que depuis des années, des "influencers" avaient été payés (à hauteur de 260.000€ en cinq ans) pour poster des vidéos sur les réseaux sociaux.
On tremble à l'idée de ce qui sera installé à la place du Point Info : Un Waffle Temple ? Un énième food court ? Une discothèque ?
À moins que la Ville de Bruxelles ne songe à y mettre une vitrine de Brussels Major Events ou BME, l'organisme (très opaque et très déficitaire) qui gère tout ce que Bruxelles compte de gros événements (43 en 2024, près du double, soit 83 en 2025).
Ce ne serait pas surprenant, vu que c'est déjà BME qui a pris possession de l'Hôtel de Ville depuis le départ de l'activité politique vers Brucity (excepté quelques salles d'apparat, quand elles ne servent pas de décor à des shows ou à des évents VIP)...
Affaire à suivre, en tout cas.
Une de plus !
Tout comme le dossier de Notre Palais du Midi / Ons Zuidpaleis, évoqué par le petit ruban de la photo.
Car au fond, c'est la même logique qui est derrière : effacer toute trace de "la vie d'avant" dans les lieux publics et les transformer en écrins de luxe pour attrape-touristes, parfois gérés par des organismes publics mais opaques, le plus souvent par des sociétés privées, avec à la clé une bonne dose d'entre-soi, comme dans la Galerie Bortier, le Passage des Libraires ou encore ce qui se trame à la Centrale for contemporary art, où ces biens publics sont détournés au profit de privés et au mépris de l'intérêt collectif, des écosystèmes existants et des humains qui sont derrière.