12/05/2024
Il me semble que je n'aurai pas assez des jours qui me restent à vivre pour admirer les merveilles de la campagne bretonne et m'interroger sur l'incroyable intelligence créatrice de tant de beauté.
Dimanche, 8h15. J'allume le vieux poste de radio posé sur l'appui de fenêtre de la cuisine. C'est dimanche, pas France Culture, je vais tomber sur les émissions religieuses... France Inter : chansonnette répétitive. A éviter. Europe 1 : aïe, c'est l'ouverture du Festival de Cannes. Un envoyé spécial, gonflé de l'importance de sa mission, modelant sa voix pour la rendre plus précieuse -croit-il- s'ébaubit de la richesse de programmation dudit festival. Et de louer la puissance du film d'ouverture, et de nous tartiner de dithyrambes sur les participants futurs, sur les films qu'il n'a pas encore vus, sur... Bon. Cette diarrhée verbale me gâche le plaisir du petit déjeuner. France Culture, donc, puisque mon vieux poste de radio ne capte ni Radio Classique ni RTL. "Chrétiens d'Orient" : Reportage inspiré et inspirant sur le mont Athos et les dix siècles de spiritualité qu'il abrite. Aux protestants, ensuite, avec un témoignage sur les raisons d'être d'une aumônerie multi confessionnelle au sein du village olympique.
Je me méfie des religions, si propices à la manipulation des masses. Mais entre l'admiration pour le vernis mensonger du tapis rouge et l'étude des insondables mystères de la vie, mon cœur ne balance pas. Sur ce, je m'en vas arroser mes tomates