20/01/2026
🚨‼️🔴💥 🇷🇼LIVRE: Jean-Luc Habyarimana livre un témoignage à la fois intime, politique et historique, profondément marqué par la tragédie fondatrice de l’attentat du 6 avril 1994, qui a coûté la vie à son père. Il revient sur la nuit où tout a basculé, l’exil forcé, la perte irréparable, mais aussi sur la construction d’un engagement guidé par la vérité, la justice et la réconciliation.*
Loin de toute logique de vengeance, il se présente comme un homme de paix, en paix avec sa conscience, porteur d’une mémoire que le pouvoir rwandais cherche à effacer. Il insiste sur le droit au deuil, à la parole et à une histoire complète, refusant la confiscation mémorielle imposée depuis des décennies. Pour lui, aucune réconciliation durable n’est possible sans vérité, sans reconnaissance de toutes les victimes et sans justice équitable.
Jean-Luc Habyarimana défend l’idée qu’« un autre Rwanda est possible » :
• un Rwanda fondé sur l’État de droit ;
• une société réconciliée avec elle-même ;
• une démocratie pluraliste respectueuse de toutes ses composantes ;
• une politique qui replace l’humain, la dignité et la justice sociale au centre.
Il appelle à refonder le pays sur des bases justes et durables : rendre la terre aux paysans, sauver l’école, reconstruire les institutions, et rompre avec la gouvernance par la peur. Son message s’adresse aussi à la RDC, à laquelle il exprime solidarité et reconnaissance pour l’accueil des exilés rwandais, tout en plaidant pour une paix régionale fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des États.
L’interview est sans concession envers Paul Kagame, décrit comme le chef d’un système à bout de souffle, reposant sur :
• la peur ;
• la répression ;
• la manipulation de la mémoire du génocide ;
• l’élimination ou le silence imposé aux voix dissidentes.
Jean-Luc Habyarimana dénonce un apartheid mémoriel et politique, où une partie de la population est privée de droits fondamentaux, de reconnaissance et de parole. Le régime est accusé d’avoir bâti sa légitimité sur un mensonge historique, d’avoir instrumentalisé la tragédie pour verrouiller le pouvoir, et d’avoir étouffé toute opposition par la prison, l’exil ou la mort.
Sur le plan régional, Paul Kagame est présenté comme un facteur majeur de déstabilisation des Grands Lacs, menant des politiques d’ingérences militaires, de pillages et de violations répétées du droit international, notamment en République démocratique du Congo. Sa gouvernance est décrite comme autoritaire, prédatrice et dangereuse, tant pour le Rwanda que pour la région.
Après plus de trente ans au pouvoir, Kagame apparaît comme un dirigeant inquiet, conscient de sa perte de légitimité, gouvernant par la confrontation permanente plutôt que par le consensus démocratique.
👉 Cette interview est un appel fort à la vérité, à la justice et à un changement de cap historique pour le Rwanda et l’ensemble des Grands Lacs.