21/05/2026
À la mémoire de ma chère Naama
Le 21 mai reste une date que je redoute chaque année.
Deux ans déjà que tu nous as quittés, ma chère Naama… et pourtant, la douleur demeure intacte, profonde, présente, comme si le temps avait refusé d’apaiser l’absence.
Je me souviens encore de cet appel depuis Abidjan. Ta voix était fatiguée… tellement fatiguée. Solange et toutes nos amies là-bas ont pris soin de toi avec tant d’amour, de douceur et de tendresse. Mais toi, tu voulais rentrer…
Aujourd’hui, avec le recul et toute la douleur que je porte encore en moi, j’ai parfois le sentiment que tu voulais surtout retrouver ta Tunisie, cette terre que tu aimais profondément et qui t’aimait tout autant.
Je n’oublierai jamais non plus ce qu’Ahlem a fait pour préparer ton arrivée et t’offrir un accueil digne et chaleureux à l’aéroport.
Je n’oublierai jamais Hallouma, à mes côtés à trois heures du matin, dans cette attente lourde, silencieuse, irréelle. Ces instants resteront gravés en moi pour toujours. Et malgré les années, malgré tout ce que la vie continue d’imposer, je n’arrive toujours pas à accepter ton absence. Le vide que tu as laissé dans ma vie est immense.
Tu n’étais pas seulement une camarade.
Tu étais une compagne de route, une présence lumineuse, une amie rare.
Ta joie de vivre, ton énergie, ta présence festive, ta façon d’illuminer les espaces et de remplir nos moments de rires… tout cela me manque infiniment.
Il y a encore des matins où je me réveille avec l’impression que mon téléphone va sonner et que je vais entendre ta voix me dire :
« Libère-toi, je viens aujourd’hui. »
« Libère-toi, on a besoin de parler. »
« Libère-toi, on a beaucoup à faire. »
Et surtout cette phrase que je n’oublierai jamais :
« N’oublie pas, je dois prendre mon café dans le café où on est allées la dernière fois. »
Naama, tu resteras à jamais une partie de ma vie. Tu es une mémoire vivante dans le cœur de toutes celles et ceux qui ont eu la chance de te connaître et de partager un bout de chemin avec toi.
Cette année, les circonstances ne me permettent pas de déposer sur ta tombe les fleurs de lys que tu aimais tant. Mais je te le promets, mon amie, je le ferai très bientôt.
Et ne pense jamais que ce maudit 21 mai passe sans que toute la douleur revienne m’envahir.
Tu me manques chaque jour.
Tu me manques dans les détails, dans les habitudes, dans les silences, dans les cafés, dans les conversations inachevées.
Tu me manques infiniment.
Repose en paix, ma chère Naama.
Ton souvenir continue de vivre en nous, avec amour, avec douleur, mais surtout avec une immense tendresse.