03/07/2026
Chers collègues,
Le Conseil d'administration du 26 juin et le Comité social d'administration (CSA) du 25 juin ont confirmé, coup sur coup, l'ampleur des chantiers qui vont marquer la rentrée prochaine. Voici ce qu'il faut retenir pour nos collègues, à Tunis comme dans tout le réseau.
1) 458 postes supprimés en deux ans : "un véritable carnage".
Le chiffre est désormais connu et confirmé en CSA : 458 postes de détachés auront disparu en deux ans.
La FSU a qualifié cette situation de "carnage", résultat d'une gestion "au tableur", purement comptable, sans vision éducative ni stratégique.
Deux éléments à connaître pour comprendre l'impact réel :
- La double peine des établissements les moins attractifs. Les postes supprimés sont souvent ceux qui n'étaient déjà pas pourvus, dans des contextes difficiles (Bamako, Ouagadougou, Libreville sont cités en exemple). Résultat : ces établissements, déjà fragilisés, voient leurs perspectives de redressement encore réduites.
-La hausse des cotisations retraite (CAS pension) pousse certains établissements à demander eux-mêmes des suppressions par dizaines. Conséquence directe : les familles paient davantage de frais d'écolage tout en voyant diminuer le nombre de personnels titulaires devant leurs enfants.
- C’est aussi la stratégie adoptée par nos EGD en Tunisie, mis en difficulté aussi par la hausse des cotisations retraite : plus d’une vingtaine de fermetures de postes pour la rentrée 2026 !
Pour la FSU, la question de fond est simple : peut-on encore parler d'un opérateur public quand les suppressions de postes deviennent la norme ? Les postes de titulaires doivent être sanctuarisés, sous peine de remettre en cause l'identité même du réseau.
2) Établissements partenaires : un an de sursis que n'ont ni les EGD, ni les conventionnés.
Autre point tranchant du CA du 26 juin : l'administration a annoncé la suspension, uniquement pour les établissements partenaires, de l'augmentation de leur participation financière pourtant votée dès le 18 décembre dernier, au motif que "les concertations ne sont pas achevées".
Pour les EGD et les conventionnés, aucun report : les décisions du 18 décembre s'appliquent normalement.
La FSU a dénoncé cette rupture d'égalité entre catégories d'établissements et voté contre .
Sur les 155 établissements conventionnés, seuls 50 avaient signé l'avenant à leur convention au 26 juin, à quatre jours de la date limite imposée par l'Agence : 105 établissements risquent une dénonciation de leur convention pendant l'été , alors , le réseau AEFE perdrait des postes de détachés et de la cohérence d’ensemble, ce qui fragiliserait indirectement l’Agence et donc, à terme, la logique budgétaire qui pèse déjà sur les EGD comme le nôtre .
La FSU qualifie cette gestion d'irresponsable.
3) Avantage familial : un passage en force, sans concertation.
C'est le dossier le plus lourd de ce CSA. Suite à une décision du Conseil d'État imposant une équité de traitement entre catégories de personnels détachés, l'Agence a présenté un projet de réforme complet, sans aucune discussion préalable avec les organisations syndicales.
À retenir pour comprendre ce qui va changer :
- Dès septembre 2026 : les personnels encadrants et formateurs basculeront de la majoration familiale vers l'avantage familial. Ils perdront donc une partie de leur prestation par enfant.
- À partir de septembre 2027, l'avantage familial sera découpé en trois tranches d'âge, toutes à la baisse :
-0-3 ans: une indemnité représentant seulement 70 % du montant actuel (équivalent d'un coût moyen de crèche) soit une baisse de 30 % pour tout le monde.
- 3-18 ans: l'avantage familial ne sera plus versé que si l'enfant est scolarisé dans un établissement AEFE ou partenaire. Si ce n'est pas le cas, seul le supplément familial de traitement (SFT) sera versé, soit entre 77 et 117 euros par mois pour deux enfants selon l'échelon , une baisse très importante pour les collègues qui ne scolarisent pas leurs enfants dans le réseau.
- 18-20 ans révolus: une indemnité d'environ 3000 €/an, versée seulement jusqu'à 20 ans au lieu de 21 ans comme actuellement.
Autre point à ne pas perdre de vue : les prélèvements sociaux (CSG-CRDS) continueront à s'appliquer sur l'avantage familial, ce qui signifie que les collègues continueront d'y perdre par rapport au montant affiché. La revendication centrale de la FSU :la prise en charge réelle et intégrale des frais de scolarité des enfants des personnels ,reste toujours sans réponse.
La FSU a dénoncé un dossier "indigne de l'opérateur public", présenté à la veille des vacances d'été après trois ans où l'Agence avait laissé le sujet en jachère malgré les alertes répétées. Elle a voté contre à l'unanimité, et ce vote unanime des représentant·es des personnels oblige l'Agence à représenter cette mesure lors d'un nouveau CSA le 10 juillet prochain. Ce rendez-vous sera déterminant pour la suite.
4) Ce qu'il faut retenir avant l'été.
Trois chantiers, une même logique : des décisions budgétaires imposées sans réelle concertation, qui pèsent sur l'emploi, sur l'égalité entre établissements et sur la rémunération des personnels. La FSU continue de porter ces dossiers et sera présente au CSA du 10 juillet pour tenter d'obtenir des reculs sur l'avantage familial.
C'est le début des vacances, et chacun en a bien besoin. Mais la rentrée qui s'annonce sera loin d'être tranquille : les résultats du CSA du 10 juillet, la situation des établissements conventionnés non signataires, et l'application concrète de ces réformes pèseront sur nos conditions de travail dès septembre. La FSU-SNUipp restera mobilisée et vous tiendra informé·es dès que possible. D'ici là, prenez soin de vous et bonnes vacances à toutes et tous.
Retrouvez les comptes rendus complets du CA et du CSA sur le site de la FSU SNuipp HDF . Ci-dessous !
https://hdf.snuipp.fr/2026/06/25/csa-de-laefe-du-25-juin-2026/
Pour la FSU -Snuipp Tunisie ,
Louisa SH
CSA de l’AEFE du 25 juin 2026 25 juin 2026 Hors De France AEFE, CT/CSA 0 Comité Social d’Administration de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger Sortie d’instance : Sa durée record (12h) témoigne de l’intensité des débats et de l’incandescence des sujets.Nous no....